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Mercredi 27 mai 2015 : Saint-Pétersbourg

lundi 22 juin 2015, par Yvette Prigent

Mercredi 27 mai 2015

Ce matin le départ pour une visite de la ville est prévu à 8h00. Après un réveil musical en douceur et un petit déjeuner pris à bord, nous partons en bus avec Julia qui sera la guide locale pour Saint-Pétersbourg.

Cette ville appelée la « Venise du Nord » est née au milieu des marécages, de la volonté du tsar Pierre le Grand. Elle est située en partie sur de nombreuses îles, à l’embouchure de la Neva dans le golfe de Finlande, en mer Baltique. Au fur et à mesure qu’elle s’est développée, des cours d’eau et des canaux furent comblés et des îles réunies. Il en reste aujourd’hui une quarantaine.

Au début du XVIIe siècle, le royaume de Suède s’empare du delta de la Neva. C’est après la guerre du Nord qui éclate en 1700 que la Russie reprend ces terres qui lui assuraient le débouché sur la mer. Sous la menace d’une nouvelle invasion, Pierre 1er entreprend d’ériger une forteresse sur l’une des îles du delta, afin de protéger les terres nouvellement conquises.

Le 16 mai 1703, jour où fut posée la première pierre de la forteresse Pierre et Paul, est considéré comme la date officielle de la fondation de la ville. Pierre 1er décide d’élever ici la nouvelle capitale de la Russie, baptisée Saint-Pétersbourg en l’honneur du saint patron du souverain. Il concrétise son rêve d’ouvrir une fenêtre sur l’Occident en construisant un port. Sa volonté de « moderniser » la Russie médiévale aura un coût très élevé : on estime à 100 000 le nombre de serfs et d’ouvriers qui mourront de maladie ou dans des accidents lors de l’édification de la nouvelle capitale.

Tour à tour, chacun des tsars a cherché à imprimer sa marque sur la cité impériale, démolissant, reconstruisant et transformant les bâtiments, mais à la fin du XIXe siècle Saint-Pétersbourg est devenue celle qu’avait rêvée son fondateur : un centre culturel et scientifique de premier ordre.

En 1914, le tsar Nicolas II rebaptise la capitale du nom russe de Petrograd. En 1918, les bolchéviks au pouvoir déplacent la capitale à Moscou et en 1924, les communistes remplacent le nom de Petrograd par celui de Leningrad, rendant ainsi hommage au père de la révolution. Pendant la deuxième guerre mondiale la ville fut assiégée pendant près de 3 ans et vit mourir près d’un million de civils sous les bombardements nazis.

Mais avant de commencer la visite de la ville dont la construction et le développement sont très liés à la dynastie des Romanov, un petit aperçu sur l’arbre généalogique de cette famille qui régna sur la Russie depuis Pierre le Grand fondateur de la ville en 1703 jusqu’à Nicolas II qui disparût tragiquement en 1918.

Dynastie des ROMANOV (cliquer sur le lien)

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Notre visite panoramique en bus fait une première étape au monastère Smolny et sa cathédrale de la Résurrection. A l’origine, ce quartier abritait de vastes entrepôts de goudron (smola en russe) destiné au calfatage des navires de la flotte russe alors en plein essor. En 1723 les entrepôts furent déplacés pour laisser place à la résidence d’été d’Elisabeth 1re, fille de Pierre le Grand. Devenue impératrice, elle ordonna de construire à cet endroit un couvent pour veuves de la noblesse, où elle pensait elle-même se retirer à la fin de sa vie. En 1748 elle confia les travaux à Bartolomeo Rastrelli.

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La cathédrale a des clochers à bulbes traditionnels et des murs bleus soulignés par des colonnes blanches. Mais la tsarine mourût avant la fin de la construction et la Grande Catherine qui lui succéda fit arrêter les travaux dès son accession au trône en 1762. Elle décida de créer un pensionnat pour les jeunes filles de la noblesse.

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Au moment de notre visite un pope est venu faire tinter la grande cloche installée sur le parvis de la cathédrale

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Nous nous dirigeons ensuite vers l’Eglise du Saint-Sauveur-sur-le-Sang-Versé. Egalement appelée Eglise de la Résurrection-du-Christ cet édifice est un exemple de style néorusse avec ses coupoles torsadées et ses bulbes multicolores.

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Pittoresque avec ses colonnettes et ses tuiles polychromes, l’église produit une impression de gaieté et de fête. Sa construction est pourtant liée à un événement tragique : l’assassinat du tsar Alexandre II en 1881. Ce tsar, surnommé le « libérateur » pour avoir aboli le servage fut tué par une bombe lancée par un membre d’un groupe terroriste dont ce fut le huitième attentat contre le souverain.
Pour immortaliser la mémoire de son père, Alexandre III décréta la construction d’une église sur le lieu même de l’attentat.

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Commencés en 1883, les travaux durèrent 24 ans. L’architecte procéda au rétrécissement du canal, afin que l’autel soit situé à l’endroit exact où le tsar fut tué.
L’église est un chef-d’œuvre de l’art des mosaïstes russes. En effet des mosaïques magnifiques couvrent une grande partie des façades.

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Sur les plaques de granit brun, en bas de l’édifice, sont gravés les événements mémorables du règne d’Alexandre II. Les 144 blasons en mosaïque dans les niches carrées du clocher représentent les villes et les provinces russes qui firent des offrandes pour sa construction.

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Fermée en 1930, l’église servit d’entrepôt pour stocker des pommes de terre jusqu’en 1970, lorsqu’elle devint l’annexe de la cathédrale Saint Isaac. Après 30 ans de restauration, elle a rouvert ses portes en 1997.

Nous prenons ensuite la direction de la cathédrale Saint-Nicolas-des-Marins.

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Elle fut jadis élevée dans ce quartier peuplé de marins et consacrée à leur patron saint Nicolas. Avec ses cinq dômes, représentant le Christ et les quatre évangélistes, son fronton d’où partent des rayons du soleil, ses fenêtres cintrées, ses murs bleus et ses colonnades blanches, elle est du style baroque russe.

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Elle fut construite entre 1752 et 1762 par un élève de Rastrelli, sur commande de l’impératrice Elisabeth 1re.
Selon la tradition russe, la cathédrale se compose de deux églises. L’inférieure, basse de plafond, éclairée par la lueur des veilleuses et des cierges, est destinée aux services quotidiens. C’est ici également que se déroulent les baptêmes et les enterrements. Nous ne visiterons que cette église

L’église du premier étage est réservée aux offices du samedi et du dimanche, ainsi qu’à la célébration des mariages et des fêtes. Un clocher à quatre niveaux se dresse face à la porte d’entrée principale.

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Cette cathédrale est la seule qui soit restée ouverte au culte pendant toute la période soviétique.

Nous aurons l’occasion ultérieurement de voir cet ensemble lors d’une balade nocturne dans la ville de Saint-Pétersbourg.

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Ensuite nous nous dirigeons vers la Neva et l’île Vassilievski.
A la pointe de l’île, deux colonnes de granit rouges, hautes de 32 m. Ce sont les colonnes rostrales qui servaient autrefois de phares pour guider les bateaux qui arrivaient au port.

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Erigées à la gloire de l’Empire, elles sont décorées selon la tradition romaine de « rostres » (éperons de navires), symboles de victoires navales.

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Les figures sculptées sur les piédestaux symbolisent quatre grands fleuves russes : la Neva, la Volga, le Volkhov et le Dniepr

Devenues des points de repère de la ville, elles sont allumées lors des grandes fêtes nationales, ce qui est le cas aujourd’hui.

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Après cette matinée bien remplie, nous allons déjeuner dans un restaurant le long de la Neva. Puis direction le musée de l’Ermitage.

Ce musée doit sa renommée à plusieurs titres. D’un côté l’ensemble architectural dans lequel sont réparties ses collections, de l’autre les collections elles-mêmes et enfin son passé historique étroitement lié à la naissance, l’épanouissement et le déclin de la résidence impériale de Saint-Pétersbourg.

Pierre le Grand fut le premier à avoir choisi le quai de la Neva pour la construction d’un premier palais d’hiver. Sa fille Elisabeth continua l’œuvre, puis Catherine II, montée sur le trône en 1762 fit ajouter le Petit et le Vieil Ermitage, ainsi que le Théâtre. C’est ainsi que se constitua à l’époque de Catherine II, l’ensemble architectural que nous visitons (en partie) aujourd’hui. Le dernier bâtiment de cet ensemble fût initié par Nicolas 1er et s’appelle le Nouvel Ermitage.

Certains bâtiments furent endommagés par un incendie en 1837, et les salles furent restaurées. La seconde guerre mondiale apporta à l’Ermitage de nouvelles épreuves. L’été 1941, avant le blocus de la ville par les allemands, la majeure partie des collections furent évacuées par train vers l’Oural. Cependant une partie des collections resta dans les salles du rez-de-chaussée et le caves de l’Ermitage, où pendant les 900 jours que dura le blocus, malgré le froid, la famine et les bombardements, elle fut gardée par les collaborateurs du musée.

La visite commence par l’escalier d’honneur. On l’appelait encore l’escalier des Ambassadeurs ou l’escalier du Jourdain. La famille impériale l’empruntait tous les ans le jour du baptême du Christ pour assister à la bénédiction des eaux de la Neva. Créé par Bartolomeo Rastrelli, il fut restauré par Vassili Stassov qui lui rendit, après l’incendie de 1837, son aspect baroque.

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Impressionnant par l’abondance de son décor – sculptures, peintures, moulures, dorures -, il occupe un espace de 22 m de haut, encore agrandi par la peinture du plafond représentant les dieux de l’Olympe

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Les portes du palier supérieur donnent sur l’enfilade de cinq salles destinées aux grandes cérémonies de la Cour

Salle Pierre le Grand, petite salle du trône. Elle fut aménagée en 1833 par Auguste de Montferrand en l’honneur de l’Empereur Pierre 1er, fondateur de l’empire russe. Après l’incendie de 1837, elle fut restaurée d’après d’anciens dessins. L’espace s’organise autour d’une niche semi-circulaire au fond de laquelle se trouve un tableau : Pierre le Grand conduit par la déesse Minerve à de nouveaux exploits

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Salle des armoiries, due à Vassili Stassov, symbolisait l’organisation administrative de l’état russe.
Les principaux éléments de son décor sont des écussons avec les armes des gouvernements de la Russie qui décorent les lustres et autrefois ornaient les étendards des chevaliers sculptés dans la salle.

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D’une superficie de 1000 m2 elle est l’une des plus vastes du palais.
De chaque côté, une colonnade corinthienne, entièrement dorée, contribue à la beauté de ce lieu destiné aux grandes cérémonies

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La galerie militaire de 1812 est la plus célèbre parmi les salles commémoratives. Elle est consacrée à la gloire de l’armée russe. Inaugurée le 25 décembre 1826, jour anniversaire de la libération de la Russie de l’invasion française, ses murs sont décorés de 332 portraits de généraux qui ont pris part à la guerre. Ces portraits ont été peints par un peintre anglais George Dawe.

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La Salle Saint-Georges ou la Grande Salle du Trône. Aménagée à l’époque de Catherine II, après l’incendie de 1837, les colonnes furent revêtues de marbre blanc de Carrare provenant d’Italie.

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Le trône est surélevé et décoré d’aigles bicéphales.

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Le plafond est constitué de feuilles de cuivre et de fer maintenues par un système spécial. Il est décoré de motifs en cuivre doré

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qui se répètent dans le dessin du parquet, pour lequel on a utilisé 16 bois précieux différents.

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Après le palais d’hiver nous passons dans les salles du Petit Ermitage. C’est à un architecte français Jean-Baptiste Vallin de La Mothe et à un architecte russe Iouri Velten que le Petit Ermitage doit sa conception.

La salle du pavillon
Cette salle luxueuse associe motifs classiques et mauresques, arcades ouvragées, colonnes de marbre, reliefs moulures dorées, galeries à balustrades ajourées lui confèrent un aspect romantique.

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Au sol, la reproduction d’une mosaïque découverte en 1780 dans les environs de Rome

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Dans cette salle on peut voir également la fameuse horloge Le Paon

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Cette horloge est l’œuvre d’un horloger anglais James Coxe. Achetée en 1780 par le Prince Potemkine, l’un des favoris de Catherine II, l’horloge fut rachetée par la même Catherine à la mort du prince.

Elle est dotée de figures mécaniques qui se mettent en mouvement toutes les heures. Malheureusement elle n’est remontée que très rarement et nous devons nous contenter d’un petit film pour la voir en action.

Dans une autre salle des œuvres consacrées à des artistes italiens
La nativité du Christ en majolique, faïence italienne du XV ° siècle

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Salle Léonard de Vinci

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La Vierge à la fleur

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La vierge à l’enfant

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Dans une autre salle des meubles et des vases en porphyre

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ou en malachite

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Nous faisons une halte au palier supérieur de l’escalier d’honneur du Nouvel Ermitage.

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Une plaque commémorative nous indique que le tsar Nicolas 1er a été à l’origine de la construction de cette partie du musée.

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Nous poursuivons notre visite vers des salles où sont exposées des peintures des maîtres espagnols.

Le déjeuner de Diego Vélasquez (1617)

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Le portrait de l’actrice Antonia Sarate par Francisco Goya

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Puis la salle des peintres hollandais avec Rembrandt

Un premier tableau, un portrait de sa femme Saskia. (1634). Il représente la jeune femme de Rembrandt sous les traits de la déesse des plantes et des jardins. Le peintre la revêt d’une splendide robe de fête et lui ceint la tête d’une couronne de fleurs.

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Pour Rembrandt c’était la meilleure époque de sa vie : riche et célèbre, il était aimé de Saskia. Pour le malheur du peintre, elle mourut très tôt. Après sa mort, il perdit la célébrité et ce qui était plus grave, les commandes.

Plongé dans la misère et le désespoir, Rembrandt crée cependant un autre chef d’œuvre, Danaé. (1636)

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Ce tableau a connu une histoire dramatique : le 15 juin 1985 il fut aspergé d’acide sulfurique et abimé de deux coups de couteaux. Le travail de restauration dura 12 ans et aujourd’hui il a repris sa place dans l’exposition

Son dernier tableau, le Retour de l’enfant prodigue (1669) semble dresser le bilan de la vie de Rembrandt : seul, pauvre et malade, il ne lui restait qu’une seule joie, celle de créer.

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On peut observer sa curieuse paire de mains : une féminine et une masculine.

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Il y consacra les douze dernières années de sa vie.

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Cette toile est considérée comme le sommet de son art et le testament spirituel du peintre, incarnant ses idées de la charité et de la miséricorde.

Dans une autre salle, des œuvres françaises.

Céramiques de Bernard Palissy (1550)

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Paysage avec Polyphème de Nicolas Poussin (1649)

Sculpture l’Hiver d’Etienne Maurice Falconnet (1771)

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Voltaire de Houdon (1781)

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La grande Catherine

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La Salle Blanche

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Le salon doré qui renferme une collection importante de camées et de pierres fines. Elle remonte à Catherine II qui acquit des collections entières de camées et de bijoux en pierres fines.

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Le Boudoir

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La petite salle à manger blanche

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. Sur la cheminée une horloge s’est arrêtée à 14h10, heure à laquelle le palais a été attaqué lors de la révolution d’octobre 1917.

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Pour terminer, le salon de Malachite, orné de cette pierre venant de l’Oural et dont des petites plaques étaient collées sur du bois ou du cuivre. Les jonctions étaient remplies de poudre de malachite, puis toute la surface était polie.

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C’est ici que se termine notre visite de l’Ermitage. Ce musée, riche de 3 millions d’œuvres dont nous avons vu une infime partie. Cependant elle nous a permis de mieux comprendre l’histoire de cette dynastie des Romanov dont chaque membre aura voulu laisser son empreinte dans ces murs, avec quand même une volonté particulière de la Grande Catherine qui œuvra beaucoup pour enrichir les collections au cours de son règne.

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Un dernier coup d’œil à l’escalier d’honneur du palais d’hiver et nous quittons les lieux.

Notre journée n’est pas terminée. Après la découverte de Saint-Pétersbourg en car, nous allons découvrir la ville par bateau. Pour rejoindre le lieu d’embarquement, notre car passe par la place des Décembristes ou place du Sénat. En son milieu une statue de bronze, représentant un cavalier dont la monture foule aux pieds un serpent. C’est une œuvre du sculpteur français Etienne Falconnet, sur une commande de Catherine la Grande.

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L’édification de ce monument répondait au désir de Catherine II de marquer le lien spirituel avec son illustre prédécesseur, lien dont témoigne l’inscription gravée sur le piédestal en latin d’un côté et en russe de l’autre : « PETRO primo CATHARINA seconda MDCCLXXXII ». Le tsar ne tient pas de sceptre et il étend son bras protecteur sur son pays.
Le serpent qui se tord sous les sabots du cheval figure sur les armoiries de la Suède que Pierre 1er a chassé de son pays. Le rocher qui sert de socle à la statue fut trouvé dans les environs de la ville. Des centaines d’hommes se relayèrent pendant 9 mois pour tirer cet énorme bloc de 1600 tonnes.

Nous embarquons sur un canal, non loin de la Cathédrale Saint Isaac que nous visiterons plus tard, mais dont nous avons un aperçu,

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avec sur la place la statue équestre de Nicolas 1er.

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Embarquement sur un petit bateau et découverte de bâtiments au fil de l’eau.

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Près du pont rouge, un premier magasin qui fleure bon la France avec ses noms bien de chez nous.

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Plus loin la maison Cartier

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Puis à l’angle du canal et de l’avenue Nevski, le palais Stroganov. Il fut construit en 1753-1754 par l’architecte Bartolomeo Rastrelli pour le comte Stroganov, richissime propriétaire des usines et des salines de l’Oural.

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Près de lui, le pont vert qui enjambe l’avenue Nevski sur laquelle nous déambulerons plus tard. Il faut presque baisser la tête, ou du moins ne pas se mettre debout sur le pont du bateau...!

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Après le canal, le bateau navigue sur la Volga et nous permet d’admirer quelques bâtiments. La forteresse Pierre et Paul, construite sur l’île aux Lièvres dont nous pouvons admirer le clocher de la cathédrale qui culmine à 122 m.

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Percée dans la courtine, la porte de la Neva, donne un accès direct au fleuve. Elle est surmontée d’un fronton et d’un portique à colonnes. Cette porte fut surnommée « porte de la mort » : c’est par elle que les condamnés accédaient au débarcadère d’où on les transportait vers leur lieu d’exécution ou d’emprisonnement à vie.

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Ainsi se termine notre première journée à Saint-Pétersbourg, avec une idée plus précise de cette ville, riche en histoire et en architecture, bâtie au bord de la Neva