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Vendredi 29 mai (matin) : Tsarskoïe Selo à Pouchkino

mardi 30 juin 2015, par Yvette Prigent

Vendredi 29 mai 2015.

Aujourd’hui nous prenons la route de Tsarskoïe Selo, dans la ville de Pouchkino, à 25 kms au sud de Saint-Pétersbourg. Nous sommes accueillis par une fanfare qui interprète des airs du folklore russe.

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Ce palais a été construit sur un terrain offert par Pierre Le Grand à sa femme Catherine 1re. En 1711 elle y fit élever un petit palais. A sa mort, le domaine passa à sa fille la grande duchesse Elisabeth 1re, qui devenue impératrice en 1741, décida de transformer les bâtiments en un palais fastueux. C’est l’architecte Bartolomeo Rastrelli qui réalisa le plus gros du travail. Le palais fut baptisé Catherine, en l’honneur de la mère d’Elisabeth 1re. Plus tard Catherine II (la Grande Catherine), prit une part active à l’embellissement du domaine en confiant à des architectes la décoration et l’aménagement intérieur du palais et la réalisation de certaines constructions dans le parc. C’est également sous son règne que fut construit, pour son petit-fils Alexandre 1er, le palais Alexandre. Ce fut la résidence officielle du dernier des Romanov Nicolas II et de sa famille et c’est là qu’il se réfugia avec sa famille après son abdication en 1917. C’est de là qu’avec son épouse et ses enfants, ils furent transférés à Tobolsk puis à Ekaterinbourg où ils furent tous massacrés.

La visite de Tsarskoïe Selo est aussi une rencontre avec Alexandre Pouchkine qui y passa six années lorsqu’il étudiait au Lycée Impérial de 1811 à 1817. Il y vécut également après son mariage et trouva l’inspiration au cours de ses promenades dans le parc. Du palais, on y accédait par une arche qui franchissait la rue.

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Le palais Catherine frappe par ses dimensions : plus de 300 m de long. Rastrelli sut éviter la monotonie, grâce à des variations de couleurs et de formes : des murs bleu azur, des colonnes blanches

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A l’origine, les sculptures qui semblent tenir l’édifice étaient recouvertes d’or. Aujourd’hui elles sont peintes d’une couleur ocre sans éclat.

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Seules les dorures des grilles

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et celles des bulbes couronnant la chapelle sont recouvertes d’une fine couche d’or.

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Notre visite commence par l’escalier d’honneur qui occupe toute la largeur du bâtiment.

Les rideaux rouges se détachent sur le fond blanc de ses murs et de ses plafonds décorés par des tableaux de maîtres italiens.

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Des porcelaines chinoises et japonaises sont installées sur les consoles des murs.

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Une belle pendule également

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A suivre, la Grande Salle. Cette pièce de 846 m2 apparait encore plus grande grâce à ses multiples miroirs, à la profusion des éléments dorés et aussi à son plafond peint.

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C’est l’une des plus vastes salles de tous les palais de Saint-Pétersbourg et de ses environs aménagés par l’architecte Rastrelli pendant les années 1750. Le volume est encore augmenté par 24 grandes fenêtres au premier niveau surmontées de 24 autres au deuxième niveau.

L’élément principal du décor de cette immense salle est l’abondance d’ornements sculptés et dorés.

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Lors de la restauration, une partie des sculptures a été réparée, l’autre reconstituée d’après des échantillons qui s’étaient conservés, selon des techniques anciennes.

Au plafond une peinture grandiose représentant le triomphe de la Russie.
Le parquet en marqueterie contribue à la splendeur de l’ensemble. Pour le protéger nous avons enfilé des chaussons.

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Il faut imaginer son éclat à la lumière de 700 bougies allumées au cours des réceptions et des bals … !

Les portes de la Grande Salle mènent dans trois antichambres décorées de motifs baroques en bois ciselé et doré selon des dessins de Rastrelli.

Dans la première antichambre, on peut admirer des poêles revêtu de carreaux en faïence bleue.

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Le plafond peint devait être splendide, éclairé par 300 bougies

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Dans la deuxième antichambre, toujours un décor de motifs en bois ciselé et doré. Des glaces qui agrandissent la pièce. Dans celle-ci une table est dressée.

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Elle nous montre la richesse de la vaisselle d’époque.

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La troisième antichambre est décorée de colonnes dorées

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Les travaux de restauration dans les antichambres débutèrent par la reconstruction des plafonds peints qui avaient disparu durant la dernière guerre après l’effondrement des combles, sous les bombardements

La Salle des Arabesques

L’architecte Charles Cameron a commencé ces travaux dans cette salle en 1781. Elle est très lumineuse avec sa gamme de couleurs blanc-bleu et or. A mi-hauteur des murs, une corniche moulée fait tout le tour de la pièce.

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Au sol un magnifique tapis recouvre presque toute la surface.

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La salle tire son nom des ornements du plafond et des arabesques largement utilisées dans le décor des murs.

La Salle à manger des Chevaliers.

Cette salle était destinée aux réceptions des chevaliers de différents ordres. Sur les tables sont exposés trois magnifiques services, fabriqués à la Manufacture Impériale de porcelaine, qui portent les armoiries des trois ordres russes les plus importants : au centre le service de Saint-André réservé à la noblesse ; à gauche celui de Saint-Georges réservé aux officiers supérieurs ; à droite celui de Saint-Vladimir pour les personnalités civiles. Les tables ne se trouvaient pas en permanence dans la salle à manger mais y étaient apportées en cas de nécessité.

Saint-André

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et sa vaisselle

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Saint-Georges

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Saint-Vladimir

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La Salle à manger Blanche


C’est la salle à manger d’apparat. Les repas que l’on donnait dans cette salle étaient particulièrement splendides. La table était recouverte d’une nappe blanche ornée d’une guirlande de fleurs.

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Il y avait un service spécial pour ces repas, fabriqué à la Manufacture de porcelaine Feodor Gardner dont la renommée égalait celle de la manufacture impériale.

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A suivre deux salons : le Salon Framboise et le Salon Vert.

Ils sont décorés de pilastres en verre sous lesquels se trouvent des paillettes de couleurs framboise et verte, d’où le nom des deux salons. La structure fait penser aux pierres précieuses. Autrefois ces salles n’avaient pas de destination spéciale. Aujourd’hui, au centre du Salon Framboise on peut voir une table de jeux sur laquelle se trouve un jeu d’échecs en provenance de Chine : les figurines sont en ivoire, incrusté de nacre.

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Les grands poêles sont revêtus de carreaux peints de cobalt (ce qui les rend semblables à des carreaux de faïence)

Vient ensuite le Cabinet d’Ambre qui est la salle la plus précieuse du palais Catherine. A l’origine ce chef-d’œuvre était constitué de 6 panneaux de chêne couvrant plus de 100 m2 et incrustés de 6 tonnes d’ambre, de miroirs et de mosaïques italiennes à base de pierres précieuses. Il avait été réalisé au début du XVIIIe siècle pour le palais du roi de Prusse Frédéric 1er à Berlin. Pierre le Grand l’admire lors d’une visite dans cette ville et le fils de Frédéric lui en fait cadeau. En 1754, la chambre d’ambre est montée dans le palais de Catherine. Des artisans allemands et russes élargissent le décor pour l’adapter au nouvel espace.

Après avoir émerveillé les visiteurs pendant près de deux siècles, il est démonté par les nazis lors de l’occupation allemande et rapatrié à Königsberg. Mais lorsque les soviétiques reprennent cette ville, ils n’en découvrent aucune trace. Après trente ans de vaines recherches, le gouvernement de l’URSS décide de reconstruire à l’identique la merveille disparue. Reconstitué centimètre par centimètre pendant une vingtaine d’années par les plus éminents spécialistes de Russie, le cabinet d’Ambre fut achevé grâce à une dotation faite par une société allemande.
Le nouveau cabinet d’Ambre fut inauguré en mai 2003 pour la fête du tricentenaire de Saint-Pétersbourg par le président Poutine et le chancelier Gerhardt Schroeder. L’espoir de retrouver la décoration d’origine est réapparu en 1997 avec la découverte en Allemagne d’une mosaïque d’origine. Pour le moment le mystère demeure … !

Nous n’avons pas l’autorisation de prendre des photos dans cette pièce. Sur internet je prends une photo de cette chambre qui rend compte du travail réalisé … !

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La Salle des Tableaux

L’élément principal de cette salle est un ensemble de tableaux, accrochés les uns à côté des autres.

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Rastrelli recouvrit entièrement les murs de 130 toiles dues à des peintres d’Europe occidentale des XVIIe et XVIIIe siècles.

La Petite Salle à manger Blanche

Ses meubles

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et son plafond

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Le Salon d’Alexandre 1er

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La Salle à manger Verte

Elle fut décorée par Charles Cameron.

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Sur le fond vert clair des murs, des moulures sont mises en relief.

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Avant de visiter le jardin nous passons devant des clichés qui font découvrir l’état du palais à la fin de la seconde guerre mondiale. En les visionnant, on mesure le travail fourni pour sa restauration … !

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Le Parc Catherine.

C’est un vaste parc de près de 300 ha qui se compose de deux parties : le vieux jardin, face au palais Catherine et le parc paysager à l’anglaise, organisé autour d’un grand étang.

Traversé d’allées rectilignes, le vieux jardin est orné de statues. De part et d’autre de l’allée centrale, deux petits étangs. Près de l’un d’entre eux, le Pavillon des Bains Supérieurs qui se reflète dans les eaux de l’étang et qui était réservé à la famille impériale.

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Il abrite maintenant des expositions temporaires.

Le vieux jardin est délimité au sud par un ensemble de bâtiments, œuvre de Charles Cameron.

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Nous profitons des escaliers d’accès aux constructions pour faire une photo de groupe.

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Le parc paysager s’organise autour d’un grand étang. En son milieu, une île qui abrite un pavillon que l’on devine entre les arbres. Construit par Rastrelli au milieu du XVIIIe siècle, elle servit de salle de repos et de refuge aux musiciens qui jouaient tandis que l’impératrice et ses invités faisaient une promenade en barque.

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Toujours en bordure du grand étang, le Pavillon des Bains Turcs fut construit en 1852. Monument célébrant la victoire qui conclut la guerre russo-turque de 1828-1829, le bâtiment évoque une mosquée avec son minaret.

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La Grotte qui fut construite sur un projet de Rastrelli en 1749.

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Elle servait de lieu de repos lors des promenades en bateau.
Catherine II aimait y passer très tôt le matin. Nous y entendons un groupe de chanteurs russes.

Dans l’axe des bains turcs , émergeant des eaux, la Colonne de Tchesmé, érigée en 1776, en l’honneur de la victoire navale remportée par la Russie sur les Turcs en 1770, dans la baie de Tchesmé, en mer Egée.

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Haute de 25 m, elle est ornée de rostres et couronnée de l’aigle bicéphale dominant le croissant turc.

En quittant le parc, nous passons devant l’Amirauté.

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Construite en 1777, elle était destinée à abriter les barques et les petits bateaux de plaisance d’où le nom de l’ensemble.
A l‘étage supérieur se trouvait une salle de repos.

Ici se termine notre visite de ce palais, impressionnés par son histoire et admiratifs devant le travail de restauration entrepris pour lui redonner tout le lustre qu’il a aujourd’hui.