ARECMO

Accueil > 90.archives des voyages > La Grèce, mai 2013 > Vendredi 24 mai : DELPHES

Vendredi 24 mai : DELPHES

mercredi 25 septembre 2013, par Yvette Prigent

Vendredi 24 mai 2013

Ce matin, départ de l’hôtel à 8h30. Nous sommes à 1000 m d’altitude et devons descendre pour découvrir ce site de Delphes

Delphes était autrefois un carrefour entre le Nord et le Sud, l’Est et l’Ouest, ce qui justifie que le site ait été considéré comme l’ « omphalos », (nombril) de la terre.

JPEG - 3 Mo

L’omphalos de Delphes

Le sanctuaire d’Apollon est situé sur les versants sud du Parnasse, à 600 m d’altitude.
A l’époque mycénienne (1600 – 1100 av. J.-C.) il y avait à Delphes un habitat constitué dont les habitants adoraient une divinité féminine, probablement Gé, déesse de la Terre
D’après la mythologie, Apollon y vint pour tuer le serpent Python, fils de Gé (la Terre). Pour fêter sa victoire, le jeune dieu s’arrogea le titre d’Apollon Pythien, faiseur d’oracles, fondateur des jeux Pythiques et rebaptisa le site Delphes, en hommage au dauphin légendaire qui l’avait conduit là.
A partir du VIIIème siècle av. J.-C. l’oracle de Delphes acquit beaucoup d’importance et à l’époque les oracles jouaient un rôle majeur dans les décisions des individus et des Etats.
Choisie parmi les femmes de la cité, la Pythie était la prêtresse du sanctuaire, interprète d’Apollon. Après avoir bu de l’eau de la fontaine Castalie, elle s’enfermait dans le temple. Assise sur un trépied au milieu d’émanations enivrantes, elle mâchait des feuilles de laurier, tombait en extase et prononçait des mots qui souvent n’avaient aucun sens. Les Prêtres, connaisseurs des choses de leur époque, interprétaient ces paroles. Ils formulaient par la suite un oracle, souvent ambigu, afin que la crédibilité du dieu ne soit jamais mise en question.
Nous commençons la visite du site par celle du musée qui renferme un grand nombre d’objets des périodes archaïque, classique et romaine.
La salle des boucliers datant du 7ième siècle, contient aussi d’autres ustensiles en cuivre comme un trépied, une des offrandes caractéristiques d’Apollon.

JPEG - 3 Mo
JPEG - 2.7 Mo

Plus loin la salle du trésor des habitants de Sifnos. Ce trésor a été bâti en 525 av. J.-C.

JPEG - 2.9 Mo

Fronton est du Trésor des habitants de Sifnos.

Dans cette même salle, la statue d’un sphinx, une des plus grandes sculptures trouvées à Delphes. Elle a été faite en marbre aux environs de 750 av. J.-C. et constituait l’offrande sacrée de Nexo au dieu Apollon. Elle était dressée sur une colonne de style ionien et était située devant le grand mur du sanctuaire d’Apollon. La hauteur du sphinx et de la colonne atteignait douze mètres. Près du sphinx, l’une des deux caryatides qui décoraient l’entrée du trésor de Sifnos.
Puis la salle des Kouros avec ses deux statues de Cléobis et Biton, statues de l’époque archaïque, œuvres du sculpteur Polymédis, datées entre 610 et 580 av. J.-C. Une caractéristique de la période archaïque, les visages expressifs, souriants, les yeux ouverts.

JPEG - 2.7 Mo
JPEG - 3.2 Mo

C’est Hérodote qui rapporte l’histoire de ces deux frères. Fils d’une prêtresse d’Héra, ils se sont attelés à la charrette à la place des bœufs, retardés dans les champs, pour amener leur mère au temple à temps. Tout le monde félicitait la mère pour la moralité et la vigueur de ses fils. Fière de ses enfants, elle souhaita ce qu’il y avait de mieux pour eux. Après la fête, les deux jeunes gens s’endormirent et ne se réveillèrent pas. Héra leur avait accordé une mort inattendue et sereine.
A suivre, la salle du taureau.

JPEG - 2.6 Mo

Cet objet, datant du 6ième siècle av. J.-C., représente un taureau en bois recouvert de feuilles d’argent
Dans cette même salle, des têtes de statues chryséléphantines, représentant probablement Apollon et sa sœur Artémis.

JPEG - 2.8 Mo

Ces statues étaient décorées de nombreux bijoux en or.
Dans cette salle, la colonne des danseuses (330 – 320 av. J.-C.), représentant un groupe de trois danseuses sur un socle en marbre sculpté. Il était offert par les Athéniens et avait initialement onze mètres de hauteur.

JPEG - 3.1 Mo

La statue de l’athlète Agias champion du pancrace aux Jeux Olympiques
Cette statue en marbre est considérée comme une copie de celle, en bronze, du sculpteur Lysippe, offerte par Daochos II, en mémoire d’Agias

JPEG - 2.9 Mo

Dans une autre salle, la statue d’Antinoüs qui sacrifia sa vie pour l’Empereur Hadrien. Il mourut noyé dans le Nil, convaincu par les oracles qu’il allait ainsi sauver Hadrien, son maître et compagnon.

JPEG - 2.8 Mo
JPEG - 3.2 Mo

Hadrien le déifia et imposa son culte. Ayant reçu les bienfaits de l’Empereur, le sanctuaire de Delphes honora son protégé. Cette statue d’Antinoüs est un exemple caractéristique du développement du portrait en sculpture. Le jeune homme est représenté nu, la tête ceinte d’une couronne de laurier posée sur des cheveux bouclés.
Une autre salle : la salle de l’Aurige, l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture de la fin de l’époque archaïque (478 av. J.-C.). Découvert en 1896 près du théâtre, il représente, grandeur nature (1,80 m) le conducteur de char (en latin auriga) qui remporta la course des quadriges aux jeux Olympiques de 474 av. J.-C. Il fut offert au sanctuaire d’Apollon par Polyzalos, tyran de la cité grecque de Géla en Sicile

JPEG - 2.6 Mo

L’Aurige porte la longue tunique caractéristique des courses de chars, serrée par des rubans qui l’empêchaient de se gonfler dans le vent.

JPEG - 3.1 Mo

La main droite, la seule conservée et les pieds nus sont admirablement rendus et très détaillés.

JPEG - 3 Mo

Le cou puissant porte une belle tête de jeune homme aux mèches échevelées, formant des boucles sur les tempes.
Couronné du bandeau de la victoire, l’Aurige porte dans son regard la satisfaction d’avoir remporté la victoire et de l’offrir à Apollon.

JPEG - 3.1 Mo

Dans la salle se trouvent aussi quelques parties des chevaux du char

JPEG - 2.6 Mo

Après cette visite du musée, départ pour le site archéologique.
Le sanctuaire d’Apollon, construit au VIème siècle av. J.-C., continua de fonctionner jusqu’au règne d’Hadrien au 2ième siècle ap. J.-C. L’avènement du christianisme devait sonner le glas de l’oracle delphique et le sanctuaire ferma définitivement ses portes en 381, avant que l’empereur byzantin Constantin le Grand achève de le vider de ses derniers trésors.
Il fallut attendre 1892 pour que Delphes retrouve une nouvelle vie, grâce à l’équipe archéologique de l’Ecole française d’Athènes.

Petit regroupement et c’est parti pour la visite … !

JPEG - 4.4 Mo

Comme les pèlerins d’autrefois, notre visite commence par l’Agora, petite place rectangulaire qui précède l’aire sacrée du sanctuaire.
Sous un portique, adossé à la pente s’alignaient des boutiques où les visiteurs pouvaient acheter quelques ex-voto à offrir à Apollon.

JPEG - 4.4 Mo

A suivre, la Voie Sacrée qui mène au temple d’Apollon.

JPEG - 4.3 Mo

On traverse d’abord le quartier des ex-voto où sont construits des petits bâtiments en forme de temple, dons des cités grecques pour déposer leurs offrandes, ce qui donnait à l’endroit l’aspect d’une exposition en plein air.

JPEG - 3.9 Mo
JPEG - 3.7 Mo
JPEG - 4.9 Mo

Au premier virage, une pierre sphérique, réplique de l’Omphalos que nous avons vu au musée, sur lequel fut bâti le temple d’Apollon vers lequel nous montons.

JPEG - 5.4 Mo

Cet omphalos jouxte le temple des Athéniens
Ce Trésor des Athéniens, en marbre de Paros, fut construit avec le butin pris aux Mèdes, à l’occasion de la victoire d’Athènes à Marathon (490 av. J.-C.)

JPEG - 3.4 Mo

Ce trésor, petit temple dorique, est décoré de sculptures représentant les travaux d’Héraclès et de Thésée. On peut en voir des fragments au musée archéologique.
Continuant notre montée vers le temple, passage devant le rocher de la Sybille.

JPEG - 5 Mo

Dans le temple d’Apollon, l’oracle était rendu par la Pythie, mais on racontait qu’à une autre époque, la Sibylle qui avait prédit la guerre de Troie, était parfois venue à Delphes et avait prophétisé du haut de ce rocher.
Puis direction le Portique des Athéniens. Ce dernier se situe devant un mur de soutènement, long de 83m. Ce mur polygonal de la terrasse supporte le temple d’Apollon. Il est couvert d’inscriptions concernant des actes d’affranchissement d’esclaves. Les archéologues en ont dénombré plus de 800. Il date du V° siècle av. J.-C.

JPEG - 5.1 Mo

Ce Portique des Athéniens était un édifice votif, destiné à abriter les trophées des victoires navales de la ville d’Athènes.
Il comportait sept colonnes de marbre monolithique en façade et son toit s’appuyait contre le mur polygonal. Il ne subsiste que trois colonnes.
Face au portique, de l’autre côté de la Voie, se trouve l’aire où se formaient les processions se rendant au temple. Pendant les préparatifs, les prêtres s’y détendaient, assis sur les exèdres en marbre qui entourent la place.

JPEG - 4.8 Mo

Avant la suite de la visite, notre guide fait une petite pose pour nous raconter l’histoire de la Pythie.

JPEG - 4.7 Mo

Choisie parmi les femmes de la cité, la Pythie était la prêtresse du sanctuaire, interprète d’Apollon. Après avoir bu de l’eau de la fontaine Castalie coulant près du temple, elle s’enfermait dans le temple.
Assise sur un trépied au milieu d’émanations enivrantes, elle mâchait des feuilles de laurier, tombait en extase et prononçait des mots qui souvent n’avaient aucun sens. Les Prêtres, connaisseurs des choses de leur époque, interprétaient ces paroles. Ils formulaient par la suite un oracle, souvent ambigu, afin que la crédibilité du dieu ne soit jamais mise en question.
Le Temple d’Apollon fut édifié au VII ème siècle av. J.-C.. Il fut détruit par un incendie en 548 av. J.-C. Reconstruit, il fut à nouveau détruit par des tremblements de terre en 373 av. J.-C.
Sur son emplacement fut bâti le temple que nous voyons aujourd’hui.

JPEG - 5.2 Mo

Long de 60 m et large de 23 m, ce temple était entouré de colonnes doriques de 12 m de haut. Six d’entre elles ont été remontées, mais une seule est complète

JPEG - 3 Mo

A partir du temple, un escalier mène au théâtre.

JPEG - 4 Mo

Ce théâtre, tout en pierres, domine le temple et la vallée en contre bas.

JPEG - 4.8 Mo

Il date du début du IV° siècle av. J.-C., mais il a pris sa forme définitive à l’époque romaine. Ses 35 rangées de gradins pouvaient accueillir 5 000 spectateurs qui assistaient aux récitals donnés en l’honneur d’Apollon et de Dionysos.
Du sommet du théâtre, un sentier grimpe vers la dernière terrasse du sanctuaire, domaine des activités sportives.

JPEG - 5.1 Mo

Le stade

JPEG - 5.3 Mo

Les gradins
Le stade pouvait accueillir 6 500 spectateurs. Une piste de 178 m avec des lignes de départ et d’arrivée encore en place. Le stade est en cours de restauration et nous n’avons pas pu y avoir accès.
En redescendant vers l’entrée du site, tout au fond la Tholos que nous visiterons après le déjeuner.

JPEG - 4.9 Mo

Vue impressionnante aussi sur le théâtre, le temple d’Apollon, le Trésor des Athéniens.

JPEG - 4.9 Mo

Dans le lointain, la mer d’oliviers. Au pied de Delphes sont, parait-i, plantés 3 millions d’oliviers. La récolte des olives se fait à partir de novembre. Les fruits sont pressés dans les nombreux moulins actionnés par les eaux du Pleistos qui coule dans la vallée.
Avant le repas une petite surprise. Notre chauffeur Kostas nous quitte peut-être ce soir parce que demain nous prenons le bateau pour Santorin et serons véhiculés par un bus de l’île. L’occasion de goûter l’ouzo.

JPEG - 5 Mo
JPEG - 3.6 Mo

Nous faisons nos adieux à notre chauffeur qui lui trinquera au jus de fruits, conduite oblige. Il retrouvera ce soir à Athènes ses deux jumeaux de 5 mois.
Avec notre guide Angéliqi, il aura contribué à ce que notre voyage soit le plus agréable possible avec une conduite très souple du car, même dans les parties les plus sinueuses de la montagne. Son sourire et sa gentillesse ont fait merveille à chaque étape, même lorsqu’il faut sortir ou entrer nos lourdes valises dans les coffres de son car.
Après le déjeuner, avant de rejoindre Athènes, un arrêt sur le site de Marmaria, en contre bas du site de Delphes. Le monument le plus spectaculaire est la Tholos qui figure parmi les chefs-d’œuvre de l’architecture grecque antique.

JPEG - 4 Mo

Elle faisait partie des premiers monuments que les pèlerins apercevaient en arrivant à Delphes.
Cet édifice circulaire, presque entièrement construit en marbre pentélique, remonte au début du IVème siècle av. J.-C. Il fut conçu par Théodoros de Phocée en Asie Mineure. L’édifice comportait à l’extérieur vingt colonnes d’ordre dorique parmi lesquelles trois furent reconstruites en 1930.
Sur les métopes on voyait des scènes de centauromachie et d’amazonomachie.

JPEG - 3.9 Mo

Près de la Tholos, les vestiges du sanctuaire d’Athéna Pronaia qui était autrefois vénérée en ce lieu.

JPEG - 4.8 Mo

Après cet arrêt, direction Athènes. Notre hôtel est situé au centre de la ville. Nos valises posées, une petite visite aux alentours de l’hôtel, en direction de l’acropole que nous verrons de loin. Nous visiterons ce haut lieu d’Athènes en fin de séjour.
Pour le moment, du bout de la rue, un petit aperçu du Parthénon.

JPEG - 3.9 Mo

Après notre déambulation dans les rues d’Athènes et avant notre dîner, un apéritif de bienvenue nous est servi sur la terrasse de l’hôtel, au 8° étage de l’édifice avec vue magnifique sur l’Acropole.
Au cours de cet apéritif nous avons la visite de Marie Perrine qui dirige à Athènes l’agence Océane qui nous a concocté le séjour en Grèce.

JPEG - 3.7 Mo

Marie Perrine est bretonne, originaire de Larmor-Plage, mariée à un grec qu’elle a connu lors d’un stage d’étude à Athènes.
Elle y vit depuis 30 ans, revenant régulièrement dans sa ville d’origine.

JPEG - 2.9 Mo

Ce soir, sa visite à notre groupe lui a fait chaud au cœur et c’est en versant une larme qu’elle nous quittés quand nous lui avons chanté « Kénavo ».
Elle semblait laisser un peu de son cœur derrière elle.
Une dernière photo du Parthénon.

JPEG - 2.1 Mo

Quelques échafaudages nous renseignent sur l’état du site qui est en travaux. Nous irons le découvrir dans deux jours, au retour de notre visite à l’île de Santorin.

suite