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L’Andalousie.. 13, 14 mai 2017

mardi 13 juin 2017, par armelle le loer, Danielle le Bohec

Samedi 13 mai

C’est sous un grand ciel bleu et un soleil prometteur que nous quittons notre chère Bretagne pour un nouveau dépaysement en terres andalouses.
Nous atterrissons à Séville après un vol de 2 heures à peine. Il fait nuit .Trini, notre guide nous accueille et nous conduit aussitôt à notre hôtel. Une longue journée nous attend.


Dimanche 14 mai : Séville

Notre périple commence par une visite panoramique de Séville sur le site de l’Exposition universelle de 1992. Nous découvrons les différents pavillons construits pour l’occasion sur l’île de la Cartuja. L’Exposition avait pour thème « L’Ère des Découvertes » et célébrait les 500 ans de la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. Plus de cent pays y étaient représentés.
Trini attire notre attention sur l’architecture du pavillon du Maroc, de la Colombie, du Mexique, du Brésil .Nous traversons à pied le jardin botanique Maria Luisa. Ancien jardin du palais de San Telmo cédé à la ville par l’infante Maria Luisa d’Orléans, la veuve du Duc de Montpensier. Il contient une végétation dense de type tropical.
Deux éléments architecturaux dominent le parc.
La place d’Espagne, conçue pour l’Exposition ibéro-américaine de 1929 par l’architecte local Anibal Gonzales. C’est un vaste demi-cercle bordé d’un impressionnant palais de brique de marbre et de céramique. Quatre ponts consacrés aux royaumes de Navarre, de Castille, d’Aragon et de Leon relient la place centrale et le palais. Aux extrémités s’élèvent une tour de 80 m réplique de celle de la Giralda. Des bancs et des ornements en céramique peinte (azulejos) sont adossés aux deux ailes. Ils représentent 48 des 50 provinces d’Espagne.
La place d’Amérique est un grand jardin andalou flanqué d’un édifice néo-plateresque aujourd’hui musée de l’archéologie et d’un pavillon moudéjar qui connut son heure de gloire lors du tournage du film Laurence d’Arabie.

Une visite panoramique de la ville nous permet de découvrir également :

La Tour de l’Or qui est une tour d’observation militaire .Elle faisait partie des fortifications érigées autour du centre historique de la ville et de l’Alcazar par les Almoravides et les Almohades entre les 10è et 13è siècle.

Le port de Séville, un port fluvial situé sur la darse du Guadalquivir à 89 km de l’embouchure du fleuve sur l’Océan Atlantique. Il est le seul port fluvial commercial d’Espagne. Il contrôlait autrefois le commerce entre l’Europe et l’Amérique .Il est de nos jours fréquenté par de nombreux navires de croisière.

Un déjeuner fort agréable nous est servi sous la tonnelle à l’heure espagnole.

L’après-midi est consacré à la visite de la cathédrale Notre Dame du Siège (Santa Maria de la Sede).
C’est l’une des plus grandes cathédrales gothiques du monde et la plus grande d’Espagne. Elle mesure 132 mètres de long et 83 mètres de large. Elle possède une trentaine de chapelles latérales. L’édifice a été construit en lieu et place d’une mosquée almohade à Séville, dans le souci de symboliser, par un monument prestigieux, la prospérité de la capitale andalouse devenue une grande cité commerçante après la Reconquête chrétienne en 1248. Les bâtisseurs réutilisèrent des éléments et des colonnes de la mosquée et transformèrent en campanile son minaret, la fameuse tour de la Giralda, aujourd’hui devenue le symbole de la ville. Elle domine la ville du haut de ses 104 mètres. Elle fut construite à l’image du minaret de la mosquée Koutoubia de Marrakech.
L’intérieur, avec la nef la plus longue d’Espagne, est décoré de façon fastueuse, avec profusion d’ors. Dans le corps principal de l’édifice se distingue le chœur, qui occupe le centre de la nef, avec deux grandes orgues. Il s’ouvre sur la Capilla Mayor, qui est dominée par le colossal retable gothique comprenant 45 panneaux sculptés représentant des scènes de la vie du Christ. C’est le tableau d’autel le plus grand et le plus riche du monde et l’une des plus somptueuses pièces sculptées de l’art gothique.
La cathédrale possède le tombeau de Christophe Colomb qui fut enterré d’abord à Valladolid avant d’être transféré, quelques années plus tard, au monastère de la Cartuja à Séville. En 1541, conformément aux volontés du défunt, sa dépouille arrive aux Amériques et est inhumée dans la cathédrale Notre-Dame de l’Incarnation de la ville de Saint-Domingue.
Le 22 juillet 1795, le traité de Bâle donne à la France l’île de Saint-Domingue en compensation de territoires pyrénéens. Les Espagnols évacuent l’île et les restes de Colomb partent à La Havane, sur l’île de Cuba, restée colonie espagnole.
En 1898, quand Cuba devient indépendante après la guerre hispano-américaine, les restes de Colomb reviennent en Espagne et un tombeau monumental est construit dans la cathédrale de Séville.

À la fin du corps principal est la chapelle royale, construite par l’architecte Hernan Ruiz. Dans cette chapelle, sont enterrés les rois Ferdinand III le Saint et Alphonse X le sage et la reine Élisabeth de Souabe.

Elle abrite de plus un ostensoir monumental qui est le plus grand au monde.

L’Alcazar

Trini , notre guide nous conduit ensuite à l’Alcazar, palais fortifié construit par les Omeyyades d’Espagne et modifié à plusieurs reprises pendant et après la période musulmane. Au 13è siècle le roi Alphonse 10 entreprit de construire un palais gothique. Au siècle suivant, Pierre 1er, à la suite du tremblement de terre de 1356 y ajouta un splendide palais de style moudéjar. L’ensemble fut une nouvelle fois modifié par Charles Quint au 16è siècle.
Lors de ses déplacements à Séville, la famille royale d’Espagne utilise aujourd’hui l’étage.
On pénètre actuellement dans l’Alcazar par la porte dite du Lion de style almohade surmontée d’un panneau d’azulejos en céramique. Elle donne accès à la cour du même nom puis à la salle de la Justice connue aussi sous le nom de salle des Conseils. C’est là que le roi Pierre le Cruel rendait ses jugements. La salle, de plan carré, est couverte d’un plafond à caissons formés de motifs polygonaux qui s’imbriquent les uns dans les autres pour s’organiser en étoiles, élément de style typique de l’architecture moudéjar. Le sol, refait récemment, est pavé de tomettes et ponctué d’azulejos, disposés géométriquement autour d’un joli bassin circulaire en marbre blanc, à fleur de terre.
On parvient ensuite à la salle des Audiences où Christophe Colomb rencontra le roi Ferdinand et la reine Isabelle de Castille à la suite de son second voyage. Transformée en chapelle au 16è siècle, on peut y admirer un précieux retable, la Vierge des Navigateurs .La Vierge couvre de son manteau le roi Ferdinand le Catholique, l’Empereur Charles Quint et à genoux Christophe Colomb et Amerigo Vespucci.

La Cour des Poupées
La porte centrale du palais donne accès à un vestibule, d’où un petit couloir mène, à droite, à la cour des Poupées. Cette partie du palais était probablement réservée à la reine. Ce patio devrait son nom à la présence de minuscules visages, sculptés dans le stuc.
La cour des Demoiselles (Patio de las Doncellas)
Le nom de ce patio fait référence à la légende selon laquelle les maures exigeaient 100 jeunes filles vierges par an comme hommage de la part des royaumes chrétiens de la péninsule ibérique.
L’Alcôve Royale
L’Alcôve royale, aussi appelée Chambre des Rois Maures, donne sur la Cour des Demoiselles. Elle comprend deux salles, séparées par trois arcs en fer à cheval.

Nous terminons la visite de l’Alcazar en traversant ses superbes jardins.
Oasis de fraîcheur et de calme au centre de la ville, ils sont disposés en terrasses agrémentées d’une végétation verdoyante, d’une multitude d’orangers et de palmiers et d’innombrables fontaines et pavillons.

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