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Corse Septembre 2019

dimanche 10 novembre 2019, par Danielle le Bohec, Sylvie Manach

VOYAGE EN CORSE DU 14 AU 21 SEPTEMBRE 2019

Samedi 14 septembre, à 21 h40, nous sommes 48 arecmistes (Marie Thérèse et Michel ayant dû renoncer) à décoller de Nantes, pour une arrivée à 23 h 20 à Bastia.
Jean Jacques, notre guide passionné de son île, tente de nous donner quelques explications sur le parcours menant à l’hôtel mais les esprits ne sont pas très réceptifs à cette heure tardive.
Vite au lit !

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Au matin, certains de leur chambre ont pu découvrir un très beau lever de soleil sur l’île d’Elbe mais chacun a pu le photographier en allant déjeuner.

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Quelques petits rappels avant de partir à la découverte de l’île :
- la Corse est française depuis 1768 mais sa culture reste empreinte des influences passées : grecques, romaines, pisanes, génoises...
- la Corse compte aujourd’hui 330178 habitants dont 26000 étrangers (Marocains, Tunisiens, Algériens, Portugais…) avec une densité moyenne de 38 H au km2.
2 millions vivent dans le monde dont 600000 sur le continent.
- la Corse mesure au plus 183 km de long sur 83 de large soit 8680 km² ;c’est la 4ème île de la Méditerranée après la Sicile, la Sardaigne et Chypre.
- elle comprend 2 départements : la Haute-Corse avec Ajaccio et Sartène 2A
La Corse-du-Sud avec Bastia et Calvi 2B
- la Corse compte plus de 100 sommets dépassant les 2000m dont le Mont Cinto (2706 m)
- le littoral s’étend sur 1034 km dont 202 protégés par la loi du littoral
- le Golo et le Tavignano sont les deux principaux fleuves
- les étés sont chauds et secs (3000 h de soleil par an) ; les hivers sont doux
la pluviosité est moyenne (inondations parfois) ; la Corse ne manque pas d’eau
- la moitié du territoire est classé parc naturel avec forêts (châtaigniers, pins lariccio...) et maquis (chênes verts, arbousiers, pistachiers lentisques...)
- l’emblème est une tête de Maure décapitée avec un bandeau blanc.

Dimanche : Corte- Aléria-Solenzara-Porto Vecchio
Le ciel est bleu, il fait chaud...
Tout d’abord un petit arrêt, près d’un village corse (maisons hautes, église, moulin…) en miniature, au bord du Golo et de son pont de pierre dont une arche a été détruite pendant les bombardements

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Sur les routes étroites (que de difficultés pour croiser un autre car ! Heureusement, notre chauffeur est un « as du volant » et n’a pas la « marche arrière en option » selon Jean Jacques.

Pour oublier les ravins et les virages, nous admirons le paysage : les gorges déchiquetées de la Scala, di Santa Regina. Ce défilé granitique au fond duquel coule le Golo très poissonneux (centrales EDF sur le fleuve) marque le passage de la région de Corte aux hauts plateaux du Niolu. La végétation est plutôt rare avec de grands blocs de granit, lieu d’affrontement selon la légende entre St Martin et le diable.

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C’est dimanche et nous nous arrêtons dans ce beau panorama pour un temps de recueillement »Seigneur, que tes œuvres sont belles, que tes œuvres sont grandes ! »Merci Annie pour cette belle célébration.

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Ensuite, nous traversons la vallée et les lacs de la Restonica, au cœur du parc régional de la Corse. Nous déjeunons dans un cadre bucolique, au bord de l’eau puis moment de sieste dans les transats ou bains de pieds pour quelques courageuses dans « les piscines naturelles « aux eaux cristallines mais froides.

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Le petit train de Corte nous attend pour la visite de la citadelle, nid d’aigle à 460 m d’altitude. Il nous faut terminer la visite à pied dans les ruelles escarpées mais la vue en vaut la peine.
Comment parler de Corte sans évoquer Pascal Paoli (1725-1807) dont on peut voir la statue sur la place ?
Cette ville, un moment sous domination du roi d’Aragon qui a fait construire la citadelle, est reprise par les Génois. Les révoltes se succèdent et Jean Pierre Gaffoni, général de la nation, reprend la ville en 1751 (statue devant la maison aux impacts de balles bien visibles encore).
Quatre ans plus tard, Paoli en fait le siège du gouvernement de la Corse indépendante. Il y crée une université (aujourd’hui, la ville compte 4500 étudiants pour 6800 habitants),. Il fait battre monnaie, donne le droit de vote aux femmes, écrit la constitution de la Corse (qui a inspiré les » Insurgent » lors de la naissance des Etats-Unis.

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Quinze années de liberté avant que les Génois ne cèdent l’île aux Français après la défaite de Ponte Vecchio en 1769. Le rêve d’indépendance est brisé (pour lors !) et Paoli s’exile à Londres.
Le car file maintenant beaucoup plus vite sur la territoriale 10, dans cette plaine orientale.
Longtemps, cette région très humide fut insalubre à cause des moustiques. Pendant la guerre, les Américains ont bombardé du DTT sur la région pour l’assainir. Ensuite, beaucoup d’eucalyptus ont été plantés pour absorber l’eau (500 l par jour par arbre).
Longtemps, plaine stérile (réservée aux filles dans les héritages) où les bergers conduisaient leurs troupeaux durant l’hiver, cette côte orientale est aujourd’hui l’une des grandes régions agricoles de la Corse, couverte de vignes et de vergers.
Le 21 août 1975, un groupe de militants autonomistes avec Simon Simeoni occupe à Aleria la cave d’un rapatrié d’Afrique du Nord. Ils l’accusent de procédés illégaux (comme la chaptalisation) au détriment des petits viticulteurs corses. Les coups de feu font deux morts du côté des forces de l’ordre. Edmond Simeoni est incarcéré. Cette action, au retentissement considérable, va donner naissance au FLNC ;
Nous longeons la côte dite des nacres (coquillages aujourd’hui disparus) où la mer Tyrrhénienne berce un littoral composé de petites criques et de baies aux eaux turquoise. Salenzara est une station balnéaire appréciée des familles car moins surchargée que Porto Vecchio.
Il est temps de rejoindre notre hôtel, les pieds dans l’eau. Trop tard pour la baignade ce soir mais promis demain !

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Lundi : Bonifacio-Iles Lavezzi-Porto Vecchio

Nous prenons la direction de Bonifacio. La ville haute, perchée sur un promontoire étroit, domine la Méditerranée.

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« Funambule sur son fil, la belle dame résiste au temps, à la mer et aux vents ».
Située à l’extrême Sud de la Corse, Bonifacio repose sur une falaise de calcaire. Que l’on découvre la cité, par la mer ou la terre, elle offre au visiteur de sublimes surprises !
Nous commençons notre journée par une balade en mer nous permettant d’admirer, en partant du port de Bonifacio, la cité par la côte, les nombreuses grottes, falaises et plages paradisiaques puis nous nous approchons de ce magnifique paysage lunaire représentant l’archipel des Lavezzi, classé réserve naturelle.

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Nous naviguons par très beau temps et découvrons la « Madonetta » (petite Madone), la grotte Saint Antoine découpée dans la roche et appelée plus communément « le chapeau de Napoléon », puis le « gouvernail de la Corse », accroché à la falaise, « l’escalier du roi d’Aragon » de 187 marches, taillé dans le calcaire et qui selon la légende aurait été creusé en une nuit par les troupes du roi d’Aragon pour assiéger Bonifacio en 1420 enfin nous pénétrons à l’intérieur de la grotte du dragon « A Sdragonata » d’où on peut apercevoir sculptée dans la roche, la forme inversée de la Corse.
Le guide de notre navette maritime, passionné par sa région, ses îles et son histoire ponctue son exposé de quelques pensées ou devises corses qu’il est bon d’entendre :
« Chasse, pêche, apéro, sieste, pétanque, dodo...et le lendemain on recommence ! ».
Nous filons vers les îles « Lavezzi » et l’île de Cavallo, cette dernière étant également appelée, l’île des milliardaires.

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Les îles « Lavezzi » représentent 50 hectares vierges de toute habitation et font partie de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio. Les roches arrondies, sculptées par le vent et la mer offrent un spectacle de toute beauté. Un drame s’y est produit en 1855 ; la « Sémillante », frégate impériale en partance pour la Crimée, s’est brisée sur ces mêmes rochers ne laissant aucun survivant (702 marins et soldats y périrent). Une chapelle est édifiée à la mémoire des naufragés.
Cet endroit le plus dangereux après Gibraltar, tapissé de petits rochers apparaissant à fleur d’eau sur tout le site est considéré par les scientifiques comme un lieu d’observation de nombreuses espèces naturelles, poissons et dauphins.

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Nous saluons notre guide qui n’est pas sans nous rappeler que son île est fabuleuse et surtout
« Elle est corse, tout simplement.. ! »

Après déjeuner nous sautons dans le petit train de Bonifacio et poursuivons notre périple en empruntant par une des portes de la ville, le chemin de ronde, les placettes, les églises et la citadelle.
Les ruelles étroites forment un véritable labyrinthe où il fait bon déambuler...tranquilles...comme les corses !

Mardi : Massif de l’Ospédale - Col de Bavella - Ajaccio

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Nous sommes dans le Sud- Est de l’île, dans le massif de l’Ospedale, avec une vue imprenable sur le golfe de Porto Vecchio. La forêt de hêtres, de pins maritimes, de châtaigniers (hélas certains sont malades), de pins lariccio abrite une flore et une faune endémiques tels les mouflons. La forêt de Bavella s’étend sur près de 900 ha malgré les incendies (terribles en 1994). Les pins torturés par le vent, les blocs de granite imposants en font un site très connu. Les aiguilles de Bavella (900m de haut) sont en fait des aiguilles de porphyre dressées dans cette forêt dessinant de singuliers « personnages » Au col, sur un dôme de pierres, se dresse la statue de Notre Dame des neiges, fêtée le 5 août.

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Que faire dans ce beau cadre, en attendant notre tour pour un repas traditionnel avec charcuterie corse bien sûr ? A chacun son plaisir : admirer, méditer, prendre des photos, faire quelques pas sur le très sportif GR20, grimper sur les falaises (nombreuses écoles d’escalade)…

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Après le repas, nous poursuivons vers la région de Ste Lucie de Tallano, nichée dans la verdure, l’un des plus beaux villages de Corse-du- Sud et celui de Lévie où est exposé au musée le squelette de la « dame de Bonifacio », la plus ancienne Corse connue.
Un arrêt s’impose à Sartène » la plus corse des villes corses » selon Mérimée.

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Dans son roman Colomba publié en 1840, il parlera des vendettas avec la guerre des clans entre les Rocca Serra et les Piétri. Selon Jean Jacques, le Corse est ombrageux, au sang chaud mais sait se montrer hospitalier.
Sartène, sous-préfecture de la Corse-du-Sud, fut construite sur un haut promontoire, en retrait du rivage, afin de protéger les habitants des incursions des envahisseurs. Ce ne sont pas des marins mais des insulaires, des montagnards attachés à leurs traditions.
Dans l’église, on peut voir la chaîne et la croix portées lors de la célèbre procession du Catenacciu. Le pénitent rouge (aube et bonnet) incarne le Christ montant au calvaire. Il traîne au pied une chaîne de 17 kg et porte sur l’épaule une croix de 34,5 kg. Il est assisté du pénitent blanc représentant Simon de Cyrène. D’autres pénitents portent la statue désarticulée du Christ suivis par les confréries et la foule des fidèles. Seul le curé connaît le nom du pénitent rouge qui a une grosse faute à expier (longue liste d’attente paraît-t-il).

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Nous faisons route vers Propiano, station balnéaire et port de plaisance, au cœur du golfe du Valinco, puis vers Ajaccio que nous visiterons demain. L’hôtel, sur la route des îles Sanguinaires (relire Alphonse Daudet) borde le cimetière marin connu pour ses imposantes chapelles funéraires dont celle de Tino Rossi (1907-1983).

Mercredi : Ajaccio - Les Calanches - Porto

Nous prenons la direction d’Ajaccio, première ville de Corse de 56000 habitants, construite au XVIe siècle par les génois et faisant face aux îles sanguinaires. Le célèbre golfe d’Ajaccio abritant la cité, regorge de paysages paradisiaques et somme toute assez exceptionnels.
Nous pénétrons à l’intérieur de la ville en longeant le port, qui se trouve être le 2e plus grand port de France en nombre de passagers et qui accueille près de ses pontons 250 à 300 bateaux par an.
Ajaccio, capitale régionale de la Corse et chef-lieu du département est une ville essentiellement touristique et administrative mais elle reste la ville de naissance de Napoléon Bonaparte.

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Nous passons devant l’ancien IUFM (les étudiants effectuent à présent leurs études à l’université de P.Paoli à Corte ou se rendent sur le continent), puis le gymnase Rossini, le Palais des Congrès avant de nous engager vers la Place Foch ou Place des Palmiers où domine la statue du « jeune caporal » entouré de quatre lions.
Nous découvrons en empruntant rues et ruelles la cathédrale où fut célébré le 21 Juillet 1771 le baptême du petit Napoléon, la rue et le musée Fesch, cardinal et oncle de Napoléon, dont la collection de primitifs italiens demeure la plus belle collection après celle du Louvre…Le Titien, Raphaël, Bellini, Boticelli et son chef d’œuvre « La vierge et l’enfant » !

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Nous nous arrêtons devant la maison natale de Napoléon et son musée national où tous les frères et sœurs de ce dernier y sont nés sauf Joseph, né à Corte.
Rappelez-vous…Lucien, Elisa, Louis, Pauline, Caroline et Jérôme furent avec Joseph et Napoléon les nombreux enfants de Charles Bonaparte et de Letizia Ramolino !
Nous quittons la grande histoire pour nous attarder devant la maison natale de Tino Rossi et fredonner quelques airs bien connus de nos parents, grands-parents… !!! 400 millions de disque vendus dans le monde !

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Sublime ! Corse tout simplement !!!

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Nous poursuivons, après avoir déjeuné et écouté avec plaisir quelques chants corses improvisés par Jean-Jacques, notre guide et le restaurateur, notre voyage vers l’arrière-pays du golfe de Porto en direction des gorges de La « Spelunca » avant d’arriver aux célèbres Calanches de Piana.

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Ce magnifique site composé de véritables sculptures de granite rouge orangé nous étonne par ces routes très étroites, ses villages typiques dominant le golfe azur, ses tours perchées, ses plages insolites et ses criques improbables !

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Une sortie en bateau nous permet d’admirer, côté mer, la beauté des lieux ! Partant du port de Porto, nous passons devant une tour génoise de forme carrée, édifiée au XVIe siècle et nous nous dirigeons vers des paysages uniques composés de roches volcaniques, striées où 450 espèces d’algues, de poissons devenus rares en Méditerranée, de magnifiques bancs de coraux s’y développent et composent la Réserve Naturelle de « Scandola ».

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Jeudi : Calvi – La Balagne – Région de l’Ile Rousse.

Dès 8h 1/4, Aziz, notre sympathique chauffeur, nous conduit vers le col de la Croix qui domine le superbe golfe du Girolata avec ses falaises abruptes.
Le réseau routier a été bien amélioré depuis une dizaine d’années mais les routes restent sinueuses. Les panneaux, quand ils ne sont pas criblés de tirs de chevrotine par les chasseurs, indiquent très peu le nombre de kilomètres, ici importe davantage le temps nécessaire pour parcourir la distance.

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Jean Jacques nous parle du facteur aujourd’hui décédé qui effectuait sa tournée, à pied, 7 km aller et autant au retour. Il n’a pas été remplacé, le courrier arrive par bateau.
Nous traversons une région d’élevage : vaches, chèvres, moutons, cochons noirs cherchent leur nourriture parfois au bord des routes ; les bergers sont moins nombreux aujourd’hui.

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Le brocciu (prononcer broutche), bénéficiant d’un AOC est essentiellement produit dans les fermes à partir du petit lait de brebis ou de chèvre. Après l’avoir additionné d’un 1/4 l de lait entier, il est chauffé à 80°puis égoutté en faisselles. Il se mange dans les 5 jours dans des préparations culinaires comme le flan de courgettes que nous avons mangé. Les fromages de Haute-Corse sont plutôt doux et moelleux, ceux de Corse-du-Sud pressés et séjournant longuement en cave ont un caractère bien affirmé (Jean Jacques évoque les asticots !).

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Avant le repas, nous découvrons Calvi : son marché couvert, sa place Christophe Colomb (est-il vraiment né à Calvi ?), sa tour de sel, la citadelle génoise et son port de plaisance(400 anneaux très fréquentés en été).
La ville, sous-préfecture de la Haute-Corse a été de nombreuses fois assiégée, par la mer, par la terre. L’amiral Nelson y a perdu son œil. De terribles sièges ne viendront pas à bout de la résistance des Calvais. Calvi restera fidèle aux Génois, obligeant Paoli à fonder un port à l’Ile Rousse pour avoir une sortie sur la mer. » Civitas Calvi semper fidelis »
Calvi, ville de garnison pour la légion étrangère, est connue pour son festival de jazz et son festival du vent. Les vieilles maisons de la basse ville se serrent autour de Ste Marie Majeure particulière avec sa coupole (rare dans les églises corses).

Après le repas, nous faisons route vers la Balagne, le jardin de la Corse, avec ses villages en belvédère posés sur des pitons rocheux ou cachés au cœur d’étroites vallées.Nous grimpons vers Sant Antonio : petit village classé avec beaucoup de visiteurs (où garer le car ?). Par de petites ruelles escarpées, bordées d’escaliers raides aux marches hautes, nous atteignons le sommet.

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Quelle belle récompense : un panorama à 360 °sur la Méditerranée, sur les montagnes. En contrebas du village, l’église paroissiale date du XIIè siècle. Quelle joie d’entendre un Ave Maria en corse chanté par un voisin du site !

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Avant de rejoindre l’hôtel, un petit arrêt pour flâner à l’Ile Rousse, ville de Paoli, cité balnéaire animée avec ses belles plages de sable, son climat clément, son bel hôtel Napoléon Bonaparte…
Elle tient son nom de la couleur de ses rochers en granit rouge.

Vendredi : Cap Corse- Région de l’Ile Rousse.

Ce matin nous traversons le désert des Agriates, situé entre les micro-régions de Balagne à l’ouest et du Nebbio. Jean-Jacques, notre guide, nous affirme que nous voyons là, le véritable « maquis corse ». Il est vrai qu’une fois de plus, le paysage est somptueux. Autrefois, c’était une zone de transhumance qui a compté jusqu’à 40 bergers. Jean-Jacques nous explique que les plages bordant cette zone sont très belles mais très difficiles d’accès. Il existe bien sûr quelques possibilités de s’y rendre…en 4X4, par la mer ou après plusieurs heures de marche !
La plage de Saleccia est la plus connue pour au moins deux raisons : c’était un haut lieu de la Résistance Corse lors de la guerre 39-45 où de nombreuses livraisons d’armes ont permis aux résistants de libérer la Corse de l’occupant allemand. La seconde raison, plus insolite fut que cette plage servit de lieu de tournage du film « le jour le plus long » représentant le débarquement le plus célèbre de notre histoire !
Quittons à nouveau la grande histoire pour découvrir cette fois-ci en bord de route, une caserne très spartiate, occupée de temps en temps par les légionnaires qui s’entraînent régulièrement autour de ce lieu. Jean-Jacques nous précise que les tirs se font à balles réelles…Bizarrement, personne ne demande à visiter les alentours !

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Nous nous arrêtons à Saint Florent, petit village du Cap Corse, surnommé le petit St Tropez ! Son port important comporte 1000 anneaux ce qui correspond à 1000 emplacements de bateaux. Nous nous promenons le long des quais et admirons quelques vieux gréements arborant fièrement leur pavillon corse notamment le bateau « Aliso », une magnifique unité de caractère, en bois, de type Caïque qui propose aux touristes des sorties en mer ! Ensuite nous découvrons l’intérieur de la cité dont les ruelles et habitations très typiques nous laissent apercevoir de belles vitrines dont celle d’un magasin de vêtements, très original avec pour publicité l’affiche du film « Tant qu’il y aura des hommes » !!!
Nous terminons notre journée par le Cap corse, appelé « doigt de la Corse, pointé vers le Nord et veillant entre France et Italie. Cette péninsule schisteuse longue de 40 km et large de 15km a aussi été exploitée pour l’extraction du fer dont une mine est encore visitable, celle de Farinole.
Lors du retour à l’hôtel, nous apercevons de nombreux villages typiques tels que Nonza et ses maisons au toit de lauze (pierres utilisées pour la couverture des toitures), Pino et le col de Ste Lucie.

Samedi : Bastia
Aujourd’hui samedi, après être passé sous le tunnel (1300m) creusé sous la mer et inauguré en 1983 par Gaston Defferre, nous visitons Bastia, la ville la plus riche en patrimoine de la Corse.
En petit train, nous gagnons la citadelle. La rue St Charles très pentue relie la Terra Nuova et la Terra Vecchia. Les bâtiments actuels servirent de résidences aux gouverneurs de la Corse dès la fin du XIè siècle jusqu’à la fin du XVIIIè siècle. Le palais des Gouverneurs, dominant le vieux port et la mer Tyrrhénienne, bien restauré, est aujourd’hui un musée.
La citadelle aux petites ruelles est divisée en quartiers militaires, religieux ou résidentiels avec les commerces au rez-de-chaussée des maisons hautes, aux façades souvent décrépies. Beaucoup d’immeubles restent encore à restaurer.

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La place St Nicolas, gagnée sur la mer dans les années 1830 est l’agora incontournable des Bastiais : pour admirer les bateaux au soleil couchant, boire quelque chose de frais à l’ombre des palmiers phénix ou photographier la statue en marbre blanc de Carrare de Napoléon premier en empereur romain sculptée par Bartoldi en 1854.
Après le repas (un peu particulier ?), nous profitons d’un temps libre pour découvrir l’église baroque St Jean-Baptiste avec ses deux campaniles et la cathédrale Ste Marie ou se promener sur le vieux port et admirer les îles de l’archipel toscan (Capraia, Elbe, Monte Cristo…) avant de se rendre à l’aéroport et dire au revoir à l’île de beauté.

Merci pour ce beau voyage !

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