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Samedi 18 mai 2013 : NAUPLIE et MYCENES

mercredi 25 septembre 2013, par Yvette Prigent

Samedi 18 mai 2013

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Hier soir nous avons posé nos valises pour trois jours dans cet hôtel de Tolo, les pieds dans l’eau de la mer Égée.
Nous avons bien senti le sable sous nos pieds en arrivant, mais le matin nous avons découvert la beauté du site
Une bande de cinq mètres de sable sépare notre hôtel de l’eau.

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Certains auront même le privilège d’avoir un balcon avec vue sur la mer… !

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Après le petit déjeuner, départ pour la ville de Nauplie.

Nauplie a été la première capitale de la Grèce en 1829. Elle conserve peu de vestiges de l’Antiquité : quelques tombes mycéniennes et les murs d’une acropole que les Byzantins utiliseront pour bâtir le premier fort de la ville : la citadelle d’Acronauplie, plus tard renforcée par les Francs puis par les Vénitiens.

La ville a su entretenir avec soin toutes les traces de son passé et de chaque envahisseur. Elle s’est couverte tour à tour d’habitations médiévales serrées le long de ruelles étroites, de belles demeures vénitiennes, de mosquées christianisées et d’églises islamisées, selon l’époque.

Le car nous dépose sur les quais et Angéliqi nous conduit vers les ruelles de la vieille ville.

Une débauche de couleurs dégouline des balcons de chaque côté des rues.

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Les oranges y sont même en libre-service ...!

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Place de la constitution, des façades de maisons de style italien, souvenirs de l’occupation vénitienne.

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Venise règnera sur Nauplie de 1389 à 1540, ce qui explique la présence de son emblème : le lion ailé de Saint-Marc

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Après la promenade dans la vieille ville, direction les quais et visite d’une église orthodoxe : l’église Saint Nicolas.
La religion officielle de la Grèce, l’orthodoxie, rassemble 97% de la population. L’Église et l’État n’étant pas séparés, le président de la République prête serment sur la Bible. Toute manifestation publique s’accompagne de la présence d’un représentant de l’Église et la mention obligatoire de la confession orthodoxe sur la carte d’identité nationale n’a été supprimée qu’en 2000
La religion a donc une importance majeure dans la conscience nationale et elle est indissociable de l’identité grecque.
Unis au départ par leur genèse et leur doctrine, l’orthodoxie et le catholicisme divergent à partir du 5° siècle. Cette rupture devint officielle en juillet 1054, date qui signifie la séparation définitive de l’Église d’Orient et de l’Église d’Occident

Angeliqi nous fait découvrir l’architecture d’une église orthodoxe.
L’entrée de l’église se fait par un porche appelé narthex.
La nef où se rassemblent les fidèles est séparée de la sacristie par une cloison en bois, l’iconostase. On y trouve un grand nombre d’icônes qui racontent très souvent des épisodes de la vie du Christ.

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Sur le plafond de l’église, notre guide nous fait remarquer la présence du Christ, ce qui est courant et de Dieu le Père, ce qui est plus rare.

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Après la visite de l’église, retour sur les quais en passant devant un monument aux morts en l’honneur des Français qui sont morts pour l’indépendance de la Grèce dans les années 1830.

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Près des quais, au milieu de la rade, le fort vénitien de l’îlot Bourdzi.

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Construit au XV° siècle, ce fort contrôlait l’accès des bateaux à la ville. Pour gêner l’arrivée de ces derniers, une chaîne était tendue entre le fort et le rivage. Pour que la chaîne soit retirée, il fallait payer une taxe. Une façon de remplir les caisses de la ville à l’époque … !

Après cette visite, retour vers le car. Sur la colline un aperçu du fort qui domine la ville. Il a été érigé par les Vénitiens au début du 18° siècle.

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Après cette visite, direction Mycènes.

D’après la tradition le fondateur de Mycènes était Persée, fils de Zeus et Danaé.
Avec l’aide des cyclopes, les géants dotés d’un œil sur le front, il entoura l’acropole de murs cyclopéens, un nom que leur donnèrent plus tard les Grecs de l’époque historique parce qu’ils ne pensaient pas qu’un homme « normal » puisse transporter d’aussi grosses pierres et les assembler pour faire une construction.

Les premières fouilles à Mycènes eurent lieu en 1841. Elles mirent au jour la Porte des Lions. Quelques années plus tard, en 1874, Heinrich Schliemann découvrit le Cercle A dont il fouilla cinq tombes. Il révéla l’existence de la civilisation mycénienne et on retrouva sur le site, beaucoup d’objets en or qui sont conservés au Musée Archéologique d’Athènes que nous visiterons le dernier jour de notre voyage

Nous commençons la visite du site par le petit musée qui nous présente sur une maquette les différentes parties du site et qui nous montre un certain nombre d’objets qui ont été trouvés pendant les fouilles. Certains ne sont que des copies, les originaux étant au Musée d’Athènes, en particulier le masque en or d’Agamemnon.

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Sur la photo ci-dessus, on peut apercevoir au sommet de la colline, le mur cyclopéen qui entoure l’acropole et au premier plan des vestiges de tombes mises à jour et datant d’une période antérieure.

Après la visite du musée, direction le site lui-même.
Une petite leçon d’histoire, à l’ombre d’un arbre, pour écouter la légende des Atrides, avec son roi le plus glorieux, Agamemnon, héros de la guerre de Troie.

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Début de la visite. Pour pénétrer ans le site, un passage obligé : la porte des Lions ou des Lionnes, suivant les versions.

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Sur la sculpture, deux lions dont les têtes manquent et qui s’affrontent, les pattes avant posées sur un autel. Sur ce dernier se dresse une colonne avec un chapiteau. Cette porte date des environs de 1250 av. J.-C.

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Le linteau de la porte pèse à lui seul 12 tonnes.
Menant à cette porte, un mur dont les pierres semblent avoir été mises en place et agencées par ces créatures hors normes, ceux que l’on a appelés « les cyclopes »
Merci à Armelle de servir de modèle pour évaluer la taille de ces pierres pesant plusieurs tonnes et qui servent de soubassement à ce mur "cyclopéen" qui entoure le site.

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Nous restons tous un peu perplexes devant cette construction, nous posant bien des questions sur son édification ...!

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La porte des Lions franchie, on entre dans l’enceinte de l’acropole
Après la porte des lions, sur la droite, le Grenier, construit assez tard et qui est resté en fonction jusqu’à la destruction de l’acropole. Il servait à entreposer la nourriture.

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Un peu plus loin, le cercle A qui renferme des tombes royales situées dans un enclos circulaire formé par un parapet de dalles dressées.

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Au moment des fouilles, Schliemann en a découvert six avec 17 squelettes d’hommes, de femmes et de deux petits enfants. Sur chaque tombe était dressée une stèle et à l’intérieur on a trouvé un riche mobilier funéraire : masques d’or mais aussi vases et bijoux en or, épées en bronze avec poignée en or ou en ivoire, poignards incrustés d’or. Beaucoup sont visibles au Musée Archéologique d’Athènes. Je les montrerai dans le reportage sur ce musée que nous avons visité le dernier jour de notre séjour en Grèce.

Après la Porte des Lions, en empruntant une grande rampe inclinée et pavée, on monte vers le Palais. On devine simplement l’agencement de celui-ci par les restes des murs en ruine qui devaient délimiter les différentes parties de la structure.

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De là-haut la vue est belle sur la plaine environnante, ses oliviers et les montagnes voisines.

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Passage à nouveau sous la porte des Lions, dernier coup d’œil au mur « cyclopéen ».

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Notre visite de Mycènes se termine par le monument le plus imposant de l’architecture mycénienne : le Trésor d’Atrée ou la tombe d’Agamemnon.

Sa construction date de 1250 av. J.-C. ; il est donc contemporain de la Porte des Lions.

C’est la plus grande des tombes royales dites à « tholos » qui furent découvertes en grand nombre dans toute la Grèce. Il y en a neuf à Mycènes.
L’allée d’accès ou dromos mesure 36 m de long et 6 m de large.

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Le linteau est fait de deux gigantesques blocs. Celui de l’intérieur pèse 122 tonnes et au-dessus on distingue le triangle de décharge, bâti en encorbellement.
La porte en bois à deux battants était fermée après chaque enterrement et l’allée remplie de terre.

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La chambre circulaire, construite en voûte s’élève sur 33 assises de pierres de plus en plus petites vers le sommet. Chaque assise est légèrement en saillie par rapport à la précédente, de façon à dessiner une voute qui au sommet est fermée par une grande pierre, la clé.

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Sa hauteur est de 13,40 m et le diamètre à la base est de 14,60 m.
Les défunts étaient placés sur le sol, entourés d’objets qu’ils aimaient.
Le trésor présente aussi une chambre latérale taillée dans le rocher dont on voit la porte d’ouverture.

Après un déjeuner, et une visite chez un potier...

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...retour à l’hôtel de Tolo.

L’heure est encore propice au bain et certains n’ont pas résisté … !
L’entrée dans l’eau est fraîche pour tous, mais une fois qu’on y est, quel bonheur … !
Pour entraîner la troupe, il faut un exemple : bravo Anne-Marie … !

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D’autres suivront …

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Bravo à tous et pensez qu’Agamemnon s’est peut-être baigné dans la même eau que vous...!

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Une bonne journée, avec une balade au bord de l’eau après le dîner.

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