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Lundi 3 novembre 2014 : Nazareth et Sepphoris

samedi 13 décembre 2014, par Yvette Prigent

Lundi 3 novembre 2014 : Nazareth et Sepphoris

Ce matin, après le petit déjeuner, passage par le jardin du lieu qui nous accueille avant de prendre le car, direction la Colline du Précipice

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C’est près de cet endroit que le pape Benoît XVI est venu en pèlerinage en 2009 et y a célébré la messe le 14 mai.
Du haut de cette colline nous avons un panorama superbe sur la ville de Nazareth et ses environs.

A gauche le mont Tabor et derrière la plaine avoisinante.

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En face une belle vue sur Nazareth.

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La basilique de l’Annonciation se confond tellement bien avec la ville que l’on a un peu de mal à la voir, avec sa coupole en forme de fleur de lys renversée.

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Cette colline du précipice est citée dans l’Evangile de Luc 4 (29), après un discours de Jésus à la synagogue

Tous furent remplis de colère, dans la synagogue, en entendant ces paroles. Ils se levèrent, le jetèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline sur laquelle était bâtie leur ville, pour le précipiter en bas. Mais lui passant au milieu d’eux, alla son chemin.

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Après cette marche matinale nous nous rendons au centre marial de Nazareth, situé tout près. L’animation spirituelle du centre a été confiée à la Communauté du Chemin Neuf, dont le responsable nous accueille ce matin, communauté dans laquelle sont engagés des couples et des célibataires consacrés, hommes et femmes. Ainsi c’est une petite dizaine de personnes qui habitent dans la maison et partagent la vie fraternelle.

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A l’entrée du centre quelques explications sur des découvertes archéologiques qui ont été faites au moment de la rénovation du bâtiment qui autrefois était une école de la Basilique de l’Annonciation.

En creusant pour faire les fondations ils ont mis à jour une maison du 1er siècle, pas forcément celle de la Sainte Famille, mais sans doute celle de voisins, quand on sait qu’à l’époque Nazareth devait compter une cinquantaine de maisons Un schéma en coupe nous montre la proximité entre cette maison et celle qui se trouve sous la basilique de l’Annonciation.

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Cette habitation était celle d’une famille juive comme celle de Jésus, dans laquelle on a retrouvé une lampe à huile rapportée du temple de Jérusalem comme celle que la Sainte Famille a probablement rapportée lors de son pèlerinage évoqué dans l’Evangile.

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On a mis à jour aussi des silos qui tenaient lieu de citernes pour l’eau et le grain.
En 2010 ils ont aussi dégagé un mur datant de l’âge du fer moyen.

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Ce centre œcuménique a été financé par 12 églises.

Nous sommes ensuite invités à nous rendre dans quatre salles audio-visuelles qui nous retracent la vie de Marie et celle de Jésus avec des références à des textes d’Evangile.

A la fin de la matinée nous rejoignons la chapelle du centre pour y célébrer la messe.

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De la terrasse où a été bâtie la chapelle nous avons vue sur le dôme de la basilique de l’Annonciation.

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La chapelle est très lumineuse.

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et magnifiquement décorée

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Nous déjeunons sur place dans un cadre très agréable.

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Cet après-midi nous allons visiter Sépphoris, cité antique située près de Nazareth, mais auparavant le père Maurice nous conduit, par les petites rues du souk de Nazareth vers une église grecque catholique qui serait à l’emplacement de l’ancienne synagogue fréquentée par Jésus.

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On sait qu’il y enseigna plus d’une fois au cours de son ministère public

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Evangile de Luc 4 (16 – 24)

Il vint à Nazareth où il avait été élevé. Il entra suivant sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue et il se leva pour faire la lecture. On lui donna le livre du prophète Esaïe et en le déroulant, il trouva le passage où il était écrit :
L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a conféré l’onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la libération et aux aveugles le retour à la vue, renvoyer les opprimés en liberté, proclamer une année d’accueil par le Seigneur.
Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit ; tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez ». Tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient du message de la grâce qui sortait de sa bouche et ils disaient : « N’est-ce pas le fils de Joseph ? »


A environ 6 kilomètres au nord-ouest de Nazareth se trouve la ville gréco-romaine de Sepphoris. Cette ville est importante pour les chrétiens, en raison de sa proximité avec la bourgade où Jésus passa une trentaine d’années de sa vie. De Sepphoris on aperçoit au loin la ville de Nazareth. Des échanges ont dû exister entre le petit village de Nazareth et cette ville importante. Il est possible que Jésus et son père Joseph soient venus y travailler. Sur cette photo de Sepphoris on aperçoit la ville de Nazareth

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Avec le père Maurice nous parcourons cette ville dont les vestiges sont encore en cours de fouilles .
La ville romaine avec les deux axes qui se coupent à angle droit. Le decumanus ou axe est-ouest qui est ici non pavé

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et le cardo orienté nord-sud sur lequel on peut admirer un pavement de gros blocs dont certains ont été usés par les roues des chars.

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Les deux rues comportaient des passages couverts soutenus par des colonnades sur lesquelles s’ouvraient des boutiques. On peut voir encore ces beaux trottoirs recouverts de mosaïques

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En 63 av. J.-C., l’armée romaine, sous la direction du général Pompée, s’empare de la ville qui devient la capitale de la basse Galilée.
Sepphoris fut la première capitale d’Hérode Antipas, l’un des fils d’Hérode Le Grand , avant qu’il ne fasse le choix de Tibériade (vers 18 apr. J. C.)
Lors de l’éclatement de la guerre juive contre les Romains, en 66 apr. J. C., les habitants prirent le parti des Romains, ce qui permit à la ville d’échapper à la destruction.

En descendant le cardo, dans la ville basse, les archéologues ont dégagé les vestiges d’un grand bâtiment, vraisemblablement du 1er siècle apr. J. C. Dans la pièce la plus ancienne a été découverte une mosaïque évoquant les fêtes célébrées en Egypte au moment où le Nil atteignait son niveau le plus élevé

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Au début du III° siècle, Sepphoris redevint un haut lieu du judaïsme et le Sanhédrin (conseil suprême) s’y installa jusqu’à ce qu’il soit déplacé à Tibériade
Au VII° siècle, après la conquête arabe, elle perdit de son importance.
A l’époque des croisés, on construisit une forteresse pour surveiller la région. Cette citadelle a été construite sur le point culminant de la colline pour servir de tour de guet.

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On remarque, encastrés dans les angles du bâtiment, des sarcophages romains réemployés pour la construction médiévale

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Du deuxième étage on a une vue magnifique sur les collines et les vallées environnantes.
En contrebas les vestiges d’une villa romaine construite au début du III° siècle apr. J. C.. Cette résidence comportait deux étages.

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On aperçoit aussi le théâtre romain que nous visiterons en quittant le site

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A l’intérieur de la villa, une grande pièce dont le sol est orné d’une mosaïque représentant la vie du dieu Dionysos.

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Dans les médaillons bordant le tapis central, on remarque le visage d’une femme dont la beauté lui a valu le nom de « Mona Lisa de Galilée »

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A l’extérieur les vestiges de petites maisons dans lesquelles on distingue de nombreux bains servant aux juifs pour leurs ablutions.

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Selon une tradition remontant à l’époque byzantine, Sepphoris aurait été le lieu où auraient vécu les parents de Marie, Anne et Joachim. Une petite communauté de religieuses de Sainte-Anne célèbre tous les ans la fête de leur sainte patronne.

Nous terminons la visite par le théâtre romain qui a été construit dans la deuxième moitié du 1er siècle apr. J. C. Il est aujourd’hui en cours de restauration et à l’époque il pouvait contenir 4500 spectateurs.

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Le père Maurice réussira à nous faire chanter en canon dans l’amphithéâtre.

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Ce soir nous dormons encore à Nazareth. Sur la route du retour nous rendons visite aux sœurs Clarisse de Nazareth. C’est un ordre de sœurs cloitrées dont certaines ont la possibilité de rencontrer le public.
Celle qui nous reçoit est une religieuse d’origine libanaise. Elle remplace sœur Joséphine, décédée récemment à l’âge de 93 ans après avoir passé 78 ans dans cette maison.

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Elle nous raconte la vie des religieuses, au sein de son couvent. Elle nous parle de la force de la prière, capable de rétablir la paix dans ce pays où se déchirent des hommes depuis si longtemps.
Elle nous raconte aussi, avec fierté, les années où Charles de Foucauld a séjourné chez elles à Nazareth, de mars 1887 à août 1900 avant de rentrer en France pour recevoir l’ordination sacerdotale et mener ensuite une vie d’ermite au Sahara. Il avait demandé à être jardinier chez les clarisses. Il vivait de pain sec et d’eau et donnait son maigre surplus aux pauvres du voisinage.

Dans un petit musée, les religieuses conservent quelques précieux souvenirs du frère Charles (dessins, vêtements)

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Ce soir, après le diner, nous allons visiter les fouilles qui ont été réalisées sous la maison des religieuses de Nazareth qui nous hébergent. Pour installer un groupe électrogène, les travaux de terrassement ont mis à jour une tombe avec une pierre que l’on roule pour fermer l’accès. Cela rappelle le tombeau du Christ à Jérusalem.

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A l’intérieur, l’emplacement pour plusieurs corps.

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Le sol de leur maison renferme encore bien d’autres découvertes, mais ce soir nous n’en verrons pas plus.

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