ARECMO

Accueil > Voyages > Mexique, Mars 2019 > Mardi 26 mars, Mérida, Chitchen Itza, Izamal

Mardi 26 mars, Mérida, Chitchen Itza, Izamal

jeudi 25 avril 2019, par Alain Kergourlay, Anne-Marie Kergourlay

Mardi 26 mars, Mérida, Chitchen, Izamal

Hoctun
Nous nous arrêtons au cimetière de Hoctun
Saviez-vous que, chaque année, le Mexique célèbre en novembre, « La fête des morts » ? Une fête, direz-vous, alors que pour nous, le mois de novembre soulève une profonde tristesse qui nous envahit dès que nous pensons à nos chers disparus. Au Mexique, cette fête est signe de rassemblement et elle s’échelonne durant tout le mois. Les confiseurs rivalisent d’ingéniosité pour fabriquer, au grand bonheur des petits, des sucreries en forme de squelette ou autour de thèmes reliés à la mort. Les familles se réunissent sur les tombes des disparus pour manger et festoyer avec les âmes de leurs morts. Les cimetières mexicains n’érigent aucune clôture, car il ne faut pas mettre les défunts à l’écart de la vie. Les tombes sont peintes dans des couleurs tendres. Le disparu est toujours vivant, là, quelque part. C’est une belle approche de la « mort-vie ».
Dans l’histoire des peuples d’Amérique latine, la mort est toujours très présente. Elle représente un passage très important pour l’homme. Ainsi, à l’époque des Aztèques, les hommes vivaient avec ferveur en vue de l’instant suprême où ils seraient de nouveau unis avec leurs ancêtres, dans l’au-delà. Les rites funéraires ne marquaient pas le terme de l’existence, mais leur aboutissement, le point de départ d’une nouvelle vie.

Izamal

Izamal a été peuplée pendant des milliers d’années sans interruption. Elle comptait en 2000 environ 15 000 habitants.
Elle est connue dans le Yucatán comme la « ville jaune » car la plupart des maisons de cette bourgade coloniale sont recouvertes d’une peinture de couleur ocre, identique à celle qui recouvre les murs du couvent saint Antoine de Padoue,

JPEG - 11.9 Mo

édifié face au zocalo. Elle est surnommée aussi « la ville aux collines », en référence à de probables ruines de pyramides.

Deux énormes structures pré-colombiennes sont encore clairement visibles à Izamal :

Pyramide maya de Kinich Kak Mo
• La première est une grande pyramide dédiée au Dieu Soleil Maya, Kinch Kak Mo, dont la base couvre une surface de deux acres (0,5 km2) et dont le volume est de 700 000 mètres cubes. Au-dessus de cette base, la pyramide s’élève sur 10 niveaux
• La seconde structure importante est un ensemble appelé « acropole » ou encore Popol Chac (son ancien nom). Il s’agit d’un large mont fait par les hommes, probablement construit pendant plusieurs siècles, sur lequel s’élevaient à l’origine des palais et des temples.
On trouve une statue de Frère Diego de Landa, un moine franciscain (né le 12 novembre 1524, mort le 29 avril 1579, connu pour être le premier et l’un des meilleurs chroniqueurs du monde maya dont il s’acharna à détruire les vestiges.
Les historiens le décrivent comme un prêtre cruel et fanatique qui mena une violente campagne contre l’idolâtrie. Il fit notamment brûler presque tous les manuscrits mayas (codex) qui auraient été très utiles au déchiffrement de l’écriture maya, à la connaissance de la religion et la civilisation maya ainsi qu’à l’histoire du continent américain. Il est l’auteur de « Relación de las Cosas de Yucatán » ouvrage dans lequel il décrit précisément la langue, la religion, la culture et l’écriture mayas.

Cénote : Cénote Ik-Kil, Pisté

Les cénotes sont produits par un phénomène de dissolution et d’effondrement des terrains calcaires situés au-dessus d’un réseau souterrain de grottes et rivières. On les trouve tant dans des endroits pittoresques dans la jungle (Celestún,) qu’en ville (Valladolid,).
Au Yucatán, un anneau de cénotes se trouve disposé de manière concentrique autour du cratère de Chicxulub c’est pourquoi on impute leur formation à l’impact d’une météorite de 10 km de diamètre, qui aurait également causé l’extinction des dinosaures il y a environ 65 millions d’années.
Les cénotes dans la zone du Yucatán, sont pour la plupart reliés entre eux par un système de grottes aquatiques, qui aurait été créé lors de l’impact de la météorite.
Plusieurs d’entre nous ont plongé, sauté ou se sont baignés.

Chichén Itzá

Cette ville sacrée était l’un des plus grands centres mayas de la péninsule du Yucatan. Tout au long de son histoire, qui s’étend sur presque mille ans, la ville fut embellie grâce à la contribution de différents peuples. Mayas et Toltèques ont laissé sur la pierre des monuments et des œuvres artistiques I’empreinte de leur vision du monde et de l’univers. L’extraordinaire fusion des techniques de construction mayas avec les nouveaux éléments venus du Mexique central fait de Chichen-Itzá l’un des exemples les plus importants de la civilisation maya-toltèque du Yucatan.

JPEG

Le soir, nous fêtons notre guide Alexandro et notre chauffeur Vicente