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GRENADE, 16 mai 2017

mardi 13 juin 2017, par armelle le loer, Danielle le Bohec


Mardi 16 mai

Grenade
Départ pour Grenade au pied de la Sierra Nevada. Nous sommes impressionnés par les étendues de cultures de céréales et de tournesol qui s’étendent de chaque côté de la route.
Une visite libre de la ville nous est proposée.
Nous en profitons pour découvrir la cathédrale de l’Incarnation. C’est un édifice de style Renaissance construite sous le règne des rois catholiques sur le site de l’ancienne Grande Mosquée nasride d’après des plans de Diego de Siloé. Entourée par des édifices importants comme la Chapelle royale, la Bourse du commerce ou l’ancien marché de la soie, elle domine de sa masse imposante le quartier environnant. L’espace intérieur de style gothique à cinq nefs séparées par quatre rangées de piliers est très vaste .La chapelle majeure surmontée d’une coupole de 45 mètres de haut est décorée de moulures, de stucs et de dorures. Les rois catholiques sont représentés agenouillés. L’ensemble est orné de nombreuses œuvres d’art dont de magnifiques retables.
Par le portail sud du transept, on accède à la chapelle royale.. Elle fut construite sur l’ordre de Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille car ils voulaient être enterrés dans la ville où avait eu lieu leur plus grande victoire sur les musulmans. On y trouve deux doubles sarcophages qui ne sont que des cénotaphes car les cercueils se trouvent dans une crypte située juste sous la chapelle.

Plan de la ville à la main, nous nous aventurons par petits groupes dans le quartier voisin pour nous imprégner de l’ambiance de la ville. Nous passons devant le monument représentant Christophe Colomb et la reine Isabelle de Castille pour nous rendre rue de la tristesse, Paseo de los tristes, il est connu sous ce nom parce qu’il était le lieu où autrefois passaient les processions funéraires au cimetière . Elle est bordée de maisons du 16è et 17è siècle et de vestiges arabes qui abritent de nombreuses boutiques orientales. Elle longe la rivière Darro enjambée par 2 ponts de pierre et de brique. De là, on aperçoit la muraille de l’Alhambra.

L’Alhambra (le château rouge)

Le car nous dépose à proximité de l’entrée où nous faisons connaissance avec nos guides locaux. Nous formons 2 groupes.
Après une promenade fort agréable sous les ombrages du parc, nous atteignons l’Alhambra, bastion militaire musulman jusqu’en 1492.Ce fut une ville fortifiée pour le sultan, sa famille, la noblesse et leur serviteurs qui occupaient la Médina.
160 ans ont été nécessaires à sa construction ainsi qu’à celle de ses remparts (2 km) sur une colline de la Sierra Nevada qui fait face au quartier populaire de l’Albaycin .La forteresse est composée de 4 parties : l’Alcazaba, les palais nazrides, le Generalife et ses jardins et le palais Charles Quint.

L’Alcazaba

C’est la citadelle primitive, semblable à un alcazar, édifiée sur le fronton sud de la colline de l’Alhambra. Elle bénéficie d’une hauteur stratégiquement imparable : du haut de la plus haute tour, on peut observer toute la plaine de Grenade. Elle hébergeait les hommes de guerre de l’Alhambra. Durant la Reconquête au 15è siècle, les princes Nazari observaient du haut de la tour les mouvements de troupes militaires dans la plaine de Grenade.

. Les Palais Nasrides
Le plan d’ensemble des Palais Nasrides s’organise en de multiples salles rectangulaires. On peut autant parler d’un décor que d’une architecture. L’extérieur est très sobre, la décoration intérieure est foisonnante, à base des trois composantes : la calligraphie, la décoration florale stylisée, les arabesques et les motifs géométriques. On remarque également le blason du royaume nasride.
L’ensemble est disposé autour des deux joyaux de l’Alhambra de Grenade :
La cour des myrtes, au pied de la tour de Comares etdu salon des ambassadeurs.
La cour des Lions, cadeau d’une famille juive est une cour rectangulaire entourée d’une galerie couverte délimitée par 124 colonnes de marbres. Au centre de la cour, se trouve la fontaine des Lions, bassin d’albâtre supporté par 12 statues de Lions en marbre blanc.
Les appartements du Sultan sont richement décorés de stucs ciselés et de colonnes de marbre. Ceux de la Sultane donnent sur la ville et sont éclairés de vitraux et agrémentés de plafonds à caissons. Ils s’ouvrent également sur le hammam. Le sultan désireux de faire la conversation lance une pomme à la demoiselle de son choix !

Plusieurs patios concentrent la vie de la famille.

De la Médina, il ne reste que les fondations des maisons et les jardins.

Le palais Charles Quint
Le palais de Charles Quint est un ajout des vainqueurs castillans postérieur à l’édification des palais mauresques. Il est adossé aux palais nasrides .Sa fonction symbolique est directement de signifier la mainmise du pouvoir de l’Empereur sur ces terres conquises lors de la génération des rois catholiques qui l’ont précédé. Le palais ne fut jamais fini ni habité. L’empereur et sa femme Isabelle du Portugal y séjournèrent 6 mois.
Il abrite chaque année le festival Garcia Lorca.

Le Généralife

C’était le palais d’été des princes Nasrides. Ils venaient s’y rafraîchir sous les ombrages, près des bassins d’eau. Le Généralife est situé hors des murs d’enceinte, sur l’autre versant du plateau principal. L’abondance de l’eau dans cette Andalousie dominée par les sommets enneigés de la Sierra Nevada fut pour tous ces princes issus du désert une véritable révélation. L’Alhambra et les jardins du Généralife sont les symboles les plus forts de cette domestication de l’eau qui rafraîchissait chaque cour et jardin.

De nos jours, une trentaine de jardiniers entretiennent ces luxuriants jardins à l’andalouse en utilisant le même système d’irrigation.

Notre guide nous entraîne dans le dédale des allées bordées de superbes parterres de renoncules, de rosiers, de pavots, et bien d’autres fleurs multicolores.