Nous quittons Berat sous le crachin. Nous faisons route vers le Nord Ouest. Nous faisons halte à Kavaje. Plus loin, nous longeons la côte au sud de Durrës.
Tout près de la côte nous voyons de nombreuses constructions d’immeubles ou d’hôtels
Nous traversons la petite ville de Fushe Krujë visitée en 2007 par Georges W Bush, rues, façades, places, magasins ont adopté son nom !
Puis nous nous dirigeons vers la montagne couverte de sapins qui conduit à Krujë. Krujë est une ville de 40 000 habitants. Sa forteresse, située à 600 m d’altitude est d’une importance capitale pour la ville de Skanderbeg, le héros national albanais.
Le car nous mène à proximité du château et marchons jusqu’à un mémorial bektachi.
Nous entrons dans un musée construit par la fille d’Enver Hoxha qui raconte l’histoire du héros albanais. Des fresques, des statues nous rendent accessible son histoire. Du haut de la terrasse nous avons une belle vue de la ville.
Nous quittons les lieux pour déjeuner. Nous visitons le bazar et achetons les derniers souvenirs.
Puis, direction Tirana qui n’est qu’à une heure de route à peine.
A 18 h, nous allons en ville en passant devant les immeubles communistes colorés pour les rajeunir, le stade et la place Mère Thérésa.
Patrick a prévu un dernier apéritif d’au revoir et nous remercions Irma et notre chauffeur pour la qualité du voyage.
Vendredi 8 mai
Nous avons un peu de temps pour nous promener à Tirana.
Encore faut-il avoir le sens de l’orientation et revenir à l’heure à notre hôtel !!!
Le voyage se déroule sans accroc.
Nous sommes heureux de cette semaine de découverte d’un pays encore préservé et d’avoir partagé de bons moments avec nos amis.
Nous quittons Pogradec en longeant le Lac d’Orchid vers le nord. Le lac est propice à la baignade. Il a une surface de 358 km² dont 110 appartiennent à l’Albanie et le reste à la Macédoine. C’est le lac le plus profond des Balkans : 280 m au maximum, 155 en moyenne et est situé à 700 m d’altitude. C’est l’un des lacs les plus anciens au monde, d’origine tectonique datant d’environ 3 millions d’années. Près de la frontière le petit village de Lin aurait mérité une visite : c’est un ancien ensemble architectural européen sur pilotis. Nous longeons la rivière Shkumbin après avoir franchi le col de Theth Nous voyons de nombreux genêts et des acacias en fleurs.
Nous longeons une voie ferrée désaffectée avec de nombreux tunnels et ponts. Près de Qukës nous voyons beaucoup de ruches. Plus loin, un viaduc construit par « des étudiants volontaires » sous le régime communiste.
Nous sommes arrêtés par des travaux dans la vallée. L’axe stratégique de transport est-ouest des Balkans est en pleine rénovation. Plus loin, nous roulons sur une partie de la nouvelle voie dans la plaine de Xibrakë proche d’Elbasan. A l’entrée de la ville, Irma achète un gâteau traditionnel pour nous le faire goûter, le ballokume. Elbastan est une ville industrielle. En 1970, plus de 10 000 ouvriers travaillaient dans la grande usine métallurgique. Elle a été partiellement rachetée par des Turcs et elle fonctionne encore.
La montagne de Dieu est un endroit sacré pour les bektachis. Il y a un sanctuaire, une tombe au sommet et un pèlerinage a lieu fin août.
En Albanie, la tolérance religieuse est très développée et dans la plupart des familles plusieurs religions peuvent coexister sans problème. Nous continuons notre voyage vers la plaine centrale : la petite Toscane, avec de nombreux champs d’oliviers ainsi que des cultures variées.
Un des nombreux abris construits du temps de la dictature
A Kuçovë, nous avons la surprise de voir des puits de pétrole : L’extraction a commencé en 1928 et il y a eu jusqu’à 400 puits. L’Albanie exporte un million de tonnes de pétrole brut par an vers l’Italie car elle n’a pas de raffinerie. La « Ville de Staline » possède aussi des usines textiles et une base aérienne dont la piste a été construite en 1936.On y a également construit des avions de chasse Mig pour les soviétiques. Actuellement, c’est une base de l’OTAN.
Nous voilà arrivés à Berat. Nous allons dans l’enceinte du château prendre un repas traditionnel dans une auberge typique.
Au cours du repas, le soleil apparaît. Nous entrons dans le château. Nous visitons l’église orthodoxe et le musée exposant les icônes d’Omifri (XVIe).
Puis nous faisons le tour du site par les ruelles et les places. Nous entrons dans l’église Ste Marie Blachemae pour voir des fresques. Nous observons le buste de Constantin de Macédoine, nous entrons dans l’église de la Trinité (XIVe s) Une garnison a occupé le site et l’on remarque les ruines de la mosquée blanche à l’intérieur des murs. A l’extérieur des murs d’enceinte, nous voyons la Mosquée rouge.
Église de la Trinité
Nous allons sur un point de vue qui surplombe la rivière Dosung pour admirer l’œuvre des « larmes de la Princesse » qui alimentent le fleuve. Sur la rive gauche se trouve Gorica, le quartier chrétien, tandis que sur la rive droite s’élève Mangalem, le quartier musulman.
Nous revenons visiter la ville. Nous entrons dans la mosquée, puis la cathédrale. Nous longeons la rivière sur une avenue animée. Nous allons ensuite sur la passerelle pour admirer les maisons accrochées à flanc de coteau sous la forteresse. Nous marchons dans la vieille ville : la poste, la mosquée des célibataires. Nous irons dîner de l’autre côté du fleuve.
Nous quittons Permet à 9 h après une petite marche d’adieu au jardin des roses.
Permet : » Excepté la mer, nous avons tout le reste ! »
Nous retrouvons la vallée. Irma nous indique l’existence de sources thermales de Benjë.
Six bassins naturels sont remplis par plusieurs sources d’origine volcanique. L’eau sulfurée de 25 à 30° possède des propriétés bénéfiques pour le traitement des maladies rhumatismales, dermatologiques et gastriques. C’est juste ce qu’il nous faudrait et nous sommes prêts pour un voyage thermal en Albanie !
Nous continuons notre voyage vers le frontière grecque au sud. Les frontières de l’Albanie ont été fixées par les grandes puissance en 1913 à la fin de la Guerre des Balkans. L’Albanie ne garda que deux régions (Shkodër et Ioánnina) tandis que les autres parties furent attribuées à la Serbie, au Monténégro et à la Grèce.
Nous longeons la montagne et certains sommets sont couverts de neige. L’un ressemble à une dent creuse !
Nous nous arrêtons prendre des photos dans un méandre au pied de la montagne. La Vjosa prend sa source dans les monts du Pinde de Grèce, elle mesure 191 km et se jette dans l’Adriatique au nord de Vlorë.
Arrêt à Lescovik. Sur la place deux chênes énormes abritent les vendeurs de produits locaux : des fruits confits et des fruits frais fort appétissants. Le café abrite une brasserie. Une fontaine coule au pied d’un chêne et une belle grappe de raisin agrémente le mur d’un immeuble. L’atmosphère du village est très sereine.
Nous repartons vers Ersekë bordée au sud par les montagnes de Gramoz qui culmine à 2523 m avec le çukapecit .
Nous nous arrêtons devant un monument funéraire rappelant le massacre de Borovë le 6 juillet 1943.
Beaucoup d’habitants d’Ersekë travaillent en Grèce.
La vallée est fertile et plus large, il y a des cultures, des arbres fruitiers et de nombreux panneaux solaires. Dans la plaine nous voyons des canaux d’irrigation, des cultures potagères et fruitières, des céréales …
A l’arrivée à Korçë notre chauffeur nous montre sa dextérité au volant : il a emprunté une rue trop étroite et doit reculer avec maestria !
Nous entrons dans l’enceinte de la Brasserie. Nous déjeunons sous les arbres.
Nous visitons ensuite la brasserie : beaucoup de bières servies tout au long de notre voyage sont produites à Korçë.
Les toilettes des hommes !
Nous partons visiter Korçë. C’est la ville la plus francophone de l’Albanie. Elle fut proclamée République autonome française en décembre 1916. L’année suivante, le lycée français fut ouvert. Enver Hoxha y fut étudiant puis professeur. C’est aussi à Korçë que fut créée la première école albanaise. Nous parcourons les rues anciennes, la place autrefois couverte de souks, un ancien caravansérail, la tour panoramique, la rue des Marguerites où nombre d’entre nous dégusteront de délicieuses glaces !
Nous visitons la cathédrale et partons vers le Lac d’Ohrid. Le ciel est couvert mais il fait bon. Nous entrons dans le pays des lacs.
Il est 18 h quand nous arrivons à notre hôtel à Pogradec.
Nos fenêtres donnent sur le lac et la Macédoine.
Irma nous donne rendez-vous au bord du lac pou l’apéro. Nous goûtons un breuvage très fort, une eau de vie de raisin blanc : heureusement les doses sont réduites et a prévu des gâteaux salés ! C’est une sorte de raki titrant à 50°.
Nous prenons notre repas au restaurant de l’hôtel.
Ce matin, nous nous levons à 7 h comme d’habitude. Cela nous permet de faire une petite promenade jusqu’à la plage publique de la ville. Les hôtels ont occupé presque tout le littoral et les constructions se multiplient sans trop tenir compte des premiers occupants ! Beaucoup ne voient plus la mer mais seulement les murs des bâtiments qui se sont construits devant eux.
Nous quittons la côte pour traverser des montagnes et des vallées. La terre est fertile, nous voyons beaucoup de troupeaux de moutons et de chèvres.
Après les lacets, nous trouvons une route plus large qui nous permet de pénétrer dans la vallée de Drino pour remonter vers le nord.
Nous apercevons un lac et suivons des montagnes couvertes de neige à leur sommet. Les cultures sont importantes : prés, céréales, vigne, vergers, serres. Bientôt Gjirokastër est devant nous.
Le château sur la colline domine la ville à ses pieds. Nous visitons le château après avoir traversé le bazar et grimpé jusque là-haut.
En 1811 Ali Pacha reconstruisit la forteresse. Le bâtiment ressemble à un immense navire de 500 m de long et 100 m de large. Nous traversons la grande galerie d’artillerie menant à d’anciennes prisons sur le toit du musée. Construite en 1932 pour emprisonner les opposants au roi Zog, elle fut utilisée par les Italiens et les Allemands pendant la guerre tout comme par le dictateur Enver Hoxa jusqu’en 1968
La terrasse offre une vue panoramique sur la ville aux toits d’argent.
Un festival est organisé tous les 5 ans. Irma nous a appris la technique du chant choral : Un chanteur est accompagné par un chœur qui chante sur une seule note. Nous l’avons soutenue de nos voix pendant qu’elle chantait et avec beaucoup d’entraînement nous pourrons peut-être participer au prochain festival !
Un petit tekke bektachi se trouve dans cette cour. Nous redescendons de la forteresse et traversons le souk pour déjeuner à l’ombre des arbres. Nous visitons le bazar et nous trouvons de quoi faire plaisir aux amis.
Nous continuons en suivant la vallée du Drino jusqu’aux abords de Telepana puis nous changeons de rive pour rejoindre l’autre vallée. Nous passons le vieux pont à pied. Plus loin, nous rejoignons la rivière Vjorë, la dernière rivière sauvage d’Albanie. Un petit village au nord met de l’eau en bouteille. Nous longeons les gorges de Kelcyre.
Nous arrivons à notre étape du jour : Permet. C’est la ville des roses. Notre hôtel se trouve sur la place centrale. Irma nous conduit à un gros rocher qui s’était détaché de la montagne pour s’arrêter au bord de la rivière. Pour nous dégourdir les jambes, elle nous invite à la suivre jusqu’au sommet (une centaine de marches quand même) De là-haut, nous avons une vue sur la ville. Puis nous visitons un jardin public et ses nombreux rosiers fleuris. Nous allons ensuite au restaurant Antigona et regagnons notre hôtel.
Le soleil brille et nous poursuivons notre voyage le long de la riviera albanaise.
Irma nous montre une île, base navale communiste jusqu’en 1990, rachetée par la famille Trump ! Même en vacances on ne peut pas l’oublier !
Plus loin, sur une pointe, elle nous désigne la villa du dictateur Enver Hoxha. Puis nous observons la péninsule de Karaburun et l’île de Sazan qui font partie du parc national marin. Nous voyons des élevages de poissons, bars, dorades, thons, calamars.
Puis, c’est le Canal d’Otrante qui relie l’Adriatique à la Mer Ionienne. Ensuite, nous nous éloignons de la côte et prenons de la hauteur en montant le Col de Llogara. La route traverse une forêt de conifères et de chênes. Elle monte en lacets, de nombreux sentiers de randonnée sont accessibles : c’est le terrain de jeux favori d’Irma. On y trouve de nombreuses plantes médicinales et des « pins drapeaux » aux cimes tordues par les vents forts.
Nous faisons une halte au balcon du Llogara et admirons la mer et ses teintes turquoises. Nous redescendons vers la mer et observons, sidérés, les travaux d’aménagement d’un nouveau complexe de villégiature de luxe. Pauvres albanais ! Bientôt tout sera bétonné et privatisé et ils n’auront plus accès aux plages.
Nous continuons et traversons de jolis villages de montagne : Dhermi, village orthodoxe qui compte plus de 30 églises, Vuno dont l’étroite rue pavée est la seule à posséder des feux tricolores : dans certains endroits, il est impossible de se croiser ! Himarë, petite station balnéaire.
Le genêt d’Espagne est fleuri et illumine le paysage.
Le château d’Ali Pacha construit en 1804 par des ingénieurs français est situé sur un promontoire.
La baie abrite une zone militaire ainsi qu’un tunnel destiné aux sous-marins. Il fut utilisé par les Allemands puis par les communistes. Après la baie de Porto Palermo nous voici à Borsh, l’une des plus longues plages de la Riviera.
face à Corfou
Voici Saranda, face à l’île grecque de Corfou. Le climat y est doux (plus de 300 jours de soleil). Après le déjeuner, nous quittons la ville pour rejoindre le parc national de Butrint. Les eaux du lac et du canal de Vivari entourent la péninsule où se trouvent les ruines de l’ancienne cité.
Forteresse vénitienne.
Alma, une guide locale, prend la direction de la visite. Nous voyons d’abord une tour vénitienne du XVIe siècle et des bains romains. Un sentier nous mène à la ville antique. Dans l’enceinte de l’agora se trouvent les bâtiments du sanctuaire d’Asclépios, dieu de la médecine : le trésor, le temple, le théâtre. Le chemin mène ensuite au forum romain. Nous remarquons un baptistère du VIe siècle et sa mosaïque et nous arrivons à la grande basilique aux murs préservés. Nous longeons le lac et arrivons à la porte des Lions. Un petit musée présente quelques objets trouvés sur le site.
Ancien théâtre.
Nous logeons à l’hôtel Vola de Saranda pour le dîner et la nuit.
Ce matin, sous le soleil et un petit vent frais nous prenons la direction de Durrës sur la côte adriatique.
C’est la deuxième ville du pays et le port le plus important. Elle fut fondée par les colons grecs de Corfou au 7ème siècle avant J.C. Elle subit les influences romaines puis les Goths s’y installèrent. Elle revint sous domination byzantine. Elle subit plusieurs grands séismes : 345, 522, 1273, 1926 notamment.
Nous visitons le plus grand monument de Durrës : l’amphithéâtre datant du 2ème siècle après J.C. Il pouvait accueillir 20 000 personnes. Au fil des siècles l’amphithéâtre fut dégradé par les séismes et des constructions apparurent sur son site. Il a été redécouvert en 1966 par des archéologues. Seule une partie de l’édifice a été dégagée. Nos empruntons des souterrains et posons pour une photo souvenir sur les gradins !
Nous reprenons notre visite de la ville et voyons les fortifications de la ville, les remparts, une tour vénitienne.
Attirés par l’Adriatique nous allons jusqu’à la mer. Tout près une jetée s’avance dans la mer et nous fait penser à Brighton en Angleterre.
Nous quittons Durrës par le sud.
Vingt minutes plus tard un appel perturbe Irma : « Êtes-vous tous là ? Comptez les voyageurs ! »
Hélas, il n’y en a que 31 ! . Nous avons oublié Anne-Marie et Jean ! Ils doivent prendre un taxi et nous rejoindre au restaurant !
La plaine de Mysege
Le groupe reformé nous continuons notre périple. Nous visitons le monastère d’Ardenica au sommet d’une colline qui domine la plaine de Mysege. Le monastère de la nativité de la Vierge fut fondé au XIIIème siècle. L’église centrale fut érigée en 1743 sur l’emplacement d’un ancien temple. Selon la légende, le mariage de Sanderbeg avec Donita Kastrioti eut lieu dans la chapelle de la Ste Trinité datant du Xème siècle en 1451 ce qui permit au monastère d’éviter sa destruction par les communistes en 1967 par respect pour leur héros.
Dans le jardin nous voyons de nombreux citronniers et orangers couverts de fruits ! Nous en avons l’eau à la bouche !
Puis nous visitons les ruines de la ville d’Apollonia situées sur une colline.
La prospérité d’Apollonia reposait sur sa connexion avec le fleuve Vjosa et sa proximité avec les routes commerciales. Notamment la Via Egnatia qui reliait la côte adriatique à Constantinople.
Nous visitons le monastère entouré de murs. Il a été construit avec les pierres des ruines de la ville antique. Nous admirons l’église de la Dormition de la Vierge. Du XIIIème siècle enforme de croix latine avec un dôme reposant sur un tambour élevé. Le portique est orné de colonnades.
Ensuite nous parcourons le site antique et observons les vestiges du Bouleutérion et son fronton soutenu par 6 colonnes, l’odéon, le portique aux 17 niches, les citernes et à flanc de colline les ruines de l’amphithéâtre ouvert sur la plaine et la mer.
Nous terminons notre visite par la partie haute du monastère qui abrite un musée archéologique.
Notre chauffeur nous conduit à Vlora, la plus célèbre station balnéaire de la côte centrale, lieu de la proclamation de l’indépendance du pays en 1912 et première capitale du pays. Notre hôtel se trouve près de la plage mais les travaux et l’obscurité nous forcent à renoncer à notre promenade au bord de la mer.
Irma, notre guide, et Giovanni, notre chauffeur, nous conduisent à notre hôtel avant de nous faire visiter Tirana. Sur la place Skanderbeg, le centre culturel et historique de la capitale, un immeuble attire notre attention : ses balcons représentent le buste de Gjergj Kastrioti. Aussi connu sous le surnom Skanderbeg, Kastrioti était un leader militaire qui s’est révolté contre l’Empire ottoman au 15e siècle.
La place est un peu froide, malgré des symboles comme le dallage réalisé avec des pierres provenant de toute l’Albanie
Tout autour, des gratte-ciels énormes, plus extravagants les uns que les autres, sortant de l’imagination exubérante d’architectes audacieux La place est entourée de la mosquée Ethen Bey, la tour de l’horloge, le palais de la culture, le musée de l’horloge,
Nous parcourons rues et ruelles et découvrons le Bunker’Art 2. C’est l’un des 170 000 bunkers qui recouvraient le pays à l’époque de la dictature communiste. Il est aménagé sous le ministère de l’intérieur et comporte de nombreux tunnels qui relient les salles. C’est maintenant un mémorial pour les victimes de la dictature communiste.
Nous marchons sur un boulevard bordé de parcs arborés où les familles se promènent. Nous allons voir la maison du dictateur et apercevons la statue de Lénine dans un jardin.
Plus loin, des statues colorées semblent admirer le paysage.
Nous arrivons près de la Pyramide : Les plus téméraires ont pris d’assaut la Piramida haute de 21 m. avec là-haut une vue sur la ville et les collines qui entourent Tirana. Celle-ci était prévue pour servir de mausolée pour Enver Hoxla… mais sa destinée fût tout autre.
Nous longeons ensuite le stade ceint d’immeubles et de murs décorés de faïence rouges, noires ou grises.
Puis nous arrivons sur la place Mère Thérésa. Albanaise, née à Skopje. Mère Thérésa est vénérée en Albanie et de nombreux lieux portent son nom : aéroport, places, rues …
Notre chauffeur nous mène dans un restaurant situé sur un ancien terrain militaire : le Ceren kazerna . Le décor est militaire, casques servant de cendriers, d’abat-jour, fusils en bois, serveurs en polos kaki
. La nourriture est bonne et copieuse et le vin ou jus de fruit délicieux !
Nous voici donc dans la Capitale de l’Ouzbékistan. Le soleil est revenu après la tempête de sable qui nous avait accueillis à notre arrivée. C’est une métropole de plus de 3 millions d’habitants. La plus grande ville d’Asie centrale. Tachkent « ville de pierre » est très marquée par la période soviétique : des boulevards taillés au cordeau, des musées, de grands monuments et des infrastructures modernes. Mais aussi des parcs verdoyants, des boulevards arborés et une vie économique florissante. Mais aucune trace ne subsiste de la glorieuse époque route de la soie : le tremblement de terre du 26 avril 1966 a détruit une grande partie de la ville.
C’est le mémorial « monument du courage » que nous découvrons en premier lieu. Une gigantesque statue symbolisant des habitants de Tachkent et une immense fresque représentant les différentes ethnies qui ont contribué à la très longue reconstruction de la ville.
Puis nous visitons le complexe Khasti Imam. Le centre religieux situé dans la vieille ville est considéré comme sacré. Cet institut islamique est l’un des rares à avoir continué son activité sous le régime soviétique. Des travaux importants et très bruyants sont en cours et nous réalisons que nous sommes dimanche…. Mais ici pas de trêve dominicale ! C’est là que Georges croise son « sosie » en fait un touriste qui portait à peu près la même tenue… bluffant !!!
Nous arrivons dans un quartier très animé : le marché Tchorsu ou marché des quatre chemins. C’est le plus grand bazar de Tachkent. En y entrant nous sommes tout de suite étourdis par l’activité bruyante et par les énormes étals qui révèlent bien les secrets de la vie ouzbèke : des montagnes de viandes, de fruits, de légumes, d’épices odorantes, des pyramides de pains nous donnent le tournis. De quoi se perdre… mais Féruz reste vigilant ! Un moment pittoresque et incontournable.
Nous retrouvons un peu de calme pour la visite de la Madresa Koukeldach. Construite XVI ème siècle, elle était devenue un bâtiment administratif sous l’administration soviétique, avant de retrouver son rôle d’enseignement de la religion. Les motifs de la façade ne sont pas sans rappeler ceux de la madrasa d’Oulough Beg . La façade est décorée de majoliques et des inscriptions islamiques ornent la voûte de l’une des entrées.
Nous parcourons le parc d’Alisher Navoï en hommage au philosophe et poète. Grand lieu de rendez-vous des habitants de la capitale, il était autrefois la limite entre la ville moderne et la vieille ville. Nous passons près du musée Amir Tumur voué au culte de Tamerlan et à l’époque timouride, ouvert en 1996.
La place de l’indépendance, monumentale esplanade, où la plus grande statue de Lénine se dressait jusqu’en 1992.Elle a été remplacée par un énorme globe qui réduit la planète au seul Ouzbékistan. Devant le piédestal, figure une femme tenant un enfant dans ses bras. Des jets d’eau et des grands bassins agrémentent cet espace. Des festivités s’y déroulent le 1er septembre, de même que des grandes parades militaires. Le bâtiment du Sénat, la présidence de la République et divers bâtiments publics encadrent cette place. Au nord, le tombeau du Soldat inconnu honore la mémoire des quelques 400 000 Ouzbèkes morts pendant la seconde Guerre mondiale sous le regard d’une statue de femme symbolisant les mères ayant perdu leurs enfants.
Parmi les vestiges, le Palais des Romanov construit au XIXème siècle a connu aussi ses heures de gloire. Mais après avoir été transformé en musée puis en lieu de réception, il semble aujourd’hui abandonné.
En fin d’après-midi nous nous lançons dans une expédition audacieuse dans le métro de Tackhent. Véritable joyau de technologie, hérité du passé soviétique, il est sensé servir d’abri atomique. On nous avait assuré que les photos y étaient interdites, mais nous avons eu toute latitude d’en faire notamment sur la station des astronautes. Pas de panique, à la sortie, Féruz a bien retrouvé toute sa troupe !
A la sortie, nous voici au Musée des Arts Appliqués installé dans l’ancien palais d’un diplomate russe. Nous y découvrons un large panel des arts appliqués d’Ouzbékistan : broderies, tapis, poteries, céramiques, mobilier, bijoux, instrument de musique… de quoi s’émerveiller encore.
Le dernier repas de notre séjour se devait d’être festif ! Nous avons dégusté un excellent « kébab sur bois » présenté sur une étroite planche des légumes cuits et de la viande de bœuf tranchée flambée au cognac (eh ! oui !)accompagné de « boissons locales »pour une fois oublié le rituel du thé !. Nous avons célébré notre Bretagne par des chansons et remercié chaleureusement Féruz pour son accompagnement, ses qualités pédagogiques et ses connaissances ! Merci à toute la commission « voyages »pour la préparation. Merci aux participants qui, malgré la fatigue (parfois), la chaleur (souvent), ont fait preuve d’attention et de discipline !
Visite de la nécropole de Chakhi Zinda qui signifie « le roi vivant » ou immortel.
C’est un ensemble de mausolées et de mosquées dont les plus anciens datent du XI è siècle. Depuis 2021, l’ensemble du site est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO..
Nous y pénétrons par une entrée monumentale crée par Ulugh Beg, passons entre une mosquée affichant les horaires des prières et une madrasa puis nous arrivons au pied de l’escalier du paradis.
A l’époque soviétique, ce site fut transformé en musée de l’athéisme. Touristes et pèlerins y reviendront en masse après l’indépendance, car parmi les mausolées se trouve celui du cousin du Prophète, Kussam Ibn Abbas. Selon la légende, décapité alors qu’il était en prière, il se serait saisi de sa tête pour se rendre dans un puits menant à l’ Eden.
Plus de 40 mausolées médiévaux ont été érigés, beaucoup se sont effondrés au fil des siècles et ont été reconstruits mais certains, sans les décorations de majoliques.
Sur les plus beaux, les spécialistes ont retrouvé l’influence de quatre écoles d’architecture différentes. On peut y lire des inscriptions en Koufi ou en arabe comme par exemple celle-ci :
Le terre est un fardeau pour les gens et les gens sont un fardeau pour la terre.
Un mausolée attire notre attention, il n’a pas la même forme que les autres, ce mausolée octogonal est dédié à cinq femmes de la famille de Timour.
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Puis nous dirigeons vers la mosquée Bibi Khanum.
Edifiée il y a plus de 600 ans , grâce à l’argent récolté lors des campagnes en Inde, cette grande mosquée du vendredi, a subi des accidents, et des reconstructions à maintes reprises. On y entre par un portail monumental, au centre de la cour carrée, un immense lutrin entouré par des mûriers dont les troncs sont badigeonnés à la chaux comme dans toutes les villes et les villages pour les protéger contre les insectes.
Au XVIII è siècle la mosquée a été rebaptisée Bibi Khanum, du nom de l’épouse préférée de Timour qui ne lui donna pas de descendance mais qui a élevé son petit-fils l’astronome et souverain Ulugh Beg..
En quittant la mosquée nous faisons un tour dans le Siat Bazaar , où nous flânons en admirant les étals d’épices et de marchandises de toutes sortes.
Puis nous reprenons le car et nous nous arrêtons pour visiter la Cathédrale orthodoxe Saint Alexis. Cette église a été consacrée en 1912 et fut fermée en 1920.
Elle a ensuite servi à divers usages administratifs et militaires, puis fut un musée d’histoire naturelle avant d’être rendue au culte en 1996.
Après restauration, l’édifice a retrouvé une partie de sa splendeur et nous avons pu admirer un ensemble d’icônes de beaux vitraux ainsi qu’un sol et un plafond colorés.
Nous avons regagné le bus qui nous a conduits à la gare où nous devions prendre le train direction la capitale Tachkent.
Le groupe a été partagé en deux, 7 personnes avec Féruz dans le 1er train puis 40 mn plus tard, le reste du groupe dans un autre train.
Pendant le trajet, qui a duré environ 2 h et demie, nous avons vu défiler des paysages de steppe, des endroits un peu plus verts avec des cultures, des villages .
Une collation nous a même été servie.
Et tout à coup, le vent s’est levé, le ciel s’est assombri, et ce que nous avons pris pour de la brume était en fait une tempête de sable, nous nous en sommes bien rendu compte à l’arrivée à Tachkent où les gens avançaient en se protégeant le nez et les yeux. Féruz nous expliqué que ce phénomène est malheureusement de plus en plus fréquent depuis environ cinq ans. En plus de causer de graves problèmes respiratoires à la population, cela accentue le dessèchement des sols.
Nous avons dîné en arrivant à l’hôtel et nous nous sommes préparés à passer une bonne nuit avant la découverte de la capitale, dernière étape de notre voyage.