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Jeudi 28 mai 2015 : Saint-Pétersbourg.

mardi 30 juin 2015, par Yvette Prigent

Jeudi 28 mai 2015

Ce matin notre journée commence par la visite du Château de Peterhof, l’un des premiers palais construits dans les environs de Saint-Pétersbourg. Il est situé à 30 kms de la ville, sur le Golfe de Finlande au bord de la mer Baltique.
Nous sommes accueillis au son de la Marseillaise, sous un crachin, digne de la Bretagne… !

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Pendant le voyage en car notre guide nous a raconté l’histoire de ce palais.
Il est né d’une petite demeure en bois, édifiée en 1705, qui permettait à Pierre 1er de faire une halte lors de quelques voyages. En 1709, il décide d’élever une résidence digne d’un grand souverain. Il en dessine lui-même les plans, y compris ceux du canal maritime, du jardin et des fontaines. . En 1717, lors de son voyage en France, il est impressionné par sa visite à Versailles et il confie à Jean-Baptiste Leblond, lui-même élève de Le Nôtre, le soin de créer son propre Versailles sur la côte de la Baltique

L’inauguration a lieu le 15 août 1723. Il fut par la suite agrandi sous le règne de Catherine II, sous la direction de l’architecte italien Bartolomeo Rastrelli.
Durant deux siècles il fut la résidence officielle d’été des empereurs de Russie.
Après la révolution d’octobre 1917, il fut transformé en musée. Presque entièrement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il fut reconstruit et à nouveau ouvert au public.

Nous accédons au palais par le jardin supérieur.

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A l’époque de Pierre le Grand, ce terrain était occupé par un potager et au milieu du XVIIIe siècle, il devint un parc servant de cour d’honneur à la résidence des tsars.

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Pour visiter l’intérieur du palais, le port des chaussons s’impose pour éviter d’abimer le plancher. A l’intérieur, les photos sont interdites.

Dans cette construction de 238 m de long, se succèdent des salles d’apparat comme la salle de danse de 270 m2 dont l’immensité est soulignée par l’abondance des glaces. Puis des salles de réception, d’audience, salle à manger, appartements impériaux, le tout décoré de moulures, de dorures, de draperies, de tapisseries. Des collections d’objets d’art de diverses provenance : porcelaines chinoises, meubles incrustés de laques. Les parquets sont en bois précieux et dans plusieurs pièces, des poêles en céramique sont du plus bel effet.

Après l’intérieur du palais, visite du Parc inférieur. La pluie s’est arrêtée et nous pouvons profiter pleinement de la vue du jardin.

C’est un parc à la mode française avec une symétrie parfaite.

La terrasse devant le palais offre une superbe vue sur la Grande Cascade, prolongée par le canal qui s’élance vers la mer Baltique. Trente-sept statues en bronze doré en composent le décor.

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Au milieu de la vasque centrale la statue de Samson déchirant la gueule du lion représente le héros biblique, en lutte contre un fauve enragé, crachant un jet d’eau de 20 m de haut.

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Cela symbolise la victoire de la Russie sur la Suède dont les armoiries sont ornées d’un lion.

Autour, différentes statues célébrant la victoire, jettent et soufflent de l’eau qui tombe dans le canal pour rejoindre la Baltique.

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Du pont jeté à travers le canal s’ouvre une magnifique vue : en face le Grand Palais et la Grande Cascade

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, derrière le golfe de Finlande

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et de part et d’autre l’allée de Marly qui mène vers d’autres beautés à découvrir mais que nous n’empruntons pas, faute de temps.

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Dans le parc, des photos qui nous montrent l’état du palais après la deuxième guerre mondiale. A la vue de ces clichés, on mesure mieux le travail accompli pour remettre en état les monuments et les jardins.

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Après le déjeuner pris sur le bateau, nous poursuivons nos visites par celle de la Cathédrale Saint Isaac. De dimensions colossales, c’est l’une des plus grandes cathédrales du monde et la troisième d’Europe, après Saint Pierre de Rome et Saint Paul de Londres. 111 m de long, 97,60 m de large surmontée d’une coupole culminant à 101,50 m. Elle a été construite en l’honneur de l’apôtre byzantin du IVe siècle qui était fêté le jour de l’anniversaire de Pierre Le Grand. La cathédrale actuelle est la quatrième construite sur ce lieu.

A l’intérieur des maquettes en bois nous montrent les différentes constructions qui se sont succédées. Les deux premières églises, bâties au bord de la Neva tombèrent vite en ruine à cause de l’instabilité du sol. Le troisième édifice s’avéra trop petit.

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Il fut alors organisé un concours pour le meilleur projet de reconstruction. C’est le français Auguste de Montferrand qui l’emporta. Parfaitement inconnu jusqu’alors, il fut nommé architecte en chef de la reconstruction de la cathédrale. Né en 1755 dans le Puy de Dôme, il entreprit des études d’architecture qu’il alterna avec le service armé dans les troupes napoléoniennes. En 1816 il fait un voyage à Saint-Pétersbourg et présente un projet au tsar Alexandre 1er. Son projet est accepté et il est nommé architecte de la Cour.

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La première pierre est posée le 26 juillet 1819. Les travaux pour les fondations commencent juste après et durent 5 années. Il fallut enfoncer 24 000 pilotis dans le sol marécageux de la Neva. La terre se tassa si fortement qu’elle put supporter le poids de la cathédrale.

A l’extérieur et à l’intérieur il fallut dresser des colonnes monolithiques, dont certaines en granit provenant de Finlande. L’érection de ces colonnes nécessita toutes sortes d’appareils ingénieux. Notre guide nous montre la maquette du dispositif qui permit à l’époque de lever, en 45 mn, ces colonnes, dont plusieurs atteignaient 15 m de hauteur… !

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La première fut mise en place le 20 mars 1828. Les murs et les piliers intérieurs sont terminés en 1836 et en 1840 on finit de dorer la coupole du dôme. Il faudra encore 10 ans pour terminer l’ensemble. Elle a été inaugurée le 30 mai 1858, en présence de la famille impériale et des plus hauts dignitaires de l’empire. Jusqu’en 1917, ce fut l’église principale de la capitale … avant de devenir un musée de l’Athéisme
Ce fut le dernier chantier important de l’époque du servage : on y employa presque exclusivement des serfs et des paysans affectés sur les terres de l’Etat. Sur les 400 000 ouvriers qui participèrent à la reconstruction de la cathédrale, près d’un quart moururent de maladie ou d’accident.

Auguste de Montferrand mourut le 10 juillet 1858. Il voulait être enterré dans la cathédrale Saint Isaac, mais comme il était catholique, ce n’était pas envisageable dans une église orthodoxe. La cérémonie eut lieu dans la cathédrale Saint Catherine, puis le cortège fit trois fois le tour de Saint Isaac en hommage à son constructeur. Son inhumation eut lieu au cimetière de Montmartre à Paris le 9 novembre 1858. Dans la cathédrale on peut voir son buste

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Les travaux de décoration intérieure durèrent 7 ans.

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On peut admirer la polychromie du revêtement des murs, le pavement du sol, les sculptures dorées, les mosaïques.

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Pour cette décoration on utilisa 400 kg d’or, 1000 tonnes de bronze, 16 000 kg de malachite.

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Pour le revêtement des murs et des piliers et le pavement des sols, on employa du marbre de toutes les couleurs : jaune, gris, rose, vert, rouge ….

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L’iconostase principale.

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Ses colonnes, aux allures de monolithes, sont en fait creuses. Placées sur des bases en bronze, elles sont recouvertes de fines plaquettes de pierres précieuses, soigneusement combinées entre elles suivant leur dessin et leur couleur.

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Le maître-autel est décoré d’un vitrail qui représente la Résurrection du Christ.

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De part et d’autres de la porte sacrée, les icones principales : la Vierge

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le Christ

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Saint Isaac

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La coupole est décorée d’une vaste composition de 800 m2 rappelant le triomphe de la Vierge et fut exécutée par le peintre Karl Brioullov.

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Deux chapelles latérales aux iconostases moins grandes

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et pour terminer la visite, un arrêt devant l’une des grandes portes intérieures en bronze exécutées par un artiste qui s’inspira des portes d’or du baptistère de Florence

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En sortant, un dernier coup d’œil à ces colonnes monolithes de granit dont la levée se faisait en 45 mn … !

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Notre visite de la ville se termine aujourd’hui par la Forteresse Pierre-et-Paul.

Au début du XVIIe siècle, le royaume de Suède s’empare du delta de la Neva. Après la guerre du nord, la Russie reprend ces terres qui lui assurent le débouché sur la mer. Sous la menace d’une nouvelle invasion, Pierre 1er entreprend d’ériger une citadelle sur l’une des îles du delta, afin de protéger les terres nouvellement reconquises. C’est sur la petite Île aux Lièvres qu’il choisit d’établir sa forteresse pour protéger le delta de la Neva contre les Suédois. Cette île semblait spécialement destinée à l’édification d’une citadelle : de dimensions réduites (moins de 700 m de long et 400 m de large), elle était protégée au sud et à l’ouest par le fleuve. Au nord et à l’est par des marécages.

Le 16 mai 1703, jour où fut posée la première pierre de la Forteresse Pierre-et-Paul est considéré comme la date officielle de la fondation de la ville. Les travaux avancent très vite. Au prix d’un effort qui entraina des dizaines de milliers de morts parmi les paysans, artisans et soldats transplantés en ces lieux, le delta est asséché, les rives consolidées. On commence par construire des bâtiments en bois, mais très vite on les refait en pierre. Pour accélérer les travaux, le tsar interdit pendant plusieurs années la construction d’édifices en pierre dans le reste du pays. Un impôt spécial est même instauré : chaque péniche descendant le cours de la Neva, chaque chariot entrant dans la ville doit apporter une quantité déterminée de pierres.

Dès l’origine la forteresse répondait aux plus grandes exigences de l’art des fortifications. Suivant les contours de l’île, elle a la forme d’un hexagone étiré, avec six bastions aux angles, reliés par des courtines.

Nous entrons dans la citadelle par la porte Saint Nicolas.

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Cette forteresse n’a jamais eu à soutenir de siège et dix ans après sa fondation, elle était déjà utilisée comme prison. Le premier détenu fut le tsarévitch Alexis, propre fils de Pierre 1er, accusé d’avoir participé à un complot contre son père. Condamné à mort, le jeune homme mourut avant l’exécution de la sentence. Après lui de nombreux écrivains comme Dostoïevski, des décembristes (ces officiers souvent issus de l’aristocratie qui réclamaient l’abolition du servage en décembre 1825), des anarchistes, des révolutionnaires démocrates y furent détenus

Quelques membres de la famille Romanov jetés dans ses cachots avant d’être fusillés, font partie des derniers prisonniers, ainsi que nombre d’anonymes incarcérés entre 1917 et 1924, date où la prison fut définitivement fermée.

Edifiée entre 1714 et 1733 la Cathédrale Pierre-et-Paul remplaça l’église de bois construite au cœur de la forteresse. On procéda en premier lieu à la construction du clocher. D’une hauteur de 122,5 m, il fut longtemps l’édifice le plus haut du pays. Il reste aujourd’hui le point architectural le plus élevé de la ville.

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Cette cathédrale est le lieu de sépulture des tsars. Jusqu’au XVIIIe siècle ils étaient enterrés dans la cathédrale de l’Archange Saint-Michel à Moscou. La dernière volonté de Pierre 1er était d’être inhumé au cœur de sa capitale.

Quand il mourut en 1725, la construction de l’église n’était pas achevée. Sa dernière volonté fut néanmoins respectée : son corps fut embaumé et enterré dans la cathédrale six ans plus tard. Depuis tous les empereurs et membres de leurs familles, à quelques exceptions près, y ont été enterrés, y compris le dernier souverain Nicolas II. Le nom de Nicolas II évoque une page tragique de la famille Romanov. Dans la nuit du 17 juillet 1918, Nicolas II, sa femme Alexandra Fiodorovna et leurs cinq enfants furent assassinés à Iekaterinbourg, en compagnie de leurs trois serviteurs et de leur médecin. La fille ainée Olga avait 23 ans et le fils cadet Alexis en avait 14. Les restes furent retrouvés en 1979 et identifiés en 1991. Après des tests génétiques, les dépouilles furent inhumées dans la cathédrale. Les descendants des Romanov, le président Elsine et des représentants des autorités étrangères assistèrent à la cérémonie, le 17 juillet 1998, jour du 80e anniversaire de l’assassinat.

L’intérieur lumineux de la cathédrale contraste avec l’atmosphère sombre des églises orthodoxes. Des colonnes roses et vertes, des dorures, des lustres étincelants lui donnent un air de fête.

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Autre trait inhabituel, l’abondance de tableaux, la tradition n’autorisant que les fresques et les icones.

L’influence occidentale est confirmée par la présence insolite pour une église orthodoxe, d’une chaire.

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Elle est décorée de peintures des apôtres Pierre et Paul et des quatre évangélistes.

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Le sanctuaire est séparé du reste de la cathédrale par une magnifique iconostase réalisée en bois doré.

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La nef de la cathédrale est le panthéon des Romanov. De Pierre le Grand à Nicolas II, tous les souverains reposent ici, à l’exception de Pierre II et Ivan VI. Les tombeaux, des sarcophages d’une extrême simplicité sont exécutés en marbre blanc de Carrare, ornés d’une croix en bronze doré et pour ceux des Romanov qui ont régné, de quatre aigles bicéphales.

Les tombeaux des empereurs du XVIIIe siècle se trouvent devant la partie droite de l’iconostase.
Dans la deuxième rangée, directement devant l’iconostase, reposent de droite à gauche, Anna Ivanovna, Pierre III et sa femme Catherine II (la Grande Catherine)

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Dans la première rangée de droite à gauche : Pierre 1er avec un buste de l’empereur, son épouse Catherine 1re et leur fille Elisabeth 1re. Ces tombes ont été fleuries la veille de notre visite par le premier ministre venu à Saint-Pétersbourg pour une commémoration.

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De l’autre côté de la porte sainte se trouvent les sépultures des empereurs du XIXe siècle.

Dans la deuxième rangée, directement devant l’iconostase, de gauche à droite : l’empereur Paul 1er, (une gerbe de fleurs blanches sur son tombeau), son épouse Maria Fiodorovna, leur fils Alexandre 1er et son épouse Elisabeth Fiodorovna.

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Dans la première rangée, de gauche à droite le tombeau de Nicolas 1er, le troisième fils de Paul 1er, côtoyant celui de son épouse Alexandra Fiodorovna.

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Le dernier tombeau est celui de la fille ainée de Pierre 1er, la grande duchesse Anne, qui n’a pas régné, mais qui fut la mère de Pierre III. Vous pouvez remarquer que sur son tombeau on voit la croix orthodoxe, mais pas les quatre aigles bicéphales.

Dans la nef nord on peut voir deux tombeaux qui diffèrent des autres : il s’agit de la sépulture d’Alexandre II et de celle de son épouse Maria Alexandrovna.

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Le sarcophage d’Alexandre est taillé dans du jaspe vert d’Altaï et celui de Maria dans de la rhodonite rose de l’Oural. Les deux sarcophages ont été installés en 1906, à l’occasion du 25e anniversaire du tsar Alexandre II, le tsar « libérateur », célèbre pour avoir aboli le servage.

Dans la même rangée se trouvent les tombeaux d’Alexandre III et de son épouse Maria, mère de Nicolas II.

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Cette princesse danoise réussit à échapper aux massacres de la révolution en émigrant au Danemark. En 2006 sa dépouille fut ramenée en Russie et inhumée aux côtés de son époux.

Dans la chapelle Sainte Catherine, le 17 juillet 1998 a eu lieu la cérémonie funéraire des obsèques de Nicolas II, avec sa famille et ses serviteurs assassinés à Iekaterinbourg en 1918.

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Après la visite des bâtiments, nous faisons une promenade sur l’esplanade.

Lui faisant face, l’hôtel de la monnaie.

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Cet édifice néoclassique fut construit en 1805 et servit depuis lors à frapper la monnaie. Il ne cessa jamais de fonctionner et aujourd’hui encore on y frappe des pièces commémoratives, des médailles et des décorations.

La statue de Pierre 1er.

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Inaugurée en 1991, cette statue en bronze est l’œuvre de Mikhaïl Chemiakine. Elle va à l’encontre des représentations habituelles : assis dans un fauteuil, le tsar semble las de porter l’immense fardeau de ses réformes. La disproportion du corps ajoute à la controverse provoquée par l’œuvre : les mains et les pieds énormes du personnage

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contrastent avec sa petite tête, inspirée du masque mortuaire de Pierre 1er réalisé par Bartolomeo Rastrelli.

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Nous terminons notre visite en écoutant des chants russes, religieux et profanes, chantés par un groupe de musiciens qui nous proposent ensuite leurs CD.

A 20h nous nous retrouvons dans une salle pour assister à un spectacle folklorique.

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Pendant près de deux heures une troupe de musiciens, musiciennes,

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chanteurs,

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chanteuses,

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danseurs, danseuses,

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nous fera vivre au son des chants et des danses cosaques. Un vrai bonheur… !

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Après ce spectacle, diner sur le bateau et repos. Demain matin nous allons visiter le Palais de Catherine la Grande à Pouchkino.