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25-26-27 mai 2013 : ÎLE DE SANTORIN

mercredi 25 septembre 2013, par Yvette Prigent

Samedi 25 mai 2013

Ce matin le réveil a sonné très tôt. Nous partons pour un voyage en mer Égée, visiter l’une des plus belles iles des Cyclades : Santorin.
Après un petit déjeuner aux aurores, notre chauffeur Kostas vient nous chercher pour nous conduire au port du Pirée où nous embarquons à 7h et nous laisse sur le quai. Un autre bus s’occupera de nous sur l’île de Santorin
L’embarquement terminé, les passerelles de notre ferry se relèvent.

A cette heure matinale l’activité portuaire commence. Un bateau pilote est déjà à pied d’oeuvre pour remorquer et guider les plus grands navires qui attendent pour accoster.

Les quais encombrés d’entrepôts s’éveillent à peine.

D’autres bateaux attendent leurs passagers ...

Pendant les 8 h que dure la traversée, nous aurons le loisir de voir plusieurs îles des Cyclades. Toutes se ressemblent un peu. Un terrain accidenté, un relief dénudé et aride, sur lesquels la blancheur des maisons tranche avec la couleur ocre de la terre.
Ces îles vivent essentiellement du tourisme et à chaque escale, notre bateau débarque ses passagers ....

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....tandis que d’autres embarquent.

Gare aux valises qu’il faudra surveiller pendant ces transbordements … ! Merci à nos vigiles qui en auront sauvé quelques-unes … !

Du bateau, on voit déjà les maisons blanches, à toits plats et les églises aux dômes arrondis et colorés en bleu. Une vraie image des îles grecques, telles qu’on les imagine.

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Notre bateau fait escale à Pôros, Naxos et Ios, avant de nous déposer sur l’île de Santorin.

La côte occidentale de l’île, par laquelle nous arrivons, se termine brusquement par une falaise qui tombe à pic dans la caldeira, vaste cuvette maritime.
Sur les parois de la Caldeira on remarque des strates de rocher noir et rouge, formées au cours des différentes explosions du volcan.

Sur cette photo, la ville la plus au nord de l’île : IA. Construite sur la colline, elle est reconnaissable à ses moulins.

Plus au sud, la ville de FIRA

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Pour y accéder de la mer, des marches à monter à pied ou à dos d’âne ou le téléphérique. Nous visiterons ces deux petites villes.
Pour le moment accostage au port principal de l’île : Anthonios. Un car local nous attend pour la visite et nous conduire à notre hôtel.

Nul doute, nous sommes attendus à Santorin ...! On nous souhaite la bienvenue pour ce séjour de deux jours.

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C’est une des îles les plus fréquentées de Grèce.
La montée en car au sommet de la falaise nous donne un point de vue sur la caldeira et le volcan qui se trouve au centre

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Avant de visiter l’île, il est intéressant d’essayer d’imaginer comment a évolué le site.
A l’origine le sol grec était recouvert par la mer. Puis des étendues de terre émergèrent de l’eau. A l’emplacement de Santorin, il y avait autrefois un îlot rocheux et l’évolution de l’île jusqu’à sa forme actuelle est le résultat d’une longue activité des volcans. Les cônes volcaniques et l’îlot préexistant se sont réunis progressivement grâce aux matériaux projetés lors des éruptions et finissent par former une seule île qui en raison de sa forme est appelée « Strongylé », c’est-à-dire la Ronde.

La fertilité du sol dut attirer les premiers habitants vers 3000 av. J.-C. C’étaient vraisemblablement non seulement des agriculteurs, mais aussi des marins expérimentés.
Mais brusquement, vers 1500 av. J.-C., cette civilisation disparait, alors qu’elle se trouvait en plein épanouissement. La cause en est la terrible explosion du volcan qui ébranla l’île au point qu’elle s’effondra en partie dans la mer.
Les habitants pris de panique s’enfuirent. Il semble qu’avertis par quelque signe inquiétant, ils n’y retournèrent pas. Dans leur fuite ils emportèrent tout ce qu’ils avaient de précieux car les fouilles effectuées à Akrotiri, que nous visiterons demain, n’ont mis au jour, ni objet de valeur, ni squelettes d’hommes ou d’animaux.

En cette fin de journée, nous visitons IA. Cette petite bourgade, la plus au nord de l’île est construite au bord de l’abîme, au sommet des parois de la caldeira.

Notre visite commence sur cette place, avec son église au dôme bleu : Panagia Platsani.

Notre guide nous conduit ensuite par les petites rues vers les vestiges d’un vieux fort d’où le point de vue sur l’île est panoramique.

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Au cours de la période byzantine, les rivages de la mer Égée connurent des invasions de pirates. Pour se protéger les habitants aménagèrent leurs villages sur des sites difficilement accessibles et les fortifièrent. A IA on retrouve des restes de ce fort et d’une muraille.

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A droite et à gauche de cette fortification, une débauche de constructions en blanc et en bleu. De vraies images de cartes postales… !
La localité fut particulièrement prospère à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Son essor économique était fondé sur la flotte mise sur pied par ses habitants et le commerce entre Alexandrie et le Russie.
En 1890, elle comptait 2500 âmes et 130 navires.

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Des moulins aussi ...

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et des maisons très curieuses dont le toit des unes est la terrasse des autres … !

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Une particularité aussi d’IA : ses maisons troglodytes

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Il y a tant d’images à montrer, et vous qui avez fait le voyage, vous en avez plein vos appareils.

A la fin de l’après-midi, rendez-vous pour rejoindre l’hôtel.
Nous sommes attendus sur la côte Est de l’île, à Kamari Beach, à l’hôtel du même nom.
Bien que près de la plage, il possède une grande piscine

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et ses bungalows sont magnifiquement fleuris.

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Une petite promenade digestive le long de la côte, avant d’aller nous coucher. Et demain nous verrons mieux les choses qui nous entourent.

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Dimanche 26 mai 2013

Ce matin, au petit déjeuner, un invité surprise. Un chat a entrepris de vider la piscine de l’hôtel… !

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Petit déjeuner, très agréable, sous les parasols.

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Après une ADAP dans l’un des salons de l’hôtel, rendez-vous pour une photo souvenir dans les jardins fleuris de notre résidence. Aujourd’hui est jour de fête des Mères.

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Direction la petite église byzantine d’Episkopi Gonia.
C’est la plus ancienne de l’île.
A l’intérieur une iconostase, cloison qui sépare la nef de l’église de la sacristie, décorée par des peintures évoquant des textes d’Evangile.

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Et aussi une très ancienne icône de la Vierge.

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Sur la route d’Akrotiri, des vignes. A cause du vent très fréquemment violent, la vigne pousse au ras du sol sans tuteurs et donne un vin réputé : le nichtéri. On y cultive aussi des petites tomates très savoureuses, utilisées pour préparer le concentré consommé pendant l’hiver.

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Direction la ville préhistorique d’Akrotiri.

Les fouilles qui commencèrent vraiment en 1967 sur le site, mirent à jour des vestiges attestant qu’Akrotiri fut une ville prospère. D’abord réalisées en plein air, elles furent vite protégées par une structure en bois, puis par un magnifique bâtiment métallique.

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Ce panneau à l’entrée du site nous explique que la partie nord de la ville a dû s’effondrer dans la caldeira lors de l’explosion qui a eu lieu dans les années 1500 av. J.-C.

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Les maisons, à deux ou trois étages, comptaient plusieurs pièces. Les plus cossues étaient en pierres de taille et les autres en boue ou en paille.
Le rez-de-chaussée communiquait avec les étages supérieurs par un escalier en bois ou en pierres.

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Le sol des maisons étaient généralement en terre battue, recouverte parfois de mosaïques ou de galets.

Dans une maison on a retrouvé des jarres contenant des graines, faisant penser que la ville faisait le commerce de ces denrées.

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Au rez-de-chaussée se trouvaient les entrepôts, les ateliers et les locaux où étaient moulus les grains.
Les pièces des étages supérieurs étaient réservées à l’habitation. Un grand nombre d’entre elles étaient décorées de fresques magnifiques.

Dans le musée archéologique d’Athènes que nous avons visité le dernier jour du voyage, nous avons pu voir des objets retrouvés dans cette ville d’Akrotiri et surtout des fresques qui ont été mises à jour sur ce site. Ces peintures murales sont de véritables chefs-d’œuvre.
La fresque des enfants boxeurs.

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Chacun des enfants, un gant de boxe à la main droite, essaie de parer le coup de l’autre.

Celle des Antilopes

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et la fresque du printemps

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Un diaporama nous explique comment ces fresques ont été récupérées dans les maisons de Santorin et rapportées à Athènes.
On reconnait sur la photo la fresque du Printemps qu’un archéologue restaure.

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Dans le musée, on peut également voir des cruches découvertes à Akrotiri sous les cendres du volcan.

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Après la visite du site, déjeuner dans une taverne à Fira.

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Cet après-midi, découverte de la petite ville de Fira. Elle est construite comme Ia, au bord de l’abîme, à 260 m au-dessus du niveau de la mer. On peut s’y rendre en voiture mais aussi y accéder par un petit port situé à sa base. C’est là que viennent s’amarrer des bateaux de croisière d’où l’on peut atteindre le village en prenant le téléphérique ou en escaladant, à pied ...

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ou à dos d’âne

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les quelque 500 marches d’escalier d’un chemin en zig-zag.

Comme à IA, des maisons blanches accrochées à la colline ...

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.... et des églises à coupoles bleues.

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Certains choisissent même Santorin pour célébrer leur mariage, comme ce couple asiatique venu en tenue de cérémonie, pour une séance photos.

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Comme à IA, on pourrait multiplier les photos, tant les couleurs sont belles et les paysages pittoresques...!

Au retour de la visite, un bain au pied de l’hôtel, sur la plage de Kamari.

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Cette plage est de galets et sable noirs. Nous sommes sur une île volcanique … à tous les sens du terme … ! (certains comprendront … !)

D’autres préfèrent l’eau de la piscine, ou prennent le frais sur leur balcon. Il faut être en forme, ce soir nous dansons le sirtaki.

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Un chanteur infatigable anime notre soirée

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tandis qu’Angéliqi nous montre les pas de base de cette danse typique de la Grèce, mise au goût du jour par le film : Zorba le grec

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Sous le regard admiratif de la gent masculine ...

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bon nombre de ces dames esquissent quelques pas de danse...

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Applaudissements nourris pour Georges ...

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seul homme à relever le défi … !

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Bonne soirée de clôture pour notre séjour à Santorin.

Lundi 27 mai 2013

Ce matin nous avons quartier libre pour ces dernières heures passées sur l’île.

Dernier passage dans la piscine pour certains

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....dernières balades sur la plage de sable noir pour d’autres.

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Nous avons pendant ces deux jours pu voir les différentes facettes de Santorin, très escarpée à l’ouest avec les villes d’Ia et de Fira et au raz de l’eau dans sa partie est, avec cette plage de Kamari où se trouve notre hôtel.
Nous profitons une dernière fois de l’ombre des frondaisons, avant le départ.

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Nos bagages sont prêts. Nous prenons notre dernier repas dans une taverne avant l’embarquement sur le ferry, prévu à 15h.

Le pavillon du navire s’agite

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pour saluer une dernière fois FIRA

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IA et ses moulins

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et le volcan qui trône au milieu de la caldeira.

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Nous sommes repartis pour 8h de bateau. L’arrivée au port du Pirée est prévue vers 23h. A bord, le coucher du soleil dans la mer Égée est de toute beauté … !

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Ce soir nous retrouvons notre hôtel du centre ville d’Athènes.
Demain l’Acropole et son Musée nous attendent.
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