ARECMO

Accueil > 90.archives des voyages > La Grèce, mai 2013 > Lundi 20 mai 2013

Lundi 20 mai 2013

mercredi 17 juillet 2013, par Yvette Prigent

Lundi 20 mai 2013

Troisième nuit passée dans cet hôtel, pieds dans l’eau. Cette nuit quelques moustiques auront perturbé notre sommeil.
Dernier adieu à ce beau site.

JPEG - 10.2 ko
JPEG - 7.8 ko

Ce matin nous quittons Tolo et partons pour Olympie.
Notre guide, chemin faisant, nous raconte l’histoire de ce site qui, à ce jour, évoque encore chez nous des souvenirs. Les jeux olympiques de 776 av. J.-C. ne nous laissent pas de grands souvenirs, mais plus proche de nous, nous pouvons évoquer les noms de Mimoun, Colette Besson, Guy Drut, Renaud Lavillenie etc …

Olympie a été bâtie dans l’ouest du Péloponnèse, dans une vallée plantée de pins et arrosée par l’Alphée et son affluent, le Kladéos.
Depuis la plus haute antiquité, on vénérait plusieurs dieux à Olympie, dont le plus important Zeus. A chaque époque sont construits de nouveaux édifices, tandis que les anciens continuent de fonctionner.
Pour accéder au site, quelques centaines de mètres en dénivelé,

JPEG - 13.5 ko

Pour concourir ce jour, nos athlètes ont tous revêtu la tenue de rigueur, ou presque : le short qui à l’époque était réduit à sa plus simple expression, le chapeau ou casquette qui à l’époque se résumait à la couronne d’oliviers, et les sandales qui autrefois étaient en option ….

Tous sont prêts à relever le défi… ! Dans toutes les disciplines :

Mais déjà à l’époque le dopage n’était pas un mythe et sa faute chacun, sous prétexte de concentration, essayait de la dissimuler

« Etes-vous prêts à jurer sur les dieux du stade que vous allez affronter vos adversaires sans artifice, sans tricherie et en toute loyauté ? »

JPEG - 13.8 ko

« J’espère que la potion magique qu’Anne-Marie a dérobée hier chez Esclapios et que j’ai avalée ce matin, me permettra enfin de les battre tous dans cette course sur le stade »

« Concentration ... Tout est dans la concentration Concentration… … ! »

JPEG - 14.5 ko

« »
« Pourvu qu’ils ne découvrent pas que j’ai pris de l’EPO avant d’affronter mon voisin au lancer du javelot »
Mais aucun n’échappait aux aires d’entraînement

PNG - 130.9 ko

A l’entrée du site archéologique, le gymnase.
Il date du II° siècle av. J.-C. et se composait d’une cour rectangulaire, bordée de portiques où les athlètes s’exerçaient à la course et aux lancers.
A l’époque les soubassements des murs et des colonnes étaient en calcaire gris, les murs en brique, tandis que les toits de bois étaient couverts de tuiles en terre cuite.

Les dimensions du gymnase étaient à l’origine de 110 x 220 m, avec une grande cour entourée de portiques. Ces dimensions ont été imposées par deux facteurs. Le premier est lié aux compétitions qui exigeaient de grands espaces en plein air pour que les athlètes puisent s’exercer aux lancers – de disque et de javelot surtout – et ensuite l’existence d’une grande piste, d’environ 200 m de long, c’est-à-dire à peu près la longueur du stade, pour que les coureurs s’entraînent.

Dans le prolongement du gymnase, la palestre qui date du III° siècle av. J.-C.

PNG - 224.4 ko

Elle était destinée à l’entraînement des athlètes spécialisés dans les sports lourds : lutte, boxe, pancrace et le saut. C’est un bâtiment carré de 66 x 66 m qui se compose d’une cour entourée de portiques. La plupart des colonnes des portiques ont été remontées.

JPEG - 20.7 ko

De l’autre côté du gymnase, à l’intérieur du site sacré, un bâtiment circulaire : le Philippeion. Il fut offert par Philippe II, après sa victoire à la bataille de Chéronée, en 338 av. J.-C. La construction de ce monument avait pour but de remercier Zeus de la victoire

Le monument prit de son donateur le nom de Philippeion, bien qu’il fût achevé par son fils Alexandre.

JPEG - 9.4 ko

C’est un édifice circulaire avec une colonnade ionique tout autour.
Pour continuer la visite, direction le temple de Zeus. Sa construction commença en 470 av. J.-C. et fût achevée en 457 av. J.-C. L’architecte du temple était Libon et le matériau dans lequel il fut construit est le calcaire coquillier local, une pierre dure, avec des coquillages que l’on trouve sur les rives de l’Alphée.

JPEG - 10.8 ko

Le temple est dorique avec 6 colonnes sur les petits côtés et 13 sur les longs côtés.
Les tremblements de terre de 522 et 551 ap. J.-C. ont détruit les colonnes qui sont tombées et sont alignées comme des rondelles de saucisson

JPEG - 13.6 ko

Les frontons étaient décorés par des statues de marbre dont on verra les originaux dans le musée et qui représentent une histoire. Celle d’Oenomaos et de Pélops et la course de chars pour l’une, l’autre représente la Centauromachie avec en son centre la statue d’Apollon.

JPEG - 16.3 ko

A l’intérieur des sculptures représentaient en autre les douze travaux d’Héraklès.
Après l’achèvement du temple, un artiste fût appelé pour exécuter la statue de culte du dieu. Phidias confectionna la statue chryséléphantine de Zeus, œuvre mythique qui est restée dans les mémoires comme l’une des sept merveilles du monde. La signature de l’artiste se trouvait sous les pieds de Zeus.

JPEG - 13.6 ko

La statue était en or et en ivoire et autres métaux précieux. Le socle était en marbre et avait la même largeur que la nef centrale de la salle où elle était. De la statue il ne reste rien. Sa reconstitution repose à la fois sur la description détaillée de Pausanias et sur des monnaies qui représente la tête du dieu et la statue.

Zeus, assis sur un trône, portait un manteau qui laissait sa poitrine à découvert et cachait la partie inférieure du corps.

JPEG - 8.1 ko

La tête était ceinte d’une couronne d’olivier. Il tenait dans la main gauche un sceptre surmonté d’un aigle. Dans sa main droite il portait une Niké, statue de la victoire. Le trône était orné de représentations mythologiques peintes et en relief.
La statue n’a pas été faite au moment de la construction du temple, mais environ 20 ans après. Il a dû être difficile de l’introduire dans le bâtiment, en raison de sa taille. La statue du dieu assis était haute de 12 m.
En raison de sa taille et de sa technique complexe, il a fallu un endroit spécial pour la fabriquer. Un atelier fut donc construit, près du temple. Il avait la dimension de la salle

JPEG - 11.2 ko

qui devait accueillir la statue. De cet atelier qui porte le nom d’atelier de Phidias, il ne reste que les blocs de pierre qui constituent les bases du mur.
A l’époque paléochrétienne les chrétiens transformèrent cet atelier en église.

JPEG - 14.2 ko
JPEG - 16.3 ko

Cet édifice a été identifié par les nombreux outils trouvés sur place.

JPEG - 13.8 ko

Pour héberger les visiteurs officiels, un hôtel fut édifié vers le milieu du IV° siècle av. J.-C. Bâti par Léonidas de Naxos , il prit pour cette raison le nom de Léonidaion. L’édifice était à peu près carré (80 x 73 m). Il était entouré d’une colonnade ionique à l’extérieur et dorique à l’intérieur. Seules les bases des colonnes sont visibles.
Près du temple de Zeus, une colonne de 9 m de haut portait une statue, la Victoire de Paionos, visible dans le musée d’Olympie.

JPEG - 12.2 ko
JPEG - 8.3 ko

Le socle était fait d’éléments triangulaires posés l’un sur l’autre.

Le monument a été offert par les Messéniens et les Naupactiens avec le butin pris à leurs ennemis. La Victoire, taillée dans du marbre de Paros, a 2,10 m de haut. Elle porte un péplos transparent retenu sur une épaule, qui laisse un sein découvert, est ceinturé à la taille et tombe presque sans plis dans la partie inférieure du corps, tandis qu’à l’arrière les plis sont nombreux et creusés profondément.
Avant la visite du stade, une petite explication à l’ombre d’un arbre.

JPEG - 18.5 ko

La première olympiade date de 776 av. J.-C. Cette année-là il n’y eut qu’une seule compétition, la course du stadion, course de vitesse d’environ 192 m. Puis on introduit petit à petit la lutte et le pentathlon, la boxe, la course de quadriges, les concours hippiques et le pancrace, la course en armes, des courses de chars et de chevaux.
Jusqu’en 684 av. J.-C., les compétitions se déroulaient sur une journée
A partir de 680 av. J.-C. les compétitions se passèrent sur deux jours, puis sur trois et en 476 av. J.-C. le grand nombre de compétitions obligea d’étaler les jeux sur plusieurs jours, jusqu’à cinq.
Pendant les jeux il y avait la trêve sacrée, c’est-à-dire un arrêt des hostilités.
L’un des mythes d’Olympie prétendait qu’Héraklès avait fondé les premiers jeux en l’honneur de son père Zeus et qu’il avait fixé la longueur du stade olympique à 600 pieds (192,27 m).
Pour aller au stade, passage par le portique d’écho. A l’époque, lorsque l’on criait la voix était répétée sept fois par l’écho.

JPEG - 15 ko

Ce portique était particulièrement long puisqu’il mesurait 98 m sur 12,5 m.

JPEG - 11.8 ko

On entre dans le stade par la Crypté, un corridor de 32 m de long, vouté en plein cintre, dont la couverture n’a été restaurée qu’à une extrémité.
Dans l’Antiquité, seuls les athlètes et les prêtres, ainsi que les dignitaires des jeux, empruntaient cette entrée, les spectateurs escaladaient les talus.
Il n’était pas permis aux femmes de participer ni d’assister aux Jeux Olympiques. Il y avait à Olympie des concours uniquement pour les femmes. C’étaient les Héraia, en l’honneur d’Héra, qui avaient un caractère local uniquement.

La piste du stade mesure 213 m de long et environ 30 m de large. La distance entre la ligne départ et la ligne d’arrivée est de 192,27 m, soit un stade olympique antique.
La ligne de départ et la ligne d’arrivée sont marquées par une rangée de dalles de marbre où les athlètes mettaient leurs pieds et il existait à l’époque un mécanisme qui empêchait les départs anticipés. Notre guide Anggéliqi, sous son ombrelle, nous montre cette ligne de départ.

JPEG - 9.8 ko

Le stadion, la course la plus courte, faisait la longueur d’un stade. Le diaulos était une course de deux stades. Le dolichos était une course de 24 stades

JPEG - 15 ko

Certains oseront même mettre leurs pas dans ceux de coureurs célèbres comme Phanas de Pelléné et Politès de Kéramos qui en 516 av. J.-C. et en 69 ap. J.-C. respectivement remportèrent les trois courses dans une même matinée. Mais seul Léonidas de Rhodes resta incomparable, lui qui réussit à gagner les trois courses de vitesse stadion, diaulos et course en armes à quatre olympiades successives, de 164 à 152 av. J.-C.
Environ 45 000 spectateurs pouvaient assister aux jeux, sur les talus de terre du Stade. Sur l’un des côtés on peut voir les sièges qui étaient réservés aux Hellanodices, personnes responsables de l’organisation des jeux. Ils étaient tirés au sort par tous les citoyens. Leur tâche était difficile parce qu’ils devaient veiller au bon déroulement des épreuves

JPEG - 13.2 ko
JPEG - 10.3 ko

En face de ces sièges, on peut voir l’autel de Déméter Chamyné, datant de l’époque romaine, dont la prêtresse était la seule femme ayant le droit d’assister aux jeux.De nos jours, tout est permis … !

JPEG - 13.8 ko
JPEG - 16.7 ko
JPEG - 16.4 ko

A la sortie du stade, à nouveau une explication sur la flamme olympique. Assis sur des socles, Annick, Jean-Yves et Yves écoutent les explications de notre guide. Ces socles supportaient des Zanes, statues de Zeus financées par les amendes que les arbitres des Jeux infligeaient aux tricheurs

Surplombant l’allée des Zanes, les ruines d’un ensemble d’édifices en forme de temple, les Trésors. Ils doivent ce nom au fait qu’on y gardait les offrandes précieuses des cités qui les bâtissaient. On y trouve les Trésors de Sicyone, Carthage, Epidamme, Byzance, Sybaris, Cyrène, Sélinonte, Métaponte, Mégare et Géla.

JPEG - 14.9 ko
JPEG - 15.5 ko

Devant le temple d’Héra, auquel nous arrivons en quittant le stade, l’endroit où la flamme olympique est allumée tous les quatre ans, avant de parcourir tous les kilomètres qui séparent Olympie du lieu où se tiennent les Jeux.

Au II° siècle ap. J.-C., sous la terrasse des Trésors, un mécène de l’époque, Hérode Atticus (103 – 179 ap. J.-C.), un riche athénien fit construire le Nymphée. C’est à cet édifice, construit en 160 ap. J.-C., qu’aboutissaient des conduites apportant dans le site l’eau des sources voisines.
Ces constructions, les Nymphées, des lieux voués au culte des Nymphes associaient le culte à un usage pratique en apportant l’eau indispensable.
Des niches accueillaient les statues de la famille impériale et d’Hérode Atticus

JPEG - 17.4 ko
JPEG - 9.6 ko

Sur le site on peut voir des vasques qui recueillaient l’eau et dans le musée la statue d’un taureau de marbre, avec une dédicace gravée sur les flancs, dédié à Zeus par Regilla, l’épouse du donateur et qui était dressée au milieu du Nymphée.

Un peu plus loin, le temple d’Héra, l’Héraion, fut construit à l’époque archaïque, vers 600 av. J.-C. C’est un temple de style dorique, avec 6 colonnes sur les petits côtés et 16 sur les longs. Les colonnes au départ étaient en bois et elles furent peu à peu remplacées par des pierres. Chaque colonne se compose de plusieurs tambours

JPEG - 11.8 ko
PNG - 104.7 ko

C’est dans ce temple d’Héra que fut trouvée la statue d’Hermès avec Dionysos dans les bras
Cette statue en marbre est l’œuvre de Praxitèle, sculpteur athénien du IV° siècle

JPEG - 6.9 ko

Elle représente Hermès en éphèbe nu, le poids du corps reposant sur la jambe droite, la jambe gauche pliée, en retrait. Il porte le petit Dionysos et s’appuie sur un tronc d’arbre, où est aussi posé son manteau.

JPEG - 9 ko

Dionysos était le fils de Zeus et de Sémélé. Sémélé enceinte, fut tuée par Zeus. Dans son désespoir, Zeus prit l’embryon de son ventre et l’introduisit dans sa propre cuisse pour que la gestation puisse se poursuivre.
Privé de sa mère à sa naissance, l’enfant fut confié par Zeus à Hermès qui devait le conduire chez les nymphes pour qu’elles l’élèvent et le protègent de la colère d’Héra.

A la fin du parcours, nous passons devant le Prytanée

JPEG - 12.8 ko

C’est une construction complexe avec une cour au centre.
Autour de la cour il y avait des annexes et un restaurant où l’on offrait un repas aux athlètes vainqueurs.
Ainsi se termine notre visite du site archéologique d’Olympie.
Il nous reste à visiter le musée dont certaines statues ont été présentées, en fonction des lieux où elles ont été découvertes.

Enfoui sous des décombres qui en quelques siècles avaient atteint 3 à 4 m, le site d’Olympie a été identifié par l’anglais Richard Chandler en 1766. Mais ce sont des français qui en 1829, sous la direction d’Abel Blouet, exhumeront les premiers fragments qu’ils transfèrent aussitôt au Louvre. Emus par ce pillage, les grecs arrêtent les fouilles qui seront reprises par des allemands

Dans le musée, une première salle, la salle des frontons.
Ce sont les frontons qui décoraient le temple de Zeus.
Le fronton Est du temple de Zeus évoque la préparation de la course de chars.
Le mythe du fronton Est se rattache directement à l’histoire du site. Le roi Oenomaos avait une fille Hippodamie. Un oracle de Delphes lui avait appris que son gendre serait la cause de sa mort. C’est ainsi que lorsque sa fille fût en âge de se marier, il imagina une course de chars à laquelle ils participeraient, lui et l’ambitieux prétendant.

JPEG - 15 ko

Cette course avait pour point de départ Olympie et pour but le sanctuaire de Poséidon à l’isthme de Corinthe. Oenomaos gagnait toujours parce qu’il avait des chevaux invincibles. En mettant à mort les prétendants, il sauvait donc sa propre vie.
Le dernier prétendant, Pélops, réussit à corrompre le cocher d’Oenomaos qui remplaça l’essieu métallique du char de son maître par un essieu en cire. Le char sorti de la voie et Oenomaos fut tué. Pélops épousa Hippodamie et devint maître du Péloponnèse, qui prit alors son nom.

Stéropé et son mari Oenomaos

PNG - 133.1 ko

Pélops, Hippodamie, une servante et le quadrige de Pélops.

Un vieux devin, un enfant et le fleuve Kladéos.

JPEG - 7.6 ko

Un devin, le cocher d’Oenomaos

La scène du fronton Est présente le moment qui précède la course de chars. Au centre, le point le plus haut du triangle du fronton, c’est le personnage de Zeus, le maître du sanctuaire d’Olympie qui domine. Il est entouré des deux couples Pélops-Hippodamie et Oenomaos-Stéropé.
Le devin de gauche est interprété comme devin en raison du geste de la main droite. Le garçon assis à ses côtés prend dans la main son orteil.
Sur le front Ouest du temple est représentée la Centauromachie

JPEG - 16.8 ko

Au milieu, le dieu Apollon, est représenté debout.

JPEG - 8.2 ko

De chaque côté d’Apollon, des scènes avec les combats contre les centaures

JPEG - 7.5 ko

Les Lapithes étaient un peuple de l’Olympe en Thessalie. Leur roi invita à ses noces le héros athénien Thésée et les centaures qui habitaient également la Thessalie. Les centaures s’enivrèrent et se jetèrent sur la jeune mariée et les autres femmes lapithes. Les Lapithes se pressèrent à leur secours et c’est précisément ce moment dramatique du combat qui est rendu sur le fronton.

JPEG - 7.9 ko

Toutes les figures des statues ont été trouvées brisées. Leur recomposition au musée et leur emplacement sur le fronton ont été déterminées par la description de Pausanias, mais aussi par la hauteur de chaque personnage, qui suivant sa posture – debout, à demi assise ou étendue – va du milieu du fronton jusqu’aux extrémités, les deux angles accueillant les personnages allongés.

Les métopes du vestibule du temple étaient ornées de représentations qui figuraient les douze travaux d’Héraklès.
Héraklès, fils de Zeus et de la mortelle Alcmène, était doué d’une force extraordinaire. Poursuivi par la haine d’Héra, la femme légitime de Zeus, il fut poussé à tuer ses enfants. En expiation de ce meurtre, il reçut l’ordre d’accomplir douze travaux, exploits qu’il effectua en autant d’années.
Six des travaus d’Héraclès eurent pour cadre le Nord du Péloponnèse :
• Le héros étouffa dans ses bras le lion de Némée, réputé invincible, avant d’utiliser sa peau en guise de manteau
• Puis ils abattit à la fronde les oiseaux anthropophages qui hantaient le lac Stymphale.
• Au sud d’Argos, il trancha les neuf têtes de l’Hydre de Lerne.
• Puis il épuisa le féroce sanglier du mont Erymanthe, en le pourchassant durant des mois.
• Il mit un an pour capturer la biche de Cérynie
• Mais il mit un seul jour à nettoyer les écuries d’Augias, en détournant deux fleuves voisins.
• Les autres travaux consistèrent à capturer un taureau furieux en Crète, à dompter des chevaux anthropophages en Thrace, à tuer un roi à trois corps et trois têtes près du détroit de Gibraltar, à capturer le chien Cerbère, gardien des Enfers, à s’emparer tour à tour de la ceinture de la reine des Amazones et des pommes d’or du jardin des Hespérides.

JPEG - 7.1 ko

Les pommes des Hespérides

Le Cerbère

JPEG - 5.7 ko
JPEG - 5.9 ko

Les écuries d’Augias

JPEG - 6.9 ko

Les bœufs de Géryon

JPEG - 5.4 ko

Les cavales de Diomède

JPEG - 5 ko

Le Sanglier d’Erymanthe

JPEG - 6.7 ko

Le taureau de Crète

JPEG - 4.9 ko

L’Amazone

JPEG - 6.8 ko

Les oiseaux du lac Stymphale

JPEG - 5.9 ko

La Biche de Cérynée

JPEG - 7 ko

L’Hydre de Lerne

JPEG - 5.3 ko

Le Lion de Némée

Dans une autre salle

JPEG - 8.6 ko

Provenant de la période classique, un remarquable groupe en terre cuite, acrotère d’un trésor représentant Zeus enlevant Ganymède (vers 470 av. J.-C.). Le bel adolescent fut pris par Zeus alors qu’il gardait les troupeaux et emmené dans l’Olympe où il devint l’échanson des dieux. Cette figure symbolique d’un homme portant un enfant dans ses bras et tenant un bâton de pèlerin dans l’autre fut reprise par le christianisme qui représente Saint Christophe portant le Christ.

Les Jeux Olympiques ont eu beaucoup d’importance à divers points de vue.
La trêve sacrée, par exemple, a donné la possibilité d’interrompre les hostilités et à des athlètes de régions ennemies de se mesurer pacifiquement sur un stade. Elle permettait aussi à des cités ennemies de trouver les éléments communs qui les unissaient.
Les Jeux ont eu aussi un rôle primordial dans le développement des arts et des lettres et surtout de la sculpture. En effet, beaucoup des participants aux Jeux, ont commandé à un sculpteur leur statue en bronze ou en marbre. Ces statues étaient dressées dans le sanctuaire d’Olympie ou étaient ramenées dans leur patrie. Des œuvres de ces grands créateurs, presque rien n’est conservé, mais nous en avons quelques éléments dans les descriptions de Pausanias qui au milieu du II° siècle ap. J.-C., lorsqu’il visita Olympie, vit au moins 230 statues de vainqueurs et les décrivit.

La conquête du monde grec par les Romains et l’avancée du christianisme ont transformé l’esprit olympique, l’empereur Théodose ayant interdit les cultes païens, Olympie donna ses derniers jeux en 393. Le temple de Zeus fut détruit, la statue chryséléphantine du dieu, envoyée à Constantinople, disparut dans un incendie, et le site finit en ruine sous les habitations d’une agglomération byzantine.

Le mérite d’avoir ressucité les Jeux Olympiques revient au français, Pierre Fredy, baron de Coubertin. Convaincu que le sport est l’une des meilleures écoles pour l’apprentissage de la liberté et de la responsabilité collective, il met toute son énergie à la renaissance de ces Jeux. Il organise à la Sorbonne en 1892 le congrès pour le rétablissemnt des Jeux et l’ouverture des premiers jeux olympiques des temps modernes, saluée par 60 000 spectateurs a lieu le 5 avril 1896 dans le stade panathénaïque d’Athènes, reconstruit par ses soins, avec les fonds du mécène Georges Avérof.

JPEG - 11.8 ko

Nous l’avons visité lors de notre séjour à Athènes, en fin de voyage.
Ce stade a nécessité 29 400 m3 de marbre blanc, soit 85 100 000 tonnes… !

JPEG - 16.8 ko

Après cette visite du site et du musée archéologique d’Olympie, direction la région de Patras où nous posons nos valises pour une nuit.
La ville de Patras est située au nord du Péloponnèse sur le golfe de Corinthe. De notre chambre d’hôtel, nous avons la vue sur ce golfe et un coucher de soleil.
Notre hôtel est situé au bord de l’eau et les jardins donnent sur la plage. Ce soir nous arrivons trop tard pour le bain… !

JPEG - 6.9 ko

Portfolio