ARECMO

Accueil > 90.archives des voyages > La Grèce, mai 2013 > Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ...

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ...

vendredi 5 juillet 2013, par Geneviève Le Goc

Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage ...

Quarante Arecmistes ont découvert ou redécouvert la Grèce, la dernière quinzaine du mois de mai dernier. Ils en garderont un souvenir impérissable tant tous les aspects du voyage ont été réussis.
En cette année 2013, à la météo, sinon complètement déréglée, mais au moins fort capricieuse, ils ont profité de 11 jours d’été avant l’heure. Le thermomètre variait de 25 à 35 degrés selon les jours tout en offrant un petit 11° dans le Mont Parnasse pour bien rappeler qu’ici aussi il y a des montagnes et qu’on y pratique aussi les sports d’hiver.

Certains appréhendaient peut-être « l’overdose de vieux cailloux » ? Grâce à Geli, notre guide incomparable, il n’en fut rien. Chaque site antique était l’occasion pour elle de mettre en scène la mythologie et les héros grecs dans leur contexte, nous aidant à faire remonter nos souvenirs.

La famille des cruels Atrides au pied des ruines de leur palais de Mycènes et dans le magnifique tombeau d’ Agamennon.
Asclépios, le dieu de la médecine à Epidaure auprès du magnifique théâtre encastré dans la colline. Quelques amis ont entonné l’Amazing Grace pour en tester l’acoustique excellente !
Les Jeux Olympiques en l’honneur de Zeus, réservés aux hommes, et aux Grecs jusqu’à la conquête romaine. Quelques femmes ont relevé le défi d’une course d’un stade- mesure de longueur grecque mesurant 192,27 mètres- « L’essentiel n’étant pas de gagner mais de participer » , selon la formule célèbre de Pierre de Coubertin dont le cœur repose ici. Il n’y eut pas de gagnante, pas de couronne d’olivier, mais les photographes ont immortalisé la scène et elle pourront dire « nous y étions ! »

Sur les pentes du sanctuaire de Delphes, où Apollon aurait atterri sur le dos d’un dauphin, nous avons cru apercevoir la Pythie prédisant un avenir meilleur aux Grecs, à l’Europe et pourquoi pas au monde. Pour peu que les dirigeants de notre planète trouvent les bons prêtres pour interpréter les oracles sibyllins des Pythies modernes, pourquoi ne pas espérer ?

Delphes, c’est la Grèce idéale, le nombril du monde grec : un théâtre naturel creusé dans la montagne du Parnasse, face à la mer, entouré d’oliviers et consacré au dieu de la beauté. Nous avons gravi la voie sacrée qui traverse le site. Nous avons découvert les trésors, sorte de petits temples où étaient exposées les offrandes pour les oracles, le rocher de la Pythie, le temple d’Apollon soutenu par un mur de soubassement en pierres polygonales sur lesquelles on peut lire les actes officiels d’affranchissement des esclaves, le théâtre et enfin, le stade, au sommet de la colline.

L’Acropole d’Athènes, plus spécialement consacré à Athéna, est en cours de restauration. Un travail de titan qui dure depuis de nombreuses années et qui rend peu à peu sa noblesse au Parthénon. Nous sommes tout petits au pied de ses colonnes.

Dans les musées, Geli a fait un travail remarquable pour nous donner les clés nécessaires pour lire les chapiteaux, les frises, les bas-reliefs, les statues et les objets de la vie courante. Nous sommes à nouveau capables de différencier les styles doriques, ioniques, corinthiens, archaïques ou classiques ! Nous y avons découvert quelques chefs-d’oeuvre universellement connus : les kouros d’Athènes et l’aurige de bronze, les cariatides de l’Acropole d’Athènes et surtout l’Hermès au marbre transparent sculpté par Phidias à Olympie, que nous avons admiré sur toutes ses faces !!!
Au théâtre d’Epidaure, nous avons bien sûr évoqué les auteurs de grandes pièces de théâtre : Eschyle, Sophocle, Euripide et Aristophane dont les héros nous sont familiers grâce aux auteurs classiques français : Oreste, Prométhée, Antigone, Oedipe, Electre, Andromaque, Iphigénie ...
Athéna et sa chouette porte-bonheur nous ont suivis pendant tout notre voyage : Dans toutes les échoppes l’ail porte-bonheur était omniprésent !