ARECMO

Accueil > Activités > Lyon, la fête des lumières

Lyon, la fête des lumières

samedi 7 mars 2020, par Hervé Le Bouhellec

LYON : La Fête des Lumières du 4 au 7 décembre

C’est de « bonne heure (6 h 45) et de bonne humeur » que 43 arecmistes sont montés dans le bus pour une virée de 4 jours à LYON. Excepté un bouchon près de Nantes, le trajet se fait sans encombre par l’autoroute. Un arrêt vers 16 h sur une aire à 35 km de Clermont-Ferrand nous permet d’avoir un magnifique point de vue sur la chaîne des Puys d’Auvergne et plus particulièrement sur le Puy de Dôme légèrement enneigé. L’arrivée à Clermont à 16 h 45 nous laisse du temps libre pour découvrir le centre-ville. Par de petites rues bordées de commerces et petits ateliers pittoresques, nous arrivons à la cathédrale construite en pierre volcanique. Des lumières scintillantes nous guident ensuite vers la place de Gaude avec son immense sapin, sa grande roue et son marché de Noël, sans oublier les magnifiques bâtiments illuminés qui l’entourent.

Après une bonne nuit à l’hôtel nous prenons la direction de Lyon que nous atteignons en milieu de matinée. La découverte de la ville commence par la colline de la « Croix Rousse » où nous visitons le musée des canuts (tisseurs de soie). C’est à la demande de François 1er en 1536 que s’implantent à Lyon le filage et le tissage de la soie. Ces activités se développeront sous Louis XIV (décoration à Versailles) et Napoléon 1er. Cela créera une bipolarisation de la société lyonnaise : les canuts (pauvres) et les soyeux (riches négociants). Après avoir découvert la façon d’obtenir un fil de soie, nous assistons à une démonstration de tissage sur un métier Jacquard et constatons la pénibilité du travail.

Peu à peu nous descendons la colline en empruntant parfois une « traboule » (passage piéton étroit à travers des cours d’immeuble et permettant de se rendre d’une rue à l’autre). Il en existe près de 400, mais seules quelques-unes sont ouvertes au public. Suite à un temps libre près de l’hôtel de ville, nous allons déjeuner dans un « Bouchon ». Dans une ambiance bruyante et joyeuse chacun se restaure suivant son goût de plats typiques et copieux. S’en suit la visite guidée panoramique du centre-ville qui nous mène à la basilique de Fourvière dominant la ville du sommet de la colline du même nom. Sa construction débuta en 1872 pour remercier la Vierge Marie d’avoir protégé la ville de l’invasion des Prussiens lors de la guerre de 1870. Elle sera achevée 12 ans plus tard. L’intérieur est décoré de 1200 m2 de mosaïques et de 1500 m2 de stuc.
La nuit arrive, il temps de rejoindre l’hôtel pour reprendre des forces et se munir de vêtements chauds avant de revenir en ville assister aux spectacles de la Fête de Lumières. Le groupe se partage entre les 3 guides qui nous accompagnent pour déambuler parmi la foule et ainsi apprécier sur différents sites la féérie que procurent toutes ces illuminations. Retour à l’hôtel, la nuit sera courte, mais nous sommes motivés pour les visites du lendemain.
Nous commençons par le « Musée Lumière » situé dans l’ancienne demeure d’Antoine Lumière (peintre, photographe et homme d’affaires). Avec beaucoup d’humour, le guide nous relate l’histoire des « frères Lumière » fils d’Antoine. Auguste et Louis sont surtout connus pour l’invention du cinématographe, mais ils ont déposé près de 200 brevets pour d’autres inventions (tulle gras, couveuse…). A partir de 1895, avec leurs opérateurs ils ont réalisé plus de 1400 petits films d’une durée de 50 secondes. Les plus connus sont : la sortie d’usine, le train entrant en gare de la Ciotat, l’arroseur arrosé … Nous avons beaucoup apprécié le visionnage d’une centaine de ces films.
La matinée se termine et nous nous dirigeons vers la « Halle Bocuse » temple de la gastronomie lyonnaise. Un guide nous conduit parmi les commerces d’alimentation et les restaurants : charcutiers, fromagers, pâtissiers, écaillers, chocolatiers… Certains sont tenus par des « Meilleur Ouvrier de France ». Cela nous nous fait saliver et nous avons droit à une dégustation de « mâchons lyonnais », repas sur le pouce composé de cochonnailles, fromage et cervelle de canut, brioche et tarte à la praline, accompagnés de vin du beaujolais. Puis c’est la visite guidée du vieux Lyon avec ses rues parallèles, ses traboules et « miraboules » (passages sans issue menant à une cour). Nous terminons par un passage au « Mur des Lyonnais », fresque peinte sur des façades représentant des Lyonnais célèbres (Abbé Pierre, Saint Exupéry …)
Il est temps de se préparer pour notre seconde soirée à la Fête des Lumières. Pour éviter de se perdre, guidés par nos 2 chauffeurs et se tenant les bras par 2 ou 3, nous progressons parfois dans une foule très compacte. Nous assistons bientôt au magnifique spectacle projeté sur la façade de l’hôtel de ville et d’un bâtiment voisin. Bien sûr d’autres petites animations et représentations attirent nos regards… Nous rentrons à l’hôtel vers minuit.
Samedi : retour vers la Bretagne et arrivons à Vannes à 20 h 45 les yeux encore pleins de lumières.
Remerciements à la « commission culturelle » et en particulier à Armelle qui a organisé cette sortie