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AU PAYS DES DIEUX ET DES HÉROS, IL Y A…

vendredi 5 juillet 2013, par Monique Julé

AU PAYS DES DIEUX ET DES HÉROS, IL Y A…

Le ciel où règne Zeus
Maître de tous les dieux,
Le soleil brûlant une terre aride,
Patrie des terribles Atrides,
La mer qui, d’île en île,
Pousse les Grecs à l’exil …

Ciel, terre et mer,
trois éléments indissociables de la mythologie grecque.
De Mycènes à Delphes, en passant par Olympie,
les pierres évoquent
la puissance de Zeus qui trône sur l’Olympe,
la force de Poséidon qui déchaîne les flots,
l’épi doré de Déméter, déesse nourricière
et aussi l’innombrable progéniture issue des amours divines.
Tout ce petit monde s’entre-déchire et sème la discorde sur la terre .
Alors, les mortels s’opposent dans des conflits sanglants.

Mycènes, colline desséchée par le soleil, fut le cadre de tragiques querelles qui ensanglantèrent la famille maudite des Atrides. C’est aussi de cette cité ceinte de murs cyclopéens que partit la fameuse expédition contre la ville de Troie immortalisée par Homère. Tout cela à cause d’une dispute entre trois déesses qui jouaient à « Qui est la plus belle ? » !
Pâris, pour le malheur des Troyens, fut choisi comme arbitre. Aphrodite, qui obtint la pomme d’or, lui donna en récompense l’amour d’Hélène, épouse de Ménélas. Voulant venger l’affront, le mari jaloux rassembla ses amis et voilà nos valeureux guerriers achéens voguant vers Troie .

Les murailles géantes de Mycènes protégeaient un fabuleux trésor que Schliemann, passionné d’archéologie, découvrit lors des fouilles qu’il effectua à la fin du XIXème siècle. L’or des masques funéraires, des diadèmes et des bijoux exposés au Musée archéologique d’Athènes témoigne de la puissance des chefs mycéniens qui cachaient dans leur repaire d’aigles le fruit de leurs razzias.

Épidaure où le dieu Asclépios rendait la santé aux malades après une nuit passée dans le sanctuaire. De quelle manière ? Le mystère reste entier. Une tragédie jouée dans le théâtre proche complétait le traitement de choc et le pèlerin, ragaillardi, pouvait alors prendre le chemin qui, serpentant de colline en colline à travers le Péloponnèse, le conduirait à Olympie, si les dieux lui étaient favorables !

Olympie ! Enfin, on parle de paix ou, du moins, d’une « trêve sacrée » permettant le bon déroulement des cérémonies religieuses et des jeux qui attiraient, tous les quatre ans, des grecs venus de toutes les cités. La fête commençait par des sacrifices en l’honneur de Zeus dont la statue en or et ivoire trônait dans le temple qui lui était dédié. Puis se succédaient les différentes épreuves opposant les meilleurs athlètes de toute la Grèce. Difficile d’imaginer cette foule innombrable acclamant sur les gradins du stade les vainqueurs couronnés d’une branche d’olivier ! Quelle gloire pour leurs cités d’origine où ils seront accueillis comme des héros !

Delphes : dernier oracle de Delphes, rendu à l’empereur Julien l’Apostat.(361-363) :

Dites au roi :La belle demeure a croulé
Apollon a perdu son foyer, son laurier prophétique et sa source chantante.
La source s’est tarie et l’ eau qui parlait s’est tue.

Depuis, c’est le silence des dieux dans ce « nombril du monde » troublé par les touristes qui, empruntant la Voie sacrée, s’arrêtent sur les lieux où officiait la Pythie. Peut-être sont-ils, eux aussi, en quête d’une réponse conforme à leur désir ?

Athènes : dernière étape de notre voyage à travers le temps .

L’Acropole a subi les dommages du temps, des guerres et des pillages .Les grues et les échafaudages nuisent à l’attrait du site mais ces longs travaux de restauration redonneront à la cité d’Athéna l’éclat qu’elle avait au temps de Périclès.

Le temps s’est écoulé.
Entre les herbes folles
Reposent sur le sol
Les temples écroulés.

Mais …

L’aède Aggeliki
Ranime les statues
Et redonne la vie
À tous les disparus
Montant la Voie sacrée
Vers leur éternité.