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Samedi 28 mai 2016 : de Dublin à Cork

mardi 26 juillet 2016, par Yvette Prigent

Samedi 28 mai 2016 : de Dublin à Cork.

Ce matin nous quittons la ville de Dublin en direction de Cork où notre ferry, le Pont-Aven nous attend pour nous ramener à Roscoff.
Notre progression vers le sud comporte une première étape : Cashel dans le comté de Tipperary. Nous traversons une campagne très verdoyante. C’est là que l’on trouve la plus grande partie des terres cultivées du pays.

Robert notre chauffeur fait un premier arrêt pour que nous nous rendions compte de la configuration des lieux.

La butte de Cashel, haute d’une soixantaine de mètres, contient certains des vestiges religieux les plus intéressants du pays. Au sommet de la colline on peut voir la tour ronde et les ruines de l’ancienne cathédrale. Ici résidaient les rois de Munster de 370 à 1101, dont le pouvoir s’étendait sur une grande partie du sud de l’Irlande. Capitale du royaume de Munster, christianisé au V° siècle par Saint Patrick, Cashel est l’un des hauts lieux de l’Irlande chrétienne primitive. Plusieurs légendes courent sur le Rock.
En ce lieu, le trèfle aurait permis à Saint Patrick d’expliquer au roi Aengus, le mystère de la Sainte Trinité et de le convertir. Voilà pourquoi cette feuille trilobée est le symbole de l’Irlande. Le jour du baptême, dans la ferveur de la cérémonie, Patrick aurait planté sa crosse dans le pied royal. Aengus encaissa sans mot dire, pensant que l’épreuve faisait partie du rituel… !

Surplombant la plaine environnante, le rocher de Cashel était le site d’une fortification du IV° siècle pour les rois de Munster et plus tard au X° siècle, Brian Boru qui parvint à unir l’Irlande sous son égide, y fut couronné et baptisa sa capitale Cashel. Les différentes constructions que l’on voit en ce lieu datent d’époques différentes. La plus ancienne serait le tour ronde, haute de 28 m et, daterait d’environ 1100. L’édifice servait alors à surveiller les abords de la forteresse et à y entreposer de nombreux manuscrits et des reliques religieuses d’une grande valeur.
Nous entrons par le manoir des maitres de chapelle qui renferme un musée que nous visiterons en partant.

Le site entouré de murs se compose d’un château, d’une cathédrale, d’une chapelle et d’une tour ronde.

Sur le parvis de la cathédrale nous voyons la croix de Saint Patrick, datant du XII° et érigée sur une pierre votive du IV° siècle.

A droite, la chapelle de Cormac ne peut être visitée parce qu’en cours de restauration.

L’entrée est commune au château à gauche et à la cathédrale à droite.

La cathédrale est bâtie en forme de croix. Construite au XIII° siècle, de style gothique, elle comporte un clocher central érigé un siècle plus tard. De l’intérieur on peut voir la tour ronde qui est accolée au transept nord.

En sortant, nous arrivons dans le cimetière avec ses tombes ornées de hautes croix.

De là on voit aussi en contrebas, entourées de vaches qui mangent et se reposent, les ruines de l’abbaye de Hore, la dernière abbaye cistercienne construite en Irlande.

Et encore la tour ronde

Nous terminons la visite par celle du musée qui renferme la croix originale de Saint Patrick dont nous avons vu une réplique sur le parvis de la cathédrale. Elle ne possède pas l’anneau distinctif des croix celtiques

Dans ce même musée des objets ayant été découverts lors de fouilles sur les lieux.

Avant d’aller déjeuner dans un restaurant, tout près, au pied du rocher, l’équipe organisatrice du voyage profite d’une table à l’ombre pour dresser un apéritif au cours duquel nous allons remercier notre guide Margareth et notre chauffeur Robert.

Leur complicité, réelle pendant tout le voyage, a permis une belle découverte du pays, Robert, avec humour, complétant parfois les informations de Margareth.

Après le déjeuner nous reprenons la route de Cork. Pour le voyage retour le Pont-Aven nous attend à quai.

On largue les amarres

et on profite du soleil pour une balade sur le bateau. La sortie du port de Cork de fait en longeant la ville de Cobh

Cette petite localité présente un intérêt historique. Lors de la grande famine de 1845, les fermiers qui ne pouvaient plus payer leur loyer, furent expulsés. Plutôt que de mourir de faim, beaucoup choisirent d’émigrer et Cobh devint l’un des principaux points de départ. Les candidats à l’exil arrivaient à pied ou en train et devaient attendre parfois des jours durant, une place sur un navire. Bien des armateurs sans scrupules extorquèrent ainsi les derniers sous des émigrants pour un voyage accompli dans des conditions atroces. En un siècle, plus d’un million et demi d’Irlandais quittèrent leur île pour l’Amérique.
C’est aussi de Cobh que partit le 11 avril 1912, le Titanic pour son premier et dernier voyage. Y embarquèrent 123 passagers.

Sur les coteaux de la rive de belles demeures attestent la splendeur passée de la localité.

Egalement, la grande cathédrale de Saint Colman qui dresse sa fine flèche, célèbre pour son carillon à 47 cloches.

Au détour d’un petit phare nous prenons la route du large.

Nous dînons à bord du Pont-Aven

et profitons de leur buffet d’entrées très généreux.

Après le repas, avant de regagner nos cabines, un dernier coup d’œil au soleil.

Arrivée à Roscoff, toujours sous le soleil, après une nuit tranquille à bord..

Merci à Gaby et Georges pour leurs photos qui m’ont servi de support pour certains sujets et à très bientôt pour d’autres aventures … !

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