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Mardi 9 septembre 2014 : Sienne et San Giminiano

mardi 23 septembre 2014, par Yvette Prigent

Mardi 9 septembre 2014

Nous allons ce matin à la découverte de la ville de Sienne et de la tradition de son fameux palio et cet après-midi nous allons voir la petite ville de San Gimignano. Un beau programme.

La légende prétend que Sénius et Ascius, les fils de Remus, fondateur avec son frère Romulus de la ville de Rome, fuyant la colère de leur oncle, seraient à l’origine de la ville de Sienne (d’où l’emblème de la louve allaitante que l’on trouve en ville).
Florence, ennemie héréditaire ne cessa de la convoiter et après plusieurs siècles de lutte, elle fut définitivement soumise à sa rivale.

Notre visite commence par la basilique Saint Dominique, imposant édifice de briques rouges. Commencée en 1225, elle fut agrandie par la suite.
Cette basilique dominicaine est étroitement liée à la vie de Sainte Catherine.
Les photos sont interdites à l’intérieur de l’édifice.

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Catherine naquit à Sienne en 1347, avant dernière d’une famille de 25 enfants.
Contre l’avis de sa famille, elle endosse l’habit des clarisses à l’âge de seize ans. En 1373, à 26 ans elle commence une activité épistolaire, s’adressant aux puissants de ce monde et voyage pour défendre les intérêts pontificaux.
La mystique réussira à pacifier Sienne en réconciliant les grandes familles.

Elle réussit aussi à convaincre le pape Grégoire XI de quitter Avignon, en 1376, pour se réinstaller à Rome
Catherine meurt à Rome à l’âge de trente trois ans.
Elle a été faite Docteur de l’église en 1970 par le pape Paul VI, en même temps que Sainte Thérèse d’Avila. Elle fait partie des quatre femmes élevées à cette distinction parce qu’en 1997, Jean-Paul II a déclaré Docteur de l’église sainte Thérèse de Lisieux (1873 – 1897) et en 2012 Benoît XVI a fait de même pour sainte Hildegarde de Bingen.

A l’intérieur de la basilique, deux chapelles. L’une où sainte Catherine eut ses extases à l’âge de vingt ans et l’autre avec un tabernacle qui abrite la tête de la sainte.

Après cette visite, direction les rues du centre ville qui vont, par des ruelles étroites, nous conduire en un lieu mythique de Sienne : la piazza del Campo où se déroule, deux fois par an la célèbre course du Palio, moment unique pour les Siennois.

En attendant d’y arriver on peut apercevoir de loin la Torre del Mangia édifiée sur la piazza del Campo

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ainsi que le dôme et le campanile de la cathédrale.

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Sienne a gardé une organisation administrative datant de l’époque médiévale. La ville est divisée en dix-sept contrades (l’équivalent des quartiers). Chaque contrade se distingue par plusieurs symboles : une figure animale, des costumes et des couleurs. Dans les rues des drapeaux et des petites plaques nous renseignent sur le quartier que nous traversons.

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Sienne préserve son charme par la quasi-absence de voitures

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Après le dédale des petites rues, arrivée sur la place del Campo.

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Cette place est le théâtre deux fois par an, de la course du Palio qui se déroule le 2 juillet et le 16 août.

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Le palio est la bannière pour laquelle dix cavaliers galopent à cru autour du Campo. Cette compétition d’à peine 90 secondes est un moment de folie équestre que les Siennois attendent patiemment une année durant.
Les compétitions commencent une vingtaine de jours avant la course par le tirage au sort sur la place del Campo des dix contrades qui y participeront. Aux sept quartiers écartés l’année précédente, désignés d’office, s’ajoutent trois quartiers tirés au sort. La veille de la course le cheval et son jockey sont bénis dans un oratoire correspondant à sa contrade. « Va et reviens vainqueur », telle est la parole délivrée par le prêtre au cheval.

Le jour J, une messe est célébrée dans une chapelle de la place avec la bénédiction des étendards de chaque contrade. A l’heure de la course, les dix chevaux se rangent sur la ligne de départ. Les concurrents doivent faire trois fois le tour de la place et tous les coups sont permis. Un cheval sans cavalier peut être déclaré vainqueur s’il franchit le premier la ligne d’arrivée… ! La victoire acquise, le palio est rapporté jusqu’au quartier victorieux où la fête continue tard dans la nuit.

Revenons à cette place qui a la forme d’un hémicycle au plan incliné. Cette configuration l’a fait comparer à une coquille Saint Jacques. Au bas de la place la Torre del Mangia qui fait partie du palazzo publico

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Sur cette place la fontaine Gaïa et ses pigeons.

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Avant le déjeuner, direction la cathédrale.
Il fallut plus de deux siècles pour achever la construction de cet édifice (de 1150 à 1376).

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Sur la façade des tympans triangulaires avec des mosaïques qui retracent des événements de la vie de Marie.
La présentation de Marie au temple

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La nativité

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Le couronnement de la Vierge

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Une grande rosace illustrant la Cène, encadrée de quarante bustes représentant les quatre évangélistes et trente-six patriarches et prophètes.

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Pour une fois dans une église on commence par baisser la tête plutôt que de la lever, pour admirer l’exceptionnel pavement. C’est un ensemble de marqueterie de marbre, un projet décoratif qui s’est déroulé sur six siècles, du XIV° et XIX° siècle. Les panneaux originaux ont été remplacés au fur et à mesure de leur délabrement. L’un des exemples est celui de la louve siennoise. Cet ensemble est l’unique panneau à mosaïque survivant. Il en reste des fragments très abimés dans le musée de la cathédrale. Il remonterait à 1373 et celui que l’on voit ici date de 1864-1865.

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Il représente la louve siennoise allaitant les jumeaux Sénius et Aschius, fondateurs de la ville.
Tout autour des animaux représentatifs des cités alliées de l’époque : le cheval d’Arezzo, le lion de Florence, la panthère de Lucques, le lièvre de Pise, la licorne de Viterbe, la cigogne de Pérouse l’éléphant de Rome et l’oie d’Orvieto

D’autres panneaux racontent des histoires de la bible et du peuple hébreux.

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Pour préserver ces panneaux, ils sont recouverts par roulement, sauf en cette période de l’année où ils sont tous visibles. Nous avons eu de la chance...!

L’intérieur de la cathédrale présente des colonnes décorées de bandes alternées de marbre blanc et vert foncé. Les voûtes, peintes en bleu, sont parsemées d’étoiles.

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En observant plus attentivement, on est interpelés par une série de bustes le long de l’arête centrale. Ils représentent les têtes des cent soixante douze papes et des trente six empereurs. La série, commençant avec le Christ, s’achève avec le pape Alexandre III en 1181.

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Et tout au long du parcours, des peintures, des sculptures.

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Un autre trésor de cette cathédrale : la bibliothèque Piccolomini, nom du pape Pie II dont les fresques de l’édifice racontent l’histoire.

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En exposition, sous des vitrines, des manuscrits enluminés. Ce sont des antiphonaires, c’est-à-dire des livres liturgiques rassemblant les partitions grégoriennes des chants exécutés à l’office ou à la messe.

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Le plafond est décoré de scènes de la vie pastorale, de bacchanales et d’épisodes mythologiques

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Retour dans la cathédrale avec la chapelle de la Vierge du vœu. Elle doit son nom à la Vierge et l’Enfant, peinture devant laquelle viennent se recueillir les habitants de la contrade victorieuse du Palio du mois d’août.

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Lui faisant face, la chapelle Saint Jean-Baptiste qui fut construite pour accueillir la relique du bras du saint.

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Un autre joyau de la cathédrale, la chaire.

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et le pavement qui l’entoure.

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La chaire est l’œuvre deNicola Pisano et de son fils Giovanni.
Elle repose sur neuf colonnes dont certaines sont posées sur des lions.
Il s’agit d’un évangile sculpté avec des scènes de la naissance à la mort de Jésus.

Pour terminer, une vue sur la coupole

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et le lanternon qui fut la dernière construction de l’édifice en 1666.

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Après cette visite direction le restaurant qui nous accueille pour le déjeuner. Il est situé sur la place del Campo et bien sûr sa décoration évoque le Palio qui s’y déroule deux fois par an.

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L’après-midi, nous allons à San Gimignano, petit village médiéval, perché à 334 m d’altitude. Autrefois le siège d’un petit village étrusque, il doit son nom à l’évêque de Modène qui au cours de VI° siècle l’aurait sauvé des mains d’Attila.
Ce village, entouré de remparts se caractérise par ses maisons-tours qui furent un moment au nombre de 72 et dont on n’en compte plus guère que 14.

Avant d’entrer dans la ville, un coup d’œil sur la campagne environnante, avec ses vignes, ses oliviers

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et ses cyprès, arbres symboles de laToscane.

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Une fois franchie la porte d’entrée ...

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...des ruelles étroites....

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... des tours-maisons.

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Le cœur de la ville, la place de la citerne avec son champion du monde des glaces … !

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Sur cette même place un marionnettiste

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qui fait la joie des petits et des grands.

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Au détour d’une place, une musicienne

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et une mise en garde assez drôle.

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Encore une belle journée qui se termine ce soir par une petite fête au restaurant en l’honneur de Francesca notre guide dont c’est aujourd’hui l’anniversaire.
C’est avec émotion qu’elle a partagé notre repas. Elle a soufflé les bougies du gâteau et a été très touchée par la chanson que René, notre poète, a composée en son honneur.

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Et pour finir, une danse bretonne … !

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