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Mardi 28 mai 2013 : L’ACROPOLE D’ATHENES

mercredi 25 septembre 2013, par Yvette Prigent

Mardi 28 mai 2013
Hier soir nous sommes rentrés tard de notre périple à Santorin, avec des images plein la tête.
Aujourd’hui nous allons à la découverte d’Athènes. C’est la troisième fois que nous y venons, mais cette fois, c’est la bonne.
Pour commencer, Kostas que nous avons retrouvé, nous emmène faire un tour de la ville.
Notre premier arrêt sera pour rendre visite au stade olympique, construit en marbre pentélique, pour les jeux Olympiques de l’ère nouvelle, en 1896.

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La description de ce stade a été faite à l’occasion de notre visite à Olympie pour raconter l’histoire des Jeux de 776 av. J.-C. à nos jours.

Non loin de là, l’ancien palais royal (1836-1842), devenu en 1935 le Parlement
Vêtus de la fustanelle, la jupe plissée, vêtement traditionnel albanais et des socques à pompons, deux evzones montent la garde devant le monument du soldat inconnu.

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Cette jupe était la tenue des montagnards qui leur permettait d’être plus agiles. Elle est de couleur kaki les jours de semaine et blanche le dimanche. Les plis, au nombre de 400, rappellent les 400 ans de l’occupation turque. Les evzones sont les gardes du président de la république et accueillent les chefs d’états.
La relève qui a lieu toutes les heures, donne lieu à un petit cérémonial à pas cadencé.

Nous n’assistons pas à la relève proprement dite, mais aurons le droit à une démonstration au cours de laquelle ils quitteront le tombeau du soldat inconnu pour regagner leur guérite.

Tous leurs mouvements et gestes, très synchronisés, donnent lieu à un ballet auquel nos deux evzones se prêtent avec beaucoup de sérieux … !

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Après cet exercice, retour à la guérite, avec toujours cette synchronisation.

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Une remise en ordre de l’uniforme plus tard ...

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...nos deux evzones se prêtent au jeu des photos.

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Sur la même place des pigeons se laissent photographier par les touristes qui les attirent par des graines.

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Après cette étape, direction l’Acropole. L’Acropole d’Athènes est le seul que l’on écrive avec un A majuscule

Nous commençons la visite par celle du musée.
A l’entrée, la chouette sculptée, en marbre de Paros, du début du V° siècle av. J.-C., un des symboles d’Athéna en tant que déesse de la sagesse, observe le site sacré de la déesse. Cette chouette sert d’emblème au pays. On la retrouve sur certaines pièces de monnaie

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Ce nouveau musée de l’Acropole a été construit sur les vestiges de l’ancienne Athènes, habitée entre le V° siècle av. J.-C. et le XII° siècle ap. J.-C.

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On y a découvert des rues avec un système d’approvisionnement en eau et des égouts, des maisons avec des cours et des citernes, des villas dallées de mosaïques, des bains, des ateliers, des tombes et une foule d’objets de la vie quotidienne des habitants.
En attendant que le site soit mis en valeur, on a la possibilité de voir une partie de la fouille dans l’entrée couverte du bâtiment.

La visite du bâtiment est très contrôlée et les photos, même sans flash, sont interdites au niveau des deux premiers étages.

Dans le hall, une série de maquettes nous explique la construction de l’Acropole à différentes époques.
Selon la légende, la ville doit son nom à la déesse Athéna qui en emporta la tutelle à l’issue d’une âpre dispute avec Poséidon. La cité se développa et s’imposa progressivement au cours de la période Mycénienne (1600-1150 av. J.-C.)
Au 11° siècle av. J.-C., minée par l’effondrement du monde mycénien, la monarchie fait place à un gouvernement constitué par les chefs des quatre grandes tribus de la région. Commence alors le véritable essor d’Athènes et le début de son épanouissement artistique.
Le V° siècle av. J.-C. est jalonné de conquêtes qui imposent Athènes comme le foyer de la civilisation occidentale. En 508 av. J.-C., à l’issue d’une révolution populaire, la cité se dote d’un régime démocratique, dont les institutions sont mises en place par Périclès.
Cette volonté hégémonique ne plaît guère et lui vaut l’hostilité de Sparte, aboutissant à la guerre du Péloponnèse dont Sparte sort victorieuse. Le déclin politique d’Athènes s’amorce alors.
Cependant Philippe II de Macédoine et surtout Alexandre le Grand (356 – 323 av. J.-C.) vont donner un nouvel essor et permettre la construction de nombreux bâtiments.

La visite du site plus tard nous permettra de retrouver ces étapes de la construction.

Dans le musée, nous verrons une série de poteries datant de la période géométrique (8° siècle av. J.-C.), de la période classique, avec les couleurs rouge et noir. A suivre des statues féminines de la période archaïque, la période heureuse qui se traduit par le sourire sur les visages.
Puis des statues qui correspondent à différente époques.
L’hydre de Lerne, serpent à plusieurs têtes, tué par Héraclès.
Les koré, statues de jeunes filles, prêtresses d’Athéna
Les Caryatides, statues originales de l’Erechthéion. Sur le monument elles étaient six. Cinq sont exposées ici, la sixième est à Londres.

Au troisième étage, les frises du Parthénon constituent le joyau de ce grand musée. L’ensemble du décor est réuni dans sa dimension réelle. Leur dispersion est évidente : les originaux, patinés par le temps, et les moulages éclatant de blancheur complétant les vides du décor démantelé.
C’est en 447 que commence la construction du Parthénon que nous voyons actuellement. Les travaux durèrent 10 ans. En 438 av. J.-C., correspondant à la 85° olympiade, le temple est inauguré, mais les travaux continuèrent 5 ans pour la sculpture des décors.
Je reviendrai sur les frontons, les métopes et le frise du Parthénon quand nous visiterons l’édifice.

Après le musée, départ pour la visite de l’Acropole.

En sortant, premières vues sur les remparts qui l’entourent et qui datent du V° siècle av. J.-C.

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L’itinéraire que nous suivons est celui qu’empruntaient les processions des Panathénées au cours desquelles le peuple se rendait en cortège à l’Acropole, à l’issue d’une cérémonie qui avait lieu tous les quatre ans, pour offrir à Athéna le péplos, une tunique tissée par de jeunes athéniennes de l’aristocratie.

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Le premier édifice que nous voyons est l’Odéon d’Hérode Atticus, celui-là même qui fit construire le Nymphée d’Olympie.

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En montant vers les propylées qui sont les portes d’accès à l’Acropole, petit arrêt pour admirer l’odéon dont nous avions vu la façade en arrivant.

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Hérode Atticus était un riche grec d’origine romaine qui le fit construire en mémoire de son épouse en 161 ap. J.-C. Il avait hérité de son père une immense fortune qu’il consacra à l’édification de nombreux monuments publics. L’odéon lui coûta très cher. Il a la forme d’un amphithéâtre. Il était couvert de bois de cèdre et pouvait accueillir
6 000 spectateurs.

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Un peu plus haut, les Propylées, portes d’entrée de l’Acropole. Construits d’après les plans de l’architecte Mnésiklès, ils font partie du grand projet de Périclès pour l’embellissement de l’Acrople. La construction dura de 437 à 432 av. J.-C.

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Sur la gauche des Propylées, le temple d’Athéna Niké.

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Il a été construit en 427 av. J.-C.
En 1687, date de la destruction du Parthénon, le temple d’Athéna Niké a été démoli par les Turcs pour incorporer ses matériaux dans un mur de fortification afin de défendre l’Acropole contre les armées du vénitien Morosini.
Il a été remonté en au XIX° siècle après la création d’un état turc indépendant.
Pour consolider les bases il a été à nouveau remonté entièrement avant la deuxième guerre mondiale. Aujourd’hui il est encore en cours de restauration.

Une fois passées les Propylées, nous arrivons au sommet de l’Acropole, le Parthénon devant nous.

Un petit arrêt devant la façade ouest de l’édifice.

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C’est un temple dorique avec 8 colonnes sur les petits côtés et 17 colonnes sur les grands. Les colonnes sont faites de 10 à 12 tambours. Hautes de 10,43 m pour 1,90 m de diamètre à la base et 1,48 m de diamètre en haut. Ces dimensions donnent au sanctuaire un parfait équilibre entre largeur et longueur.

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Les colonnes un rien déviées vers l’intérieur, le léger renforcement de celles d’angle et la légère convexité des éléments horizontaux contribuent à l’harmonie de l’édifice.
Sans ces précautions, elles paraîtraient plus écartées au sommet qu’au sol et celles des angles plus grêles.

Dans la base des frontons en pignon, on observe des éléments restés en place et on peut imaginer les scènes représentées. Au centre doit trôner le personnage principal et au fur et à mesure du rétrécissement, les personnages sont assis puis couchés pour ceux des extrémités

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Sur les côtés du sanctuaire, l’emplacement des métopes est visible.
Quant à l’emplacement de la frise qui faisait le tour du bâtiment, on ne peut le voir parce qu’elle était placée à l’intérieur de l’architecture.

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La visite du musée nous a montré ces différents ou ce qu’il en reste.

Les frontons.

La sculpture des frontons a demandé cinq ans (437-432 av. J.-C.). Ce fut la dernière tranche des travaux du Parthénon.

• Le fronton est

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Ce fronton illustre la naissance d’Athéna. Au centre de la composition dominent, face à face, les deux personnages principaux de la scène. Zeus à gauche, assis sur son trône, le sceptre dans la main gauche et le foudre dans la droite, fait face à Athéna debout, armée. Elle vient de naître de la tête de son père, grâce au coup que lui a porté Héphaistos, représenté derrière elle, nu, tenant la hache dont il vient de se servir.
Assise derrière Zeus, sa femme Héra et derrière Athéna, Poséidon.

• Le fronton ouest

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Ce fronton représente le mythe de la dispute entre Athéna et Poséidon pour la possession de l’Attique. Le corps nu et vigoureux de Poséidon rejeté vers l’arrière, traduit sa nervosité et son incertitude quant à l’issue de la lutte. L’attitude d’Athéna au contraire, majestueuse, montre qu’elle est sûre de la victoire.
A droite et à gauche des dieux, sont représentés les chars qui avaient amené les adversaires sur le rocher de l’acropole pour le jugement.

La frise.

Elle courait sur près de 160 m et comprenait 92 plaques sculptées en relief, figurant les processions des Panathénées. La plus grande partie de cette frise se trouve à Londres au British Museum, après que Lord Elghin, ambassadeur d’Angleterre à Constantinople, entreprit de prélever les éléments et de les vendre au gouvernement anglais en 1816.

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Sur la frise représentée on remarque en ocre les fragments originaux et en blanc les morceaux reconstitués en plâtre.

Les métopes.

Les 92 métopes du temple sont des scènes indépendantes à deux personnages où sont représentés des combats légendaires, symboles de la lutte des Athéniens contre les Perses.
Au nord, ce sont les scènes de la guerre de Troie, à l’ouest, des combats des Athéniens contre les Amazones, au sud la lutte des Lapithes et des centaures et à l’est des scènes du combat des dieux de l’Olympe avec les Géants.

Du côté sud du Parthénon, une métope presque intacte.

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Elle représente un centaure en train de ceinturer une femme Lapithe. Celle-ci résiste et le repousse avec toute la force dont elle est capable, alors qu’il essaie de la charger sur son dos.

Le Parthénon fut abîmé par diverses interventions, lorsqu’il fut transformé en Eglise Sainte Sophie puis Notre-Dame d’Athènes à l’époque byzantine, en église catholique en 1204 sous les Francs lors des croisades, en mosquée en 1466 et plus tard en dépôt de munitions par les Turcs. Le 27 septembre 1687, le doge de Venise Morosini bombarda l’Acropole. Une bombe tombée sur le Parthénon provoqua la terrible explosion qui fit du chef-d’œuvre une ruine.

Un peu avant la guerre d’indépendance en 1801 – 1803, Lord Elghin détacha un grand nombre de sculptures et les vendit au British Museum. Les travaux de restauration du monument commencèrent en 1975 et se poursuivent encore aujourd’hui.

Après le Parthénon, visite de l’Erechthéion

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Il fut construit en marbre pentélique pendant la guerre du péloponnèse entre 421 et 406 av. J.-C.
C’est une construction bâtie sur trois niveaux qui ont épousé la forme du rocher sur lequel il est construit.
Le sol de la partie à gauche de la photo est 3 m plus bas que la partie droite.
Sur cette partie basse, des colonnes ioniques. La place des métopes est visible.
On aperçoit aussi le plafond avec ses caissons.

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Au pied de l’édifice l’olivier offert par Athéna à la cité.

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La partie sud du sanctuaire, avec ses caryatides. Elles portent sur la tête le plafond du portique.
Ce sont les copies en ciment de celles qui se trouvent dans le musée de l’acropole que nous avons visité. Cinq s’y trouvent, la sixième est au British Museum à Londres.

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A suivre la façade Est du Parthénon.

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Après cette visite sur la colline, retour au bas de l’acropole en repassant par les Propylées.

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Avant notre déjeuner dans un restaurant au pied de l’Acropole, une aubade avec un petit chanteur qui nous a séduit par son sérieux et son application à nous chanter « les enfants du Pirée » .

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Sur le chemin, un monticule qui domine la ville et à droite un texte de Saint Paul qui serait venu en ces lieux.

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Au cours du déjeuner, c’est notre au-revoir à notre guide. Nous avons tous, en tous les cas moi, un petit pincement au cœur. Angeliqi nous a accompagné pendant tous ces jours et a réussi à nous transmettre l’amour de son pays.

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Pour être sûre que nous retrouverions notre hôtel, elle nous a conduits sur cette place qui menait en ligne droite à notre hébergement.

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Ensuite chacun s’est promené dans les rues d’Athènes, avant de retrouver l’hôtel.
De la terrasse, avant d’aller se coucher une dernière fois en Grèce, une petite photo de l’Acropole illuminée.

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