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Mercredi 10 septembre 2014 : Lucques et Pise

mardi 23 septembre 2014, par Yvette Prigent

Mercredi 10 septembre 2014

La nuit dernière l’orage a grondé et des gouttes de pluie ont fait leur apparition. Ce matin nous allons visiter la petite ville de Lucques et ensuite nous allons à Pise.
Lucques est une petite ville fortifiée, entourée de remparts et pour y pénétrer, il faut franchir l’une des 4 portes. Nous pénétrons par la porte nord : la porte Santa Maria. Notre première visite sera pour les remparts qui entourent le centre historique de la ville.

Lucques a été fondée par les étrusques et devint colonie romaine en 180 AV JC.
Jules César, Pompée et Crassus y renouvelèrent leur triumvirat en 56 AV JC.
Au Moyen-âge, elle passe sous la domination des Lombards.
Par la suite elle tire sa prospérité du commerce de la soie. Le roi de France Charles VIII vint à Lucques au cours de sa conquête de Naples. Il invita des marchands lucquois à venir aux foires de Lyon où s’installèrent de nombreuses compagnies. Ce serait l’origine des soieries lyonnaises.

Les remparts de Lucques ont été érigés au début du XVI° siècle pour protéger la ville. Longs de 4 kms, ils séparent la ville historique de la ville nouvelle.

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Au début du XIX° siècle, Elisa la sœur de Napoléon 1er qui était à la tête de la principauté, les transforma pour en faire une promenade arborée qui fait la joie des lucquois qui s’y promènent en toute tranquillité, comme nous ce matin.

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Le commerce de la soie évoqué précédemment a permis la richesse de certaines familles dont les maisons étalent une certaine aisance.

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Après cette balade sur les remparts, nous descendons dans la ville pour la première visite, celle de la basilique San Friedano.

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Dans une chapelle latérale, placé dans une châsse-reliquaire, le corps de sainte Zita..

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Elle est née dans une famille de la région et a été placée à l’âge de 12 ans comme servante dans une famille de Lucques. Elle y a vécu jusqu’à sa mort à 60 ans en 1272.
Exhumée en 1580, son corps apparut intact.

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Elle fut canonisée en 1696. Elle est la patronne de la ville de Lucques et celle des domestiques.

En sortant de l’église une vue sur le fronton avec une belle mosaïque représentant l’ascension de Christ

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Notre visite continue sous la pluie. La place de l’amphithéâtre

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la tour arborée

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Un musicien impassible sous la pluie

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La basilique Saint Michel

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Sa construction a commencé en l’an 1070 et a duré plusieurs siècles,

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ce qui explique le mélange des genres.

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A l’intérieur

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des peintures et des sculptures.

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Un détour par la statue de Puccini sur la place où se trouve sa maison natale, dans l’appartement aux volets verts fermés du deuxième étage.

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Pour terminer la visite,

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passage par la place Napoléon qui nomma sa sœur Elisa dans cette principauté.

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Elle fit beaucoup pour embellir la ville et la rendre agréable à vivre.

Après Lucques, direction Pise.
Pise est aussi une ville dont le centre est interdit aux voitures. Notre bus se gare sur un parking réservé à cet effet et c’est en petit train que nous rejoignons la place des Miracles.

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La première photo prise en arrivant sur le site nous coupe déjà le souffle. Quand on parle de Pise on pense toute de suite à sa tour penchée, mais on imagine mal tout ce qui l’entoure.
La Tour apparait bien sur la droite, mais elle fait partie d’un ensemble de quatre bâtiments qui ont été édifiés sur cette place des Miracles.

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Nous allons sans attendre rejoindre le restaurant, avant notre rendez-vous avec une guide locale qui commentera la visite. Après une tentative pour déjeuner dehors sous un temps plus qu’incertain,

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nous nous réfugions à l’abri à l’étage.

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Certains on même de leur place une vue sur le sommet de la tour où des touristes, bravant la pluie font leur chemin de ronde.

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Notre guide nous expliquera plus tard que le nombre de visites au sommet est limité à 300 personnes par jour.

Après déjeuner nous retrouvons Cécilia, notre guide locale.

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La pluie redouble et les parapluies sont de sortie.

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La visite commence par le Campanile.
Ce que l’on appelle la Tour penchée de Pise n’est autre que le campanile de la cathédrale de Sainte Marie de l’Assomption, rendue célèbre par son inclinaison.

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Sa construction débuta en 1173 et comme pour la construction d’un édifice jouxtant la mer, les fondations ont été laissées au repos pendant 1 an.
A cause de l’affaissement du terrain sur lequel se dresse la base du campanile, la première phase des travaux a u être interrompue à la hauteur du troisième étage.
En 1275 les travaux reprirent et permirent l’édification de trois étages supplémentaires.

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Le dernier étage, celui des cloches, de diamètre moins important, fut achevé en 1372
Entre la date de son édification et aujourd’hui l’inclinaison a beaucoup varié.
En 1993, l’écartement du sommet par rapport à la verticale était estimé à environ 4,5 m.
Suite aux travaux d’assainissement l’inclinaison de l’édifice a été ramenée à celle qu’il présentait il y a 200 ans.

Lors de ces travaux des contrepoids ont été installés et la base a été renforcée. Les experts pensent avoir assuré la sécurité du campanile pour les trois siècles prochains...!

L’entrée est surmontée d’un tympan représentant la Vierge et l’Enfant, entourés de Saint Pierre et Saint Jean..

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Le soubassement est décoré de bas-reliefs.

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La célébrité de ce campanile tient aussi à Galilée. Né à Pise, il se livra du sommet de la tour à des expériences qui lui ont permis d’établir les lois de la chute des corps.

Après le campanile, direction le baptistère, dédié à Saint Jean Baptiste.

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Sa construction démarra en 1153. Il est de style roman mais l’étage supérieur et la coupole sont en styla Gothique. C’est le plus grand baptistère d’Italie de diamètre 34,15 m et de 54,86 m de hauteur.

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La coupole est couverte de tuiles rouges du côté de la mer qui n’est qu’à 10 kms et de plaques de plomb vers l’est.
Au centre de la construction se trouvent les fonds baptismaux de forme octogonale datant de 1246.

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Ils sont décorés de panneaux sculptés dans le marbre.

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Ces fonds baptismaux contrastent avec la forme circulaire du baptistère, le seul en Italie.
Au centre la statue de Saint Jean Baptiste est une œuvre contemporaine.

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Pendant notre visite nous avons eu l’intervention d’une femme qui nous a fait découvrir l’écho qui se propage dans ce baptistère.

L’élément le plus précieux du monument est la chaire de Nicolo Pisano, sculptée par lui entre 1255 et 1260.

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Des panneaux représentent des épisodes de la vie de la Vierge

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Après le baptistère nous nous dirigeons vers le cimetière de Pise.
Une photo un peu insolite ...!

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Le cimetière est un cloître.

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Il abrite aujourd’hui une superbe collection de tombes

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et de sarcophages

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Sur les murs il y avait des fresques.

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Au cours de la seconde guerre mondiale, suite à un bombardement qui provoqua un incendie dans le cloître, l’enduit des fresques se détacha sous l’effet de la chaleur et de la fonte de la couverture de plomb.

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Suite à ces dégradations, une campagne de sauvegarde fut engagée où les fresques furent détachées des murs, laissant apparaitre au dessous, des synopies très bien conservées.

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Une sinopie est une ébauche réalisée avec un pigment rouge : la sinopia. Ces découvertes permettent de reconstituer petit à petit les anciennes fresques.
Il existe à Pise le musée des sinopies qui permet d’avoir un aperçu des décorations de l’époque.

Certaines tombes récentes sont encore fleuries.

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Avant de quitter le cimetière, une dernière vision du cloître et de son jardin intérieur.

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En sortant du cimetière notre guide nous dirige vers le côté gauche de la façade pour nous montrer une plaque de marbre sur laquelle il y a une série de trous noirs.

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Selon la légende, ce sont les marques laissées par le diable lorsqu’il monta sur la coupole pour tenter d’arrêter la construction. Ces marques sont désormais connues comme étant « les griffes du diable ». Toujours selon la légende, le diable ferait varier le nombre de ces marques de griffes à chaque fois que vous essayez de les compter … !

Nous terminons notre visite par la cathédrale.

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C’est le premier des quatre monuments construits sur cette place des miracles. Elle fut commencée en 1063 sur le lieu où s’élevait le palais de l’empereur Hadrien. Elle fut consacrée en 1118 par le pape Gelase II.
L’aspect actuel du bâtiment est le résultat de campagnes répétées de restauration qui ont eu lieu tout au long des siècles.
Lors d’une restauration au XIX° siècle les sculptures de la façade ont été remplacées par des copies (les originaux étant conservés dans un musée)

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Les matériaux sot la pierre blanche et le marbre gris.

L’intérieur également .

Ses colonnes corinthiennes en granit ont été récupérées dans la mosquée de Palerme.

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Son plafond à caissons doré est particulier pour ce type de construction.

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La magnifique mosaïque de l’abside représente le Christ en Majesté., avec Saint Jean l’évangéliste et la Vierge Marie.

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Sur la chaire, des panneaux sculptés relatant des épisodes de la vie du Christ.

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Pour soutenir la chaire, des colonnes mais aussi des cariatides.

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Derrière l’autel une galerie de peintures représentant des épisodes de l’Ancien Testament et des scènes de la vie du Christ. Sur l’autel un crucifix en bronze et des chandeliers en forme d’anges

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L’église conserve aussi les reliques de San Ranieri, le saint patron de Pise.

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Autre curiosité.
Comme déjà écrit, c’est au sommet de la Tour de Pise que Galilée aurait testé sa loi de la chute des corps. C’est en regardant les chandeliers de la cathédrale qu’il aurait eu ses premières intuitions sur la dynamique.
Le chandelier au centre de la nef est baptisé Galiléo en souvenir de cette anecdote. L’original, beaucoup plus petit se trouve dans un musée.

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Après cette visite, un dernier coup d’œil avant de quitter la place des miracles. Il n’y a pas de doute, elle penche … ! Mais nous sommes rassurés, il est prévu qu’elle tienne encore trois siècles.

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Après Lucques et Pise, retour à Montécatini où nous passons notre dernière nuit.
Demain matin nous revenons à Florence pour la visite de la Galerie des Offices, musée qui rassemble les œuvres les principaux artistes italiens de la Renaissance.