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Dimanche 19 mai : EPIDAURE et POROS

mercredi 25 septembre 2013, par Yvette Prigent

Dimanche 19 mai 2013.

Après une nuit de repos, petit déjeuner, les pieds dans l’eau. Une ADAP est proposée au groupe dans un salon de l’hôtel, puis direction Epidaure.

Au détour de la route, photo du plus vieux pont connu, datant de 1004 av. J.-C.

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Pendant le voyage en car, notre guide évoque pour nous l’existence de ces théâtres grecs que l’on visite de nos jours. Dans le pays, il y en a environ 120 répertoriés. Le plus grand est celui d’Argos (22000 places). Celui que nous allons visiter pouvait accueillir 14000 personnes

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C’est le mieux conservé des théâtres grecs

Mais notre visite à Epidaure commence par la visite du petit musée implanté sur le site.
Nous y voyons des instruments chirurgicaux

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En effet, outre le théâtre, c’est à Epidaure que se trouvait l’Asklépieion (centre de soins) le plus réputé de la Grèce antique. Les gens de toute la Grèce y accouraient dans l’espoir de guérir de maladies graves. Les patients arrivaient dans le sanctuaire et là ils pensaient que le dieu leur rendait visite sous la forme d’un serpent. On y fournissait des médicaments, les malades pouvaient y rester plusieurs jours ou plusieurs mois, ils prenaient des bains, allaient au théâtre et s’en repartaient, heureux et persuadés d’aller mieux … ! Le thermalisme ne date pas d’aujourd’hui … !

Asclépios devint rapidement un médecin remarquable, réputé dans tout le pays. Il réussit même à ressusciter des morts, ce qui lui attire l’inimitié de Zeus, qui le foudroie. Sa dépouille est ensevelie à Epidaure. Il devient à partir du 6° siècle av. J.-C. l’objet d’un culte. Il est généralement représenté sous la forme d’un homme barbu, appuyé sur le bâton des augures où s’enroulent deux serpents, éléments qui composent le caducée, emblème des médecins.
Les grands médecins grecs, à commencer par Hyppocrate, se réclament de lui.

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Notre guide nous explique aussi pourquoi un certain nombre de statues présentes sur le site n’ont plus de tête. Autrefois, pendant la domination romaine, à chaque changement de gouverneur dans les régions, on élevait une statue au nouvel arrivant.
Le temps de commander la statue, de la réaliser, de la faire parvenir sur le site, le gouverneur avait changé. Il fallait alors commander une nouvelle statue, ce qui mettait encore un certain temps … !
Les gens de l’époque eurent l’idée, à chaque changement de gouverneur, de ne changer que la tête, ce qui raccourcissait le temps de sculpture et qui facilitait le transport. On a ainsi retrouvé des bustes sans tête...

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....et des têtes sans bustes… !

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Le théâtre d’Epidaure est l’œuvre de l’architecte Polyclète le Jeune d’Argos (IV° siècle av. J.-C.). C’est une merveille architecturale par ses proportions et son acoustique exceptionnelles.

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Ce théâtre a été construit en deux étapes.
Dans sa forme première il y avait une orchestra circulaire au centre de laquelle on voit une pierre sur laquelle se tenait les artistes de l’époque.

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Puis les gradins répartis sur 34 rangées, partagées en 12 secteurs appelés « kerkidès », qui pouvaient accueillir environ 6210 spectateurs.

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Au II° siècle, on y ajouta des kerkidès supérieures et on aménagea une diazoma entre les deux parties, en sorte que le théâtre put alors accueillir 12300 spectateurs.

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La première et la dernière rangée de la partie inférieure et la première rangée de la partie supérieure constituaient les places d’honneur, réservées aux notables qui bénéficiaient de fauteuils de pierre, avec dosserets et accoudoirs.

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Entre la scène et les gradins deux passages latéraux : les « parodoi » permettaient l’entrée des figurants. Leurs portes monumentales ajoutaient à la majesté de l’édifice.

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Une telle extension aurait pu pénaliser les derniers rangs, perchés à 22,50 m au-dessus du niveau de l’orchestra. Il n’en est rien : où que l’on se trouve, on perçoit avec la même acuité le son venant de la scène.
Notre guide Angeliqi nous avait dit que pour pouvoir chanter sur cette scène du théâtre d’Epidaure il fallait des autorisations très difficiles à obtenir. Il en est une qui est passée outre et qui a charmé les spectateurs en fredonnant l’Amazing Grace, debout, les pieds à l’endroit même où s’est tenue la Callas .. !

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Chapeau Annick et merci à Gaby et Anne-Marie pour les voix d’accompagnement… !

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Après notre visite à Epidaure, départ pour Galatas, petit port sur la mer Egée.
Sur la route, une plaine littorale fertile plantée d’orangers, de citronniers.
Sur le port de Galatas, un petit ferry-boat nous attend pour la traversée vers l’île de Poros.

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Cinq minutes plus tard, débarquement et installation pour le déjeuner dans un restaurant en terrasse avec vue sur le port.

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Après le repas, petite promenade digestive sur le port où tous types de bateaux se côtoient.

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Certains vous souhaitent la bienvenue, mais nous n’avons pas osé franchir le pas… !

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Retour sur le continent ...

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....et dernier coup d’œil sur cette petite île pleine de charme.

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Direction Tolo où nous allons passer notre dernière nuit, au bord de l’eau

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