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Chiang Raï, Doï Tung, Chiang Maï

lundi 5 décembre 2016, par armelle le loer

« Chiang Raï, Doï Tung, Chiang Maï »

En quatre-quatre, par équipe de 8, nous partons en excursion dans les villages où vivent des minorités ethniques qui en raison de leur éloignement ne parlent pas le thaïlandais. En chemin, nous nous arrêtons près d’une plantation d’ananas.

C’est chez les Akka que nous arrivons en premier. Passage obligatoire par la porte des esprits pour respecter les rites ancestraux des villageois. Ici aussi les habitations de bambous et de roseaux sont sur pilotis. Accompagnés de femmes et d’enfants qui nous proposent des tissages aux couleurs vives, des poupées, des bracelets de leur fabrication, nous arrivons à l’église .Nous y entrons et entonnons un chant à Marie ( la première qui nous a indiqué le chemin).

Nous reprenons le quatre-quatre pour nous rendre dans un village Yao .Les maisons à même le sol sont sans ouvertures, la famille vit plutôt à l’extérieur. Plus réservées, les villageoises en costume traditionnel, gilet et toque noirs, boa de laine rouge autour du cou, jupe brodée nous attendent derrière leurs étalages.

La route nous mène ensuite au Triangle d’or, région située au nord de la Thaïlande, à la frontière de la Birmanie et du Laos. Autrefois, la drogue provenant de la culture du pavot y était achetée en or, ce qui explique sa dénomination actuelle.

Nous traversons de superbes paysages de montagne pour atteindre Doï Tung. A son sommet, le Wat Phra Doï Tung et ses 2 cheddi de style Lanna brillamment restaurés offrent une belle vue sur la montagne et la vallée du Mékong.

La route étroite traverse en sinuant les forêts avant d’atteindre le sommet où l’on voit par temps clair la Birmanie.

Nous nous arrêtons ensuite au palais royal d’été que la reine Mae Fan Luang , mère du roi Rama 9 qui vient de décéder, a fait construire dans le courant du 20e siècle.

Tenue correcte exigée !

Bâtie en pin et en teck, son architecture, inspirée peut-être par son séjour en Suisse rappelle celle d’un chalet. Au cours de la visite nous apprenons avec étonnement la personnalité de cette femme. Née dans une famille pauvre, elle part aux U.S.A comme infirmière et rencontre son futur mari, le roi Rama 7.Ils auront 3 enfants. A la mort du roi , elle quitte le pays en 1933 et vient vivre à Lausanne. Elle y élève ses enfants dans la simplicité et leur donne une bonne éducation. De retour dans la région, elle lance différents projets pour améliorer la vie rude des montagnards .Pour empêcher la déforestation massive, elle encourage la diversification des cultures en substitution à celle de l’opium. Elle met aussi en place les moyens pour surmonter les problèmes sociaux de la région à travers l’éducation et la formation.

Notre chemin nous entraîne ensuite dans les superbes jardins du palais royal où les innombrables variétés et la luxuriance des fleurs et des arbres ont de quoi faire pâlir d’envie les meilleurs jardiniers de nos parcs nationaux.

L’après-midi commence par une halte au musée de l’opium. Dans les vitrines , sont rangés des outils de récolte, des balances, des poids minuscules aux formes animales, des pipes diverses. Des panneaux nous renseignent sur les différents stades de la culture et de la transformation du pavot en poudre.

L’après-midi , c’est la promenade sur le Mékong . Nous comprenons bien le sens de " triangle d’or". En effet, nous longeons 3 pays ( nous avons dû laisser nos passeports avant d’embarquer !) : la Birmanie, Le Laos et la Thaïlande.
Nous apercevons les casinos autorisés au Laos mais interdits en Thaïlande.Au Laos, les chinois, qui aiment beaucoup le jeu, construisent des casinos.
Les Birmans et les Thaïlandais peuvent venir y jouer également. En réponse, les Thaïlandais ont bâti un temple avec un Bouddha géant doré.

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