ARECMO

Accueil > Archives > généalogie

généalogie

lundi 21 octobre 2013, par Georges Chapel

Généalogie
Mes ancêtres ……….quelles découvertes !!
Le jour où je me suis lancé dans la généalogie, j’étais loin de m’attendre aux découvertes que j’allais faire dans les vieux documents stockés aux Archives Départementales et dans les mairies decommunes où ont vécu mes ancêtres.
Disons tout d’abord qu’ils ont vécu avec les difficultés de leur temps : économiques, sociales,politiques, religieuses,…

Quelques exemples :
Philippe (1624 – 1708) exerçait le métier de tanneur à Saint Samson. A l’époque c’était une industrie florissante : la Bretagne, pays d’élevage, ne manquait pas de matière première et le port de St Malo permettait d’écouler les cuirs vers l’étranger. Le coup funeste porté à cette industrie fut l’instauration de taxes dont furent frappés les cuirs en 1759. Conséquences : aucun des enfants ne prit la suite. Par contre Philippe en 1699 est élu trésorier de la Fabrique (paroisse) de St Samson.

Michel (1652 – 1712), marchand de draps à Rohan s’en prend à un concurrent un jour de marché.
L’altercation tourne au vinaigre et Michel aurait proféré des menaces et blasphémé. L’affaire est évoquée au tribunal le 16 juillet 1692. Michel est condamné à verser 10 livres de dommages et intérêts à son accusateur et à « aumôner » la somme de 6 livres pour l’entretien de la lampe de l’église de Rohan pour avoir prononcé les jurons « testebieux, morbieux » !

Mathurin, lui aussi trésorier de fabrique, est assailli par 3 hommes dans un café de Rohan, le dimanche de Pâques 1792. Plainte, jugement le 22 octobre suivant ; la justice ne traine pas ! Les 3 accusés sont condamnés à 3 mois de prison et 200 livres d’amende.
Louis, dans un autre registre, fait partie des signataires du cahier de doléances de Loudéac en 1789

Jacques, tisserand, meurt mendiant en 1821. L’industrialisation du tissage et le manque de débouchés ont entraîné la disparition des métiers à tisser qui faisaient vivre beaucoup de gens au centre Bretagne au 18è et début 19è siècles.
Parmi mes ancêtres, j’en retrouve un qui se dit capitaine de chouans de l’armée à Pierre Guillemot, le roi de Bignan, en 1795. Un autre, en 1750, est Surgarde de la forêt de Loudéac, poste très important à l’époque.
Mon arrière-grand-mère maternelle est matrone , sage-femme de village.
Sans recherches généalogique, je n’aurais rien connu de la vie de mes ancêtres.

Aussi j’encourage ceux qui ne l’ont pas entrepris de s’y atteler. « Bien des choses s’éclaireraient, si nous connaissions notre propre généalogie » Gustave Flaubert

Georges Chapel

A la dernière assemblée générale de l’ARECMO à Camors le 8 octobre dernier, Georges Chapel a proposé de faire une initiation à la Généalogie aux adhérents qui seraient intéressés. Un certain nombre s’est déjà inscrit. Si d’autres le souhaitent, ils peuvent prendre contact avec Georges :

Téléphone 02 97 63 32 78 ou par mail : gmt.chapel@neuf.fr

Cette formation aura lieu un après-midi vraisemblablement fin janvier/ début février