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Costa de sol, Ronda, Cadix. 19 mai 2017

mardi 13 juin 2017, par armelle le loer, Danielle le Bohec

VENDREDI 19 MAI
LA COSTA DEL SOL RONDA CADIX
Aujourd’hui, départ le long de la Costa del Sol. Grâce à une moyenne de 300 jours d’ensoleillement par an, cette côte est devenue l’une des destinations favorites des amateurs de soleil. Alors que dans les années 50 , elle ne comptait que quelques villages de pêcheurs, la région attire des millions de vacanciers tous les ans dans les très nombreux hôtels bordant la plage. Mais outre les estivants un demi -million d’étrangers (Britanniques, Allemands, Scandinaves, mais aussi Argentins, Japonais, Russes…) ont choisi de s’installer sur la Costa del Sol pour profiter des belles plages, des nombreux golfs, de la proximité des côtes africaines et de Gibraltar .
Au départ, c’était un aménagement sauvage mais désormais existe une loi littoral.
Le time sharing pour partager un temps de logement a été très en vogue dans les années 80- 90 .

Un petit arrêt à Marbella, l’une des stations balnéaires parmi les plus huppées d’Europe : lieu de villégiature de la jet set, stars de cinéma, familles royales (la famille royale d’Arabie Saoudite par exemple). Dans l’immense marina de Puerto Banus sont amarrés les très gros yachts à moteur. La plupart des belles résidences de vacances sont situées à la lisière de la ville tout près des terrains de golf.

Nous quittons rapidement ce monde particulier pour nous diriger vers Ronda, vieille ville datant de l’an 711, située à 113 km de la ville de Malaga, à une altitude de 770 m. Ronda, bâtie sur un plateau entaillé par une gorge profonde est entourée de montagnes bien que située à seulement 50 km de la mer. Cette ville a vu passer de nombreuses armées (romaines, musulmanes, catholiques…), de caravanes, de contrebandiers (les bandoleros) malgré les murailles d’Almocabar. Sans renoncer à son passé musulman, ce centre agricole et commercial important s’est transformé : beaucoup d’églises (14 dont Santa Maria la mayor) et 8 couvents, la construction du Puento Nuovo ( 40 ans pour élever du fond de l’étroite gorge ses 100 m de haut) et de la Plaza de Toros. Tout en pierres de grès, avec son tracé architectonique et sa double galerie d’arcades de colonnes toscanes qui recouvrent les gradins, elle est reconnue comme l’une des plus anciennes et belles qui existent (1785). Les arènes ne peuvent contenir plus de 5000 personnes. Les célèbres Corridas Goyesques ont lieu pendant 3 jours en septembre (6 taureaux et 3 matadors chaque jour). Le taureau peut être tué ou gracié en fonction de sa bravoure. Ronda est considérée comme le berceau de l’art de la Tauromachie et chaque torero rêve de s’y produire… Un peu de temps libre pour s’imprégner du lieu, découvrir le musée avec sa bourrellerie et sellerie de la Maison d’Orléans, ses costumes et capes de matadors, sa collection d’armes à feu anciennes .A côté des arènes se situent le manège et les écuries de la grande école d’équitation pour le dressage : la Real Maestranza.

Nous quittons Ronda et les bords de la Méditerranée pour rejoindre l’Atlantique et la ville de Cadix. La végétation change peu à peu : vignes avec le célèbre xérès, forêts de chênes-lièges, (l’arbre reconstitue son écorce en 9 ans), champs de céréales ou de tournesols. Beaucoup de réserves d’eau prévues pour l’arrosage, de panneaux photovoltaïques et d’éoliennes dans le paysage.
Nous découvrons Cadix, construite sur un rocher presque entièrement cerné par la mer.
Après la Reconquête, Cadix resta prospère grâce au commerce avec le Nouveau Monde, elle devint quelques temps capitale de l’Espagne où l’on promulgua la première constitution du pays (elle limitait le pouvoir du roi et accordait de nouveaux droits aux citoyens ; elle fut abrogée par Fernando VII) .
Petit tour dans la ville-trop rapide sans doute- pour apercevoir la cathédrale, une belle porte dans les murailles et l’hôtel de ville avant de rejoindre l’hôtel.

Pour la dernière soirée avec notre guide, Anne Marie, Patrick et Annie nous avaient conviés à partager le verre de l’amitié, et à reprendre en chœur « la belle de Cadix » bien sûr !

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