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dimanche 9 septembre

lundi 17 décembre 2018, par Danielle le Bohec, Sylvie Manach

Aujourd’hui dimanche,

par un très beau temps, nous nous dirigeons vers Vérone, bâtie sur l’Adige, fleuve autrefois navigable.
Vérone est la 2ème ville de la Vénétie après Venise. Elle conserve de splendides vestiges de l’époque romaine, inscrits au patrimoine de l’humanité. L’amphithéâtre, construit à l’extérieur de la ville et achevé en 30 après J .C, est le 3ème au monde par sa taille (139 m de long et 110 m de large) après le Colisée et les arènes de Capoue. Tous les habitants de la cité et des environs pouvaient assister aux jeux du cirque et aux combats de gladiateurs, à la lueur des bougies. Aujourd’hui, dans les arènes célèbres pour leur acoustique peuvent être donnés trois opéras différents par semaine durant la saison (dernier jour le 6 octobre) comme Aïda, la Traviata, Carmen…Le festival de Vérone attire jusqu’à 25000 personnes.
La piazza delle Erbe( place des herbes, place du marché) est un lieu très animé de la ville, c’est le centre de la vie commerciale avec ses boutiques chics, ses cafés accueillants et ses galeries. Sur la piazza dei Signori bordée par les palais des Scaligeri, seigneurs de la ville, domine la statue de Dante. Le poète fut accueilli, en 1301, par les Scaligeri lors de son exil loin de Florence. Il leur dédia le Paradis de la Divine Comédie.
Nous cheminons à travers les rues, certaines maisons sont recouvertes de fresques, vers San Zeno Maggiore. Cette église romane, la plus belle d’Italie du Nord, bâtie entre 1120 et 1138, accueille les reliques du st patron de Vérone. La façade est ornée de bas-reliefs en marbre, figurant des scènes bibliques ou les mois de l’année. Les 48 panneaux en bronze de la grande porte (exceptionnellement ouverte) relatent les miracles accomplis par San Zeno, triomphant du diable.
Impossible de parler de Vérone sans évoquer l’histoire de Roméo et de Juliette, tragédie écrite vers 1520 par Luigi Da Vicence et reprise par Shakespeare en 1597. Il est bien difficile d’accéder à la maison dite de Juliette tant les curieux et les amoureux y sont nombreux pour caresser les seins de la statue censés porter bonheur, écrire sur de grands panneaux des messages d’amour ou accrocher un cadenas aux grilles.

Après un bon repas de poissons, à l’ombre d’une ruelle, nous prenons la direction de Vicenza.
Vicence est la ville d’Andrea Palladio, né à Padoue en 1508 et mort à Vicence en 1580 avant l’inauguration de son théâtre olympique.
Cet architecte construisit de nombreux palais pour les riches familles dont le Palazzo della Regione ou basilica Palladiana au toit de cuivre vert en forme de carène de bateau renversée avec aussi de nombreuses statues de dieux grecs et romains sur la balustrade. Le beffroi, avec son lion de Venise domine à 82 m de haut.
La villa Rotonda( un dôme sur un cube) est le joyau de l’architecture palladienne. La maison d’une géométrie parfaite ressemble à un temple, à la décoration intérieure remarquable. Construite vers 1550, la villa a été maintes fois copiée (New Delhi, Londres, Washington….)
Le théâtre olympique, œuvre de Palladio, est le théâtre fermé le plus vieux d’Europe. Sa structure légère, essentiellement en bois ou en stuc, est peinte en trompe l’œil, imitant le marbre. Le théâtre fut achevé en 1585 par un élève de Palladio pour la représentation de la tragédie de Sophocle Œdipe roi. La scène représente la ville grecque de Thèbes : très belle perspective des rues. Goethe, Napoléon comptent parmi les visiteurs de marque. Nous avons bénéficié des nouvelles technologies (tablette, montage audiovisuel) pour apprécier la beauté de ce théâtre, bien conservé.
Palladio a écrit un traité d’architecture traduit en plusieurs langues.
En 2008 ,500 ans après sa mort, on a planté un murier dans la cour intérieure d’un palais, en souvenir de l’élevage des vers à soie très important à son époque.

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