Ouzbékistan : Jour 7

Jeudi 15 mai Samarkand- Shakhrisabz

Nous quittons l’hôtel en voiture particulière à la découverte de Shakhrisabz : «  la ville verte » la ville natale de Tamerlan et des Timourides. En effet, pour des raisons de sécurité, la route est interdite aux bus …

Nous empruntons une route sinueuse, un peu cabossée vers  le col  de Takhtakaracha (ça ne s’invente pas !) qui culmine à 1600m. La route traverse  des villages qui semblent coupés du monde. A  des intervalles réguliers des stands sont installés au bord de la route et  les villageois y proposent leurs produits : légumes, fruits, boules de fromage…… Après le col, nous observons des paysages très minéraux, puis plus bucoliques avec des champs, des petits troupeaux de vaches, des agriculteurs  qui récoltent le foin. A chaque changement de région un check point est installé.

Visite de Do out Tilavat : Cette maison de la méditation et de la contemplation a été construite par Tamerlan en 1373. La ressemblance des deux coupoles surmontant les deux mausolées est frappante. Son nom « Dôme bleu » en référence au dôme immense est recouvert de carreaux de céramique bleue. L’ensemble fut achevé par Oulough Beg. Dans la cour centrale on peut y admirer des arbres pluri centenaires et  une belle  fontaine à ablutions.

Nous découvrons également la mosquée Kok Gumbaz (1435-1436) traduite par la coupole bleue. Elle fût construite par Ulugh Beg , le petit-fils de Tamerlan dans l’enceinte du Dorout Tilavat. Le père de Tamerlan et son conseiller spirituel reposent tous les deux  dans un mausolée voisin. Plus loin nous voici face au mémorial qui comptait parmi les créations les plus grandioses de Tamerlan. Richement décoré d’or et d’azur, le mausolée dispose dune inscription sur le fronton : « Le sage agit avec de nobles intentions tandis que l’idiot compte sur de nobles intentions ». Jehangir, le fils de Tamerlan et son second fils Omar Sheikh y sont inhumés. Le Conquérant voulait s’y faire enterrer. En fait, mort à Otrar, son corps a été inhumé à Samarkand au Gur-I- Mir.  En 1943, la crypte prévue pour recevoir sa dépouille a été découverte à proximité et un caveau en marbre s’y trouve.

Nous utilisons de petits bus électriques pour nous rendre au restaurant créé dans un ancien caravansérail. Au dessert, Marie-Renée  a  eu le droit à un incident « diplomatique »  réglé de main de maître par Féruz et Patrick par quelques tours de passe-passe et un défilé de mode improvisé.

Ak Sarai : le palais blanc réalisé au début de l’époque timouride sous les ordres de Timour fut détruit  par l’émir de Boukhara .le mot « ak » a été traduit par blanc alors que le vrai sens est « noble ».les dégradations sont anciennes et ont des origines diverses ( jalousies,conflits, fragilité du sol..) Il n’a pas été possible de reconstituer les vertigineuses tours d’entrée (65m de h.) ni les intérieurs : murs tapissés d’or et de faïence bleue, plafonds peints, jardins luxuriants…) seuls quelques vestiges sont protégés et  montrés au public à l’extérieur. Une grande statue de Tamerlan semble veiller aujourd’hui sur les lieux.

Tamerlan aurait voulu faire de sa ville natale un lieu prestigieux mais  sa vie très courte et ses soifs de conquêtes ont mis à mal cette ambition.

Au  retour nous sommes un peu surpris par des  troupeaux de petites vaches qui semblent rentrer  sans berger au bercail. D’instinct, elles doivent connaître l’heure et le chemin à suivre.

A notre retour nous visitons l’Observatoire d’Ulugh Beg. Construit en 1420 par ce petit-fils de Tamerlan son successeur, l’observatoire est considéré comme un monument historique. Gouverneur passionné par la science. Il a su s’entourer des plus grands maîtres de l’époque. Mais  il fût assassiné par le peuple qui n’appréciait pas son régime politique et son manque d’assiduité au pouvoir. Sur le site, on peut apercevoir l’emplacement d’un sextant géant d’un rayon de 40m. , laissant imaginer la grandeur de l’édifice qui l’abritait.  Le sextant avait été construit sous terre pour le protéger des tremblements de terre.

Le sextant

Le musée adjacent nous relate l’importance de la science dans la vie de cet homme dont on retient les qualités de bâtisseur et de savant.

Le soir nous dînons dans un superbe restaurant où nous avons le droit à un  concert folklorique suivi d’un duo de jeunes violonistes. Un vrai bon moment très agréable où nous nous sommes invités sur la piste de danse.

Ouzbékistan : Jour 6

Mercredi 14 mai

Nous voici à Samarcande «  la ville bleue »

Cité millénaire et ancienne capitale de l’empire Timouride, elle fut aussi capitale de l’Ouzbékistan de 1924 à 1931, elle est réputée pour la splendeur de ses édifices religieux mausolées et nécropoles.

Le mausolée Gur Emir (ou tombeau du roi)

construit au début du XV è, est une splendeur. Son dôme cannelé, le portail immense, les couleurs bleu et or, les peintures, les matériaux utilisés (onyx, marbre, jade), tout contribue à en faire un chef d’œuvre

d’architecture.

Amir Timour le conquérant, dit Tamerlan, ses deux fils et ses deux petits-fils y sont inhumés. Cependant, les tombes que l’ont voit sont des cénotaphes (monuments funéraires vides) leurs corps se trouvant sans la crypte fermée.

Redoutable chef de guerre, Tamerlan avait aussi un côté raffiné et savait s’entourer d’artistes et d’architectes souvent réquisitionnés dans les pays conquis.

Commencé par Tamerlan, l’édifice fut terminé par son petit-fils Ouloughbek.

La place réghistan

En arrivant face à cette place, nous ne pouvons qu’être admiratifs devant cet ensemble grandiose et harmonieux qui l’est plus encore le soir avec les lumières qui le mettent en valeur. Elle est d’ailleurs une sorte de carte de visite de la ville et même du pays pour attirer touristes et investisseurs .

Les trois medersas, celle d’Ouloughbek, Chir-Dor et Tilla Kari entourent cette place construite à un endroit qui était autrefois une steppe semi-désertique traversée par une rivière. Le mot réghistan signifie « place de sable » en Perse, et était autrefois un lieu d’exécution et de châtiments corporels.

Construites à des époques différents, elles ont accueilli des étudiants, une mosquée , des salles d’études , un caravansérail, puis certaines parties sont tombées en ruine.

Restaurées au XIX et XXè siècles certaines cellules destinées aux étudiants abritent aujourd’hui des commerces.

En quittant la place, nous rencontrons une joyeuse bande d’étudiants qui s’apprêtent à se faire photographier pour clore leur année de droit.

Visite du Musée archéologique d’Afrasyab , ancien nom de Samarcande, autrefois située sur la colline du même nom, au VII siècle avant J.-C., avant la conquête de la région par Gengis Khan. Le musée retrace la vie, les traditions, la culture des habitants de l’époque. Les archéologues qui y ont travaillé ( dont des français) ont rapporté des fresques, des objets de la vie quotidienne, statuettes bijoux, ossuaires …

Il est temps de rentrer prendre le repas, précédé d’un apéritif offert par l’agence de Féruz, car nous devons être à l’heure pour assister à un spectacle au théâtre Merosi.

En 12 épisodes, nous découvrons les traditions et les coutumes à travers les siècles, sous forme de danses à la chorégraphie raffinée interprétées par des acteurs qui nous éblouissent dans leurs costumes multicolores.

Ce fut un enchantement. Nous rentrons à l’hôtel de belles images dans la tête.

Ouzbékistan : Jour 5

Mardi 13 mai

Pour ce dernier jour à Boukhara, nous visitons les coupoles des marchands. Au nombre de quatre, elles ont été construites au XIVème siècle. Le temps où Boukhara (Buxoro à l’époque) hébergeait 40 bazars, outre ses 24 caravansérails et ses bourses d’échanges. Ces coupoles sont reconnaissables à leur portail très haut permettant aux marchands d’y faire entrer leurs chameaux et leurs caravanes. Maintenant les vendeurs de souvenirs ont remplacé les marchands d’autrefois, mais ces marchés sous coupole conservent un parfum particulier. Des étals de produits de coton, des fabricants et des revendeurs de tapis, des fabricants ou vendeurs en tous genres attirent les touristes. Outre les l’effervescence des lieux marchands, on y trouve une  fraîcheur bien agréable due à la qualité de l’architecture. Plus loin nous arrivons au grand Tok-I Sarrafon ancien marché des changes et le marché des chapeliers.

Lyab-I Hauz

Ce lieu de vie s’organise autour d’un bassin bâti en 1620. Il était conçu pour alimenter la ville en eau « potable ». Aujourd’hui c’est un quartier animé et très agréable à toute heure de la journée. Entouré de mûriers pluri centenaires qui offrent un ombrage bienvenu, se dessinent les somptueuses façades de la madrasa et de la khanaka . Le bassin est une commande du grand vizir Nadir Divanbegi ainsi que la mosquée et l’hôtellerie pour les pèlerins. De l’autre côté le khan a inauguré par erreur un caravansérail comme madrasa qui a gardé ce nom. Deux oiseaux mythologiques ornent le portail tenant une colombe dans leurs serres. C’est là que nous avons admiré le spectacle mode-folklore il y a 2 jours.

La madrasa Ulugbeg  située dans le centre historique de Boukhara fut édifiée au XVème  siècle par le souverain  astronome du même nom, petit-fils de Timour (Tamerlan).Elle jouait le rôle d’Université.  Les étudiants  suivaient prioritairement des cours de théologie mais aussi d’astronomie, de mathématiques et de philosophie.

Sur une place, trône une statue de Khoja Nasreddin, saint et bouffon soufi dont les histoires et bons mots continuent d’enchanter le monde islamique. Claude se fera un plaisir, au cours d’un dîner, de nous raconter quelques histoires de son répertoire.

 Au sud de Lyab-I Hauz, nous entrons dans le quartier juif. Les Juifs sont arrivés à Boukhara dès le XIVème siècle. Ils y ont joué un rôle majeur. Autrefois forte de plus de 4 000 personnes, cette communauté a, en grande partie, opté pour le départ en Israël. Une synagogue et un cimetière, symboles de ce passé sont actuellement des lieux préservés.

L’après-midi nous prenons le TGV pour rejoindre Samarkand (250km). Pas de couchette cette fois. Pas beaucoup de grandes variétés de paysages , des steppes, quelques rares troupeaux et… beaucoup de désert !

Alors que nous allons « résider » quatre nuits dans un magnifique hôtel, Féruz est particulièrement heureux de nous présenter « sa ville » et de belle manière : en nous faisant découvrir les illuminations de la place du Registan ! Merci Féruz !

Ouzbékistan : jour 4

Carnet de route 12 mai

C’est une journée bien chaude et bien remplie qui nous attend. Aussi Féruz décide de modifier le programme pour notre confort ! Merci Féruz mais fallait nous  prévenir !!!

Nous commençons la journée par la Nécropole Tchor Bakr,  à l’ouest de Boukhara, construite en 1560. Peu de monde à cette heure, nous pouvons nous installer à l’ombre d’un mûrier. Cette nécropole abrite le tombeau et d’Abou Bark Saad d’Abou-Bakhr Ahmad descendants de Mahomet. L’ensemble est composé d’une mosquée, d’une khanqah et d’une madrasa construites sur le même alignement.  Elles font face à une importante nécropole.

Tchor Bakr était , à l’origine , un lieu de refuge pour les derviches qui soutenaient les Khans. Les quatre Bakr étaient les descendants du Prophète y sont enterrés. La secte des derviches s’est installée autour des tombes plus anciennes. Au centre on y trouve des dakhmas et des pierres tombales. Sont réalisés sous formes de portails autour d’arcades tandis que les façades latérales sont formées de loggias. Le lieu était appelé la cité des morts.

Féruz profite de cet environnement pour nous faire connaître les rites propres aux sépultures dans la religion islamique : les musulmans sont  enterrés enveloppé dans un linceul blanc. Le visage du défunt doit être tourné vers la Mecque.  On a ressenti beaucoup de respect  pour cette tradition.

Pour le déjeuner nous dégustons un plov, agrémenté du thé habituel et…pourquoi pas d’une bière ou d’un petit verre de vin blanc local ! Le tout sur une terrasse face à un joli jardin avec de magnifiques rosiers et un grand espace potager sans oublier la plantation de mûriers. Car après le déjeuner, nous sommes invités à visiter un atelier de transformation de l’écorce de mûrier en papier de soie. Ce papier étant destiné à la réalisation de magnifiques « miniatures »

L’après-midi, nous visitons le Palais d’été des Emirs. Cet ensemble construit en 1911, dans un grand parc très agréable, comprend plusieurs bâtiments.  Une cour intérieure donne sur les salons de réception reconvertis en musées des Arts appliqués, du Costume national et de la Couture : de magnifiques costumes en tissu très riches, des bijoux, des accessoires.

On y trouve également des porcelaines chinoises et japonaises. Dans un des salons nous est fait la démonstration de « l’emballage du bébé » coutume qui nous semble un peu « barbare » mais qui perdure encore. Le dernier bâtiment  se reflète dans l’eau du bassin et à droite se trouve le Harem. Le tout  est construit en style européen avec des rappels de l’architecture persane.

Toch Minor est une madrasa dont les quatre petits minarets symbolisent les 4 points cardinaux. Sa construction a été initiée par un riche marchand turkmène (1807). Chacune de ces tours n’a jamais rempli son rôle de minaret. Selon une opinion répandue la décoration des tours représentait la conception philosophique des 4 religions du monde.

Nous passons également dans les bazars de Boukhara qui abritaient autrefois 24 caravansérails et qui, aujourd’hui sont remplacés par des vendeurs créateurs ou non mais toujours typiques et attrayants.

Le soir à l’hôtel un concert de musique classique donné par un petit orchestre : un moment très agréable. Et c’est en fin de soirée que Georges apprend la bonne nouvelle : sa valise est retrouvée et l’attend à Boukhara. Ouf !!! on part demain !

Ouzbékistan : Jour 3

Dimanche 11 mai : Boukhara,

Après un solide petit-déjeuner, les « aventurières et aventuriers » de l’Arecmo, ont pris le bus pour découvrir la ville de Boukhara.

Son ancien nom est Buxoro qui signifie : Beau visage de Dieu.

Fondée au IV ème ou V ème siècle avant J.-C., elle a été, au cours de son histoire, la ville des savants puis la ville des marchands, car idéalement située sur la route de la soie.

La ville regorge de beaux monuments malgré les bombardements de 1917 par les soviets qui en ont détruit beaucoup.

Nous avons donc pu visiter le parc et jardin botanique Ismaël Simani :

Au centre, se dresse le mausolée d’Ismaël Simani.Ce cube parfait, plus que millénaire évoque la stabilité, la coupole représente le soleil.

Autre mausolée, la source de Job ou Ayyub.La légende attribue à Job, la découverte d’une source d’eau potable .Cette eau est également réputée soigner les maladies de peau.

Dans la ville, des canaux d’irrigation amenaient de l’eau jusqu’à des bassins faisant office de réservoir où l’on ne pouvait pas se baigner, ils étaient d’ailleurs surveillés par des gendarmes. Sur 49 réservoirs à l’origine, il n’en reste que 5.

Le métier de porteur d’eau a perduré jusqu’en 1960.

Les hammams publics, à peu près au nombre de 20, étaient interdits aux personnes malades ainsi que pour les toilettes mortuaires.

La mosquée Bolo Khaouz connue pour ses 20 colonnes en bois terminées par des mugarnas (motifs en relief) soutenant son iwan (avancée avec son plafond à caissons) était une mosquée-madrassa. Sa construction date de 1712 mais la terrasse fut rajoutée au XIXème siècle. Sa grande salle pouvait accueillir 450 pèlerins.

La citadelle des émirs :

elle était habitée par les élites. Devant l’entrée principale, la grande place ou régistan, a autrefois hébergé un hôpital puis un marché, elle était aussi le lieu d’exécution des condamnés. Nous visitons une mosquée aux différentes calligraphies avec des décorations en stalactites puis nous arrivons dans la salle du couronnement.

Féruz, installé sur le trône, se prend pour un émir et nous fait des tas de promesses alléchantes mais c’est sans compter sur un dissident épris de pouvoir du nom de Jean-Michel qui lui ravit sa place avant d’être lui même pris à partie par des locaux….Décidément la stabilité politique est difficile à maintenir !

Après un déjeuner au restaurant,nous visitons le complexe architectural Po i Kalon.L’ensemble comprend la mosquée du vendredi (ou grande mosquée),la Médersa Mir-i-Arab et sa bibliothèque et le grand minaret (presque 47m) richement décoré, et magnifiquement mis en valeur par les éclairages en soirée.

En fin de journée une surprise nous attend : nous nous rendons dans une medersa pour assister à une soirée mêlant folklore et modernité. Musique, danses et défilé de mode nous sont tour à tour présentés et nous en sommes ravis.

Après le dîner où nous dégustons d’excellentes ravioles en musique, qui clôt cette journée,nous rentrons à l’hôtel enchantés.

Ouzbékistan : jour 2

Samedi 10 mai

Le lendemain, nous prenons la route pour « Toprak Kala », site archéologique sur les collines du Kyzyl Koum. Cette forteresse en ruine,  appelée « citadelle d’argile » date du 1er siècle avant JC. Elle se fait souvent attaquer par les Huns qui, pour obtenir la victoire n’ont pas hésité à détruire toutes les canalisations d’irrigation. Elle était tombée dans l’oubli avant d’être remise en valeur après la seconde guerre mondiale. Les ruines sont impressionnantes face au désert implacable. La flore est rare… juste un petit serpent pas impressionné par notre présence semble être la seule faune locale !

Nous reprenons la route vers « Ayak Kala », « la forteresse du vent », construite au sommet d’une autre colline au 4ème siècle avant JC. Ses trois citadelles sont perchées sur des hauteurs différentes. Elles offrent une vue admirable sur le désert environnant. Elles ont conservé une bonne partie de leurs murailles et quelques travaux de consolidation permettent de rester optimiste sur leur pérennité. Au pied de l’une d’entre elles, on retrouve  les vestiges d’un immense palais où des armes ont été retrouvées et même les traces d’un minaret.

Le déjeuner est pris dans une yourte près d’un grand lac  d’Ayaz voué à la plaisance.

Puis nous rentrons à Khiva et nous nous dirigeons vers la gare où nous prenons le train pour Boukhara pour un voyage de 5 heures environ. Dans des wagons couchettes, nous prenons le temps d’une pause, d’échanger ou de jouer aux cartes sérieusement ou prendre un cours de belote avec Marcelle et Irène… Le panier repas nous est donné au départ car nous arrivons sur place vers 23 heures. Le temps a passé très vite et c’est à Boukhara que nous découvrons notre nouvel hôtel qui nous hébergera pendant 3 nuits.

Sur la route, Feruz, notre guide, nous donne des renseignements sur la vie familiale en Ouzbékistan : L’homme est le « maître »  de la maison durant sa vie professionnelle. Il tutoie sa femme, sa femme le vouvoie et devient le « chef » de la famille à partir de la retraite de son mari. Les enfants vouvoient leurs parents et sont très respectueux envers eux et tous leurs proches.

 Les Ouzbèkes sont très attachés aux bonnes mœurs.

Chaque quartier a son organisation : bibliothèque, mosquée, salle de concert, et si possible un cimetière entre 2 ou 3 quartiers.

 L’âge de la retraite pour une femme est 55 ans et 60 ans pour l’homme.

A ce jour, l’espérance de vie d’une femme est  73,4 ans et celle de l’homme 71 ans.

Avant le mariage, les jeunes ne peuvent pas vivre ensemble. Le pacs n’existe pas.

 Le divorce se négocie après plusieurs rencontres avec les responsables du quartier pour être effectif.

Les jeunes peuvent se choisir mais à la campagne les proches cherchent dans le quartier. Pour ceux qui font des études à l’étranger et qui ont rencontré la personne qui leur convient, il est possible de se marier avec l’élu(e) de son coeur (6%). 

La jeune mariée va vivre chez et avec ses beaux parents.

Il y a 16 % de chômage et beaucoup vont travailler à l’étranger (Russie …)

Ouzbékistan, jour 1

Premier jour : 9 mai 2025

Nous débarquons à l’aéroport d’Ourguentch après quelques 20 heures de voyage : bus, avion, escale, avion et enfin atterrissage à Ourguentch et 3 heures de décalage horaire. Le dépaysement est total : 30° sans ombre. Féruz notre guide est déjà là et prend les choses en main. Nous le reconnaîtrons facilement avec sa calotte authentique (sic !) la doppa et son drapeau ouzbèke. « Salam Aleikoum » :c’est et ce sera notre salutation quotidienne auquel nous répondons par « Aleikoum salam ».

 Nous ne sommes pas dans les meilleures conditions d’écoute mais peu importe : en route vers Khiva… sans la valise de Georges !

Nous sommes le 9 mai date de célébration de la mémoire et du souvenir de 1948 sur toute l’Asie centrale.  L’Ouzbékistan est indépendant depuis le 1er septembre 1991. C’est une démocratie marquée par les traditions ouzbèkes. Après avoir subi le despotisme russe depuis 1917 et après 70 années sous l’occupation bolchévique, la libération est venue du démantèlement du bloc russe. La constitution et  le drapeau ont été approuvés le 18 novembre 1991. Le  pays est un état laïc. La religion pratiquée est un islam modéré où les coutumes priment sur les dogmes.

Khiva était, pour la route de la soie, une étape caravanière importante à l’ouest, un point de départ vers le nord et le sud-ouest. A peine le temps de se changer, une toilette de chat, et nous voici parés pour une première visite. La vieille  ville de Khiva. Sa légende attribue sa fondation  à Sem le fils de Noé qui y aurait trouvé une source. Itchan Kala, la vieille ville, est une forteresse avec  des remparts  du XVIIIème siècle d’une longueur de 2200m ouverts par quatre portes monumentales. Les remparts ont une épaisseur de 5 à 6 m et une hauteur de 8 à 10m et permettaient de se protéger des pillards. Le soleil de plomb  nous assomme littéralement et nous nous regroupons sous  le moindre recoin d’ombre pour mieux capter les commentaires  de Féruz. S’ouvre à nous une succession de monuments dignes de décors de cinéma, un vrai musée à ciel ouvert. Tout est très propre : une armée de « balayeuses » entretient les espaces publics.  

 La citadelle Kounya Ark date du VIIème siècle était l’ancienne résidence des Khans (rois de l’époque). Ce complexe merveilleux par son décor de faïence bleu glacier comprend une mosquée d’été, un harem et une salle de trône. Nous retiendrons aussi de Khiva son minaret inachevé  Kalta Minor construit en 1851 qui « culmine » seulement  à 29 m au lieu des 70 m prévus et  qui est magnifique couvert de carreaux de majolique . Le mausolée de Pakhlavan Makhmoud où est inhumé le poète lutteur saint patron de la ville décédé en 1325. C’est un lieu vénéré et de nobles souverains y sont aussi enterrés. Se dresse à 45 m, Le minaret Islam Khoja et la madrasa  qui comprenait 42 cellules actuellement transformée en musée. Le  minaret  bleu et blanc, est le lieu d’appel à la prière 5 fois par jour mais aussi un poste d’observation idéal pour prévenir les attaques et  un point de repère : d’où l’importance de sa hauteur. Le palais Tach Khovli le «  palais de pierre »qui abritait le harem  avec  5 iwans : 4 pour les épouses légitimes et le 5ème pour le Khan. Les carreaux de faïence, les plafonds peints et  plus de 200 pièces concentrées sur 3 cours forment un ensemble somptueux avec une avant-cour entourée de bâtiments à coupoles. La madrasa Rakhim Khan, la plus grande de Khiva. Elle comportait 125 cellules accueillant 260 étudiants.  Elle disposait  de salles d’études et d’une bibliothèque jadis la plus grande école coranique. Nous déambulons dans le site historique. A chaque détour se dessinent un minaret, des coupoles bleutées mais aussi des patios avec de magnifiques parterres des fleurs. Nous sommes étonnés des rencontres fortuites avec notamment la jeunesse qui se prête volontiers et même sollicite une photo, nous salue et toujours avec le sourire. Des sourires qui illumineront nos albums.

L a mosquée Djouma n’attire pas le regard au passage mais surprend lorsqu’on y pénètre par une imposante porte à double battants et qu’on y découvre une forêt de colonnes de213 piliers de  bois sculptés  qui semblent raconter chacun une histoire.

C’est largement suffisant pour aujourd’hui. Cette perle du désert nous envoûte littéralement  et c’est un autre monde que nous découvrons magique et un hors du temps.

 C’est face au minaret Islam Khodja que nous dînons et nous profitons des lumières de la ville pour regagner l’hôtel. Quelques uns ont profité des bienfaits de la piscine extérieure …mais une bonne nuit s’avère nécessaire pour tous !

Randonnée à Plouharnel, 29 avril 2025

Rando bleue et rose à Plouharnel, par Elyane Norvez

Etait-ce le soleil, la belle journée ensoleillée qui s’annonçait ou la satisfaction de se retrouver ? La bonne humeur était de mise et nous avons accueilli avec plaisir quelques nouveaux aux côtés des fidèles des randonnées. Nous étions une trentaine d’Arecmistes pour une découverte de Plouharnel.

Notre point de départ, près de la chapelle Notre Dame des Fleurs nous a permis de démarrer la balade côté mer donc « bleue ». Face à la baie nous profitons du point de vue sur la baie de Plouharnel.

La marée basse nous découvre les vasières où les pêcheurs comme les oiseaux se partagent le territoire. D’un côté, la côte et de l’autre la zone bocagère délimitée par des murets de pierre sèches et de haies d’aubépines, de genêts et d’ajoncs odorants et d’asphodèles.  Beaucoup de fontaines, de lavoirs le long du chemin souvent agrémentés de sculptures de Gaston et Pierre Morice, artistes locaux qui ont  produit beaucoup d’œuvres pour souligner les sites importants de la commune.  

Nous entrevoyons aussi une activité importante : les chantiers ostréicoles. Chacun son parcours. Alors que certains prennent le raccourci, histoire de préparer le pique-nique, le gros de la troupe avance jusqu’au Pô et nous quittons la côte vers le village de Kerlejan et son beau lavoir réhabilité. Les chemins sont agréables, la boue des dernières semaines a disparu et nous avançons tranquillement en découvrant au passage quelques jolis hameaux avec de belles bâtisses de pierres.

Déjà nous apercevons au loin, les clochers des abbayes mais ce sera pour cet après-midi et direction le bourg où tout est prêt pour le pique-nique.  A l’ombre des pins, les tables sont déjà en place et c’est le moment de partager un verre et de s’installer pour une pause.

Une pause qui se prolonge par une promenade  vers le « jardin de papy » qui a créé cet espace magnifique qui conduit vers la fontaine. Nous avons pour lui une pensée émue car ses obsèques sont célébrées ce jour et nous ne pouvons qu’apprécier ce jardin des quatre saisons.

Après cet intermède, à nouveau chacun choisit son chemin pour la découverte des abbayes : sentier  « rose » pour les plus « audacieux » qui cheminent vers la gare. Nous passons près des dolmens de Rondossec, classé monument historique qui se compose de 3 tombes à couloir incluses dans un long cairn. Le chemin, bordé de magnifiques aubépines nous mène dans la campagne, vers l’oratoire du Plasker.

Nous apprenons que ce lieu de culte est le plus ancien de la commune. Il est dédié à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs et a subi différents destructions avant d’être réhabilité dernièrement. Une borne sculptée par Pierre et Gaston Morice souligne ce lieu relié également à une jolie fontaine.

Nous nous dirigeons vers les abbayes : la première de Sainte Anne est occupée par les moines. Un moment de repos à l’ombre de grands arbres, un recueillement à la chapelle puis un passage à la boutique. Par un agréable chemin à l’ombre, le long d’un haut mur de pierres, nous rejoignons   l’abbaye Saint Michel, celles des moniales. Le bâtiment principal est très imposant et c’est dans la jolie chapelle, réhabilitée après un incendie, que nous passons un moment écouter avec bonheur les « nones » chantées en grégorien selon la tradition bénédictine.

Le retour vers le bourg se fait sous un soleil radieux qui nous oblige même à chercher les coins d’ombre. Notre journée se prolonge prés de la chapelle Notre Dame des Fleurs pour le traditionnel goûter qui clôture ces retrouvailles sportives et surtout amicales.