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De Bangkok à la rivière Kwaï

mercredi 30 novembre 2016, par armelle le loer

Bangkok, la rivière Kwaï
Nous quittons Bangkok aux aurores et sous la pluie . La circulation est complètement bouchée. Les gens qui travaillent en ville, nous dit notre guide, passent plus de temps dans leur voiture que chez eux. Nous croisons des navettes qui conduisent les ouvriers à leur usine. Beaucoup sont Birmans ou Philippins et travaillent dans l’agro-alimentaire ou la production de bio-diesel à partir de la canne à sucre.
Nous remarquons de chaque côté de la route, des bassins d’élevage de poissons et de crevettes , des marais salants. Le sel est en vente directe dans de petites échoppes installées au bord de la route.

Peu à peu le paysage change. Nous approchons des plantations de cocotiers. Nous allons assister dans une exploitation à la fabrication de sucre de coco à partir de la mélasse de fleur de coco. Celle-ci est bouillie jusqu’à l’obtention d’une pâte sucrée.

Nous visitons la maison traditionnelle thaï du maître des lieux. C’est une maison en bois de teck sur pilotis aux nombreuses ouvertures. Elle se compose d’une grande pièce de vie au parquet ajouré et verni .On peut y voir des objets anciens de la vie quotidienne, des instruments de musique, 2 tableaux présentant l’alphabet thaï, l’autel des ancêtres entouré d’une quantité impressionnante de photos de famille et du roi Rama 9 et l’autel de Bouddha orné de fleurs et de bâtons d’encens devant lequel, chaque jour la famille se prosterne. Une pièce à part , la cuisine assez rudimentaire .Un magasin de souvenirs est installé au rez-de-chaussée.
un bananier , la fleur et un régime.
Nous nous rendons ensuite au marché flottant de Damnoen Saduak situé dans la province de Ratchaburi au sud-ouest de Bangkok. L’embarquement par 4 ou 6 à bord des pirogues à moteur se montre délicat . Nous apercevons sur les rives les villageois qui vaquent à leurs occupations sans être troublés par le va-et-vient incessant et le bruit des moteurs. Nous ne tardons pas à découvrir le marché foisonnant de production locale : fruits, légumes, insectes grillés, crevettes et poissons séchés ,plats cuisinés que proposent les villageoises en chapeau de paille et tunique bleue à bord de leur petites embarcations.

Après un bon déjeuner au pied du pont de la rivière Kwaï et une petite sieste réparatrice dans le car, nous arrivons au pied de la cascade de Saï Yok Noï, lieu de villégiature où l’on vient se rafraîchir en famille. La chute impressionnante est entourée d’une végétation abondante de bambous et de tecks. La ligne de chemin de fer qui reliait autrefois la Thaïlande et la Birmanie passait à proximité.
Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à la gare .Notre guide nous presse pour monter à bord du » chemin de fer de la mort »construit par les Japonais pendant la seconde guerre mondiale. Toutes vitres baissées, le train fonce à travers la jungle épaisse .On aperçoit par moment la rivière qui coule au fond de la vallée et au loin la montagne dans la brume .De petites villages aux habitations de bois et de tôles, une école, des temples bordent parfois la voie ferrée.
La journée se termine par un dîner typique sur un radeau tracté d’où nous admirons le pont de la rivière Kwaî illuminé.