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Mardi,11 septembre

lundi 17 décembre 2018, par Danielle le Bohec, Sylvie Manach

Mardi,

après la visite de Venise hier, nous partons vers Murano et Burano, îles de la lagune.
La lagune de Venise s’étend sur 55000 ha dont 5000 ha de terre. Il y a environ 6000 ans après la dernière glaciation, la remontée du niveau des eaux a donné naissance à la lagune. Le sable apporté par les fleuves et modelé par les courants marins forme en se déposant des cordons littoraux, la lagune se renferme sur elle- même. Aujourd’hui, elle ne communique plus avec la mer que par trois Bocche di porto dont le Lido. Cette lagune a été beaucoup modifiée par l’homme. Les voies de navigation dans la lagune sont balisées par des pieux aux couleurs, formes et nombres bien précis.

Murano, comme Venise est bâtie sur de nombreux îlots reliés par des ponts. L’île est le centre de la verrerie. En 1291, les industries du feu, sur ordre du doge, durent quitter Venise et s’installer à Murano, par crainte des incendies. Les ouvriers, bien rémunérés, ne pouvaient ni partir ni envoyer des outils à l’extérieur pour garantir les secrets de fabrication. A la fin du XIIIe siècle, plus de 30000 personnes y vivaient avec leur propre gouvernement et leur monnaie. Au XIVe siècle, les maîtres verriers fabriquèrent des centaines de milliers de petits cubes de verre coloré pour la basilique St Marc.
Nous avons visité l’atelier d’un maître verrier, avant quelques emplettes bien sûr.
Le verre naît de la fusion d’un mélange de silice (sable, quartz, grès…) avec de la soude et de la potasse préparé la nuit pour le lendemain.
Le verrier va prendre une certaine quantité de verre fondu à l’aide d’une canne creuse dont l’extrémité a été rougie. Il appuie la canne sur un banc pour la faire tourner dans un moule en bois de façon à obtenir une boule compacte. A l’aide d’une pince en fer il modèle la boule, allant la chauffer à nouveau si nécessaire. Un joli cheval prend forme rapidement sous nos yeux, placé ensuite dans un four spécial pour le faire refroidir.

Nouvelle escale à Burano
Située dans une partie isolée du nord de la lagune, Burano est la plus colorée de toutes les îles.
On la repère de loin grâce à son clocher penché. Elle est très peuplée ; les maisons aux couleurs vives : jaune, violet, ocre, rouge, vert… bordent les canaux. Il est agréable de flâner dans les ruelles, à la découverte des échoppes de dentelle, spécialité de l’île.
Qui dit dentelle de Venise dit dentelle à l’aiguille. Le « point en l’air » a été inventé au milieu du XVIe siècle. Une dame, sur une chaise munie d’un repose-pied, devant la fenêtre, travaillait dans une boutique. Sur une armature en bois est attaché un coussin rond formé de plusieurs couches de tissu La dentellière pose dessus un papier de couleur verte (moins fatigante pour les yeux) portant le modèle à reproduire. A l’aide de points à cheval, traversant papier et tissu, elle fixe ensuite la trace, mèche de fil suivant le contour du dessin. La dentellière varie les points suivant les conventions très strictes imposées par le dessinateur. Une fois l’ouvrage terminé, la dentellière fait sauter les points qui fixaient la trace pour dégager la dentelle.
Il est midi, l’heure du repas croisière sur la lagune dans le bassin de St Marc.
Quelques heures de détente à Venise pour faire un tour en gondole, en vaporetto, terminer les emplettes ou pour les plus courageux une grande promenade dans les divers quartiers de la ville avec Stephania.

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