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Notre Amicale fête cette année ses 30 ans !

dimanche 20 octobre 2019, par Geneviève Le Goc

Notre Amicale fête cette année ses 30 ans !

Pierrette, René, Marguerite, Geneviève, Madeleine, Yvette et le frère Rigoussen continuent, selon leurs moyens à soutenir l’ARECMO.

Les 12 premières années je n’en faisais pas partie, aussi ai-je demandé à Marguerite de partager quelques souvenirs.

Le premier voyage de l’Arecmo avait l’Italie comme destination et le train comme moyen de transport. La première nuit dans le train-couchettes a noué des amitiés indéfectibles.

Rome, Naples, Sorrente, Capri : quel éblouissement pour ces voyageurs de la première heure.

Il y eut aussi le Tyrol avec un défilé de chapeaux : « Qui a la plus belle plume ? »

Puis la Turquie offrit à beaucoup le baptême de l’air. Ephèse, La Cappadoce, Istanbul … Quel dépaysement !

Les voyageurs gardent en mémoire une soirée au caravansérail. Une danseuse du ventre drapée de voiles transparents exécute son numéro puis choisit un partenaire parmi les convives. Elle repère un vacancier souriant et élégant et l’invite à le suivre. A ce moment, il y a eu un tel cri dans les gradins que la pauvre danseuse se demandait qui pouvait être ce personnage qu’elle avait choisi. Bon joueur, le Père Mabon s’est laissé mettre torse nu et s’est trémoussé comme il a pu au son de la musique et a relevé le défi avec beaucoup de panache.

Au cours du voyage en Andalousie, les Arecmistes prennent le bus et une jeune femme blonde inconnue s’installe à côté du Père Mabon : « Elle était belle et en plus elle sentait bon ! » a-t-il répondu à nos taquineries.

Les voyages se faisaient en car. Tout notre répertoire de chansons, d’histoires drôles, quelquefois un peu déplacées, toujours savoureuses en gallo (Merci Charles) y est passé. Chaque matin, après un moment de prière, nous attendions la Pensée du Jour.
Des liens très forts se sont tissés, plus qu’une amicale, une Fratrie !

En préparant cette petite rétrospective des anecdotes me sont revenues en mémoire.
Dans la rubrique « Faites ce que je dis mais pas ce que je fais »…

Au Mexique, Monique et Geneviève ont fait attendre le groupe une demi-heure jusqu’à ce que Georges réussisse à les convaincre que le point de rendez-vous n’était pas là où elles le croyaient mais à la sortie du marché !

A Prague, discrètement, Pierrette et Yolande sont allées acheter « juste quelques cartes », évidemment, le temps de payer et le groupe avait disparu. Elles ont cru le reconnaître- mais à Prague il y a une multitude de groupes qui parcourent la ville ! – et ont suivi le mauvais groupe … heureusement Georges avait repéré les deux fautives et les a vite remises sur le droit chemin :« Tu ne diras pas à Geneviève hein ? »

A Brighton nous avons abandonné sur la jetée Michel, le Père Lucas et Suzanne…

A Istanbul, Marcel qui s’était échappé pour faire une photo, a , lui aussi en toute bonne foi, suivi un groupe qui n’était pas le sien.

A Nantes le car était reparti quand nous avons croisé Lucienne marchant sur le trottoir…

Grâce à la providence et à la vigilance de chacun, personne ne s’est jamais vraiment perdu.

Il a parfois fallu se chamailler avec le guide pour ne pas abandonner les Arecmistes à leur sort. Ainsi à Budapest où Huguette et Marguerite attendaient l’heure du départ assises sur un banc dans la rue voisine. En moins de 5 minutes, le chauffeur a ouvert les portes, rempli son car et quitté son stationnement. Il nous a fallu beaucoup de fermeté pour obliger le conducteur à revenir chercher nos deux amies.

Au cours de nos sorties il y eut des moments de recueillement. Dans les lieux de tragiques souvenirs : Ground Zero , Auschwitz,…
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Nous avons prié dans de nombreuses chapelles, églises et cathédrales. Nous avons mis nos pas dans ceux des pèlerins du Tro Breiz, de Rome, ou de Terre Sainte, dans des sanctuaires dédiés à Marie, à Guadalupe, Fatima, Czestochowa…

Des moments d’émerveillement  : des chutes du Niagara aux fjords de Norvège, des vastes plaines verdoyantes aux montagnes enneigées, des fleuves aux déserts…

Nous avons parcouru le monde de New-York à la Muraille de Chine, des rives du Bosphore à la Baie d’Along du Saint Laurent au Mékong, du désert du Tar aux rives méditerranéennes.

Nos avons admiré les constructions humaines de toutes les époques et de toutes les civilisations : des pyramides d’Egypte à celles du Mexique, de Stonehenge aux temples d’Angkor, de la Cité interdite à l’île de Kiji, des palais indiens aux villages des minorités en Chine et en Thaïlande.

Nous avons emprunté tous les moyens de locomotion. Les avions, les bateaux, les trains, les 4x4, les téléphériques, les vélos, les pousse-pousse, les dos de dromadaires et d’éléphants.
Nous avons marché sur toutes sortes de chemins, dans la jungle et les déserts, dans les villes surpeuplées et les petits villages, dans les rizières et les forêts et même sur celui de Jéricho avec le Bon samaritain.
Et nous avons rencontré les habitants de ces diverses régions. Ce qu’il y a de merveilleux c’est que même sans connaître leur langue nous pouvons les comprendre. Un sourire suffit le plus souvent…
Souvenez-vous de ces vendeuses chinoises qui nous avaient surnommé les « Hou la la ». Elles nous attendaient à la sortie de l’hôtel et nous précédaient en scooter sur nos lieux de visite pour nous vendre des souvenirs.
Après un moment d’agacement, nous avons fini par apprécier leur présence et nous leur achetions quelques menus articles. Une sorte de complicité était née et c’est avec un certain regret que nous les avons quittées
La pluie gênant notre découverte de rizières en terrasse – Rappelez-vous, notre hôtel était situé à 800 marches de l’arrêt de bus …- nous avons beaucoup fréquenté les boutiques au pied de notre auberge rustique chez les peuples minoritaires Dong et Yao. Après plusieurs visites, nous leur avons offert des cartes postales bretonnes représentant des paysages marins, des chapelles et des enfants et jeunes filles costumés. Même si elles ne localisaient pas la France, et encore moins la Bretagne elles ont été émues de voir que chez nous aussi on portait avec fierté les vêtements traditionnels.

Il y eut aussi des chutes, Yvonne G, Cécile … des bains forcés à répétition Yvonne M. des grands moments de solitude au Maroc quand je vis Gaby et Hervé monter sur leur dromadaire en m’abandonnant seule avec mon guide qui insistait pour me vendre des fossiles dont je ne voulais pas… Le retour à bride abattue, la nuit tombée, avec un équilibre précaire sur ma monture ne reste pas mon meilleur souvenir de voyage…

Mais le pire fut l’épidémie de Stras en Inde qui nous touchait chacun à notre tour et le décès d’Alain à notre retour.

Il y eut de forts moments de bonheur partagé  : des anniversaires fêtés au bout du monde, au Maroc, au Vietnam, au Canada, à Vienne …

La rencontre à Fourvière et le verre partagé avec Mgr Barbarin, ancien élève du mari de Suzanne C.
Le sourire et la joie des religieuses de Saint Jacut qui avaient fait la sortie à la Torche…
Nous garderons en mémoire les moments partagés avec ceux qui nous ont quittés.
Certaines voix qui accompagnaient nos chants se sont tues mais elles résonnent encore dans nos mémoires : Alain, Philippe, Jean-Pierre, François.
Des amis du Conseil d’Administration sont partis : le père Mabon, Georges, Christian, Gilbert, Yvette … ainsi que beaucoup d’autre qui ont partagé nos rencontres et nos sorties.
Nous espérons que les pionniers sont heureux de voir l’ARECMO conserver ses valeurs d’amitié et d’entraide et se faire toujours plus attentive aux souhaits de ses adhérents.

Excusez-moi d’avoir parlé si longtemps, mais j’aurais pu continuer encore…
Merci à tous les acteurs de ces voyages, ceux qui les ont rendu possibles et ceux qui y ont joué un rôle à leur corps défendant !...

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