De Permet à Prograde. par Geneviève

Mardi 5 mai,

Nous quittons Permet à 9 h après une petite marche d’adieu au jardin des roses.

Nous retrouvons la vallée. Irma nous indique l’existence de sources thermales de Benjë.

Six bassins naturels sont remplis par plusieurs sources d’origine volcanique. L’eau sulfurée de 25 à 30° possède des propriétés bénéfiques pour le traitement des maladies rhumatismales, dermatologiques et gastriques. C’est juste ce qu’il nous faudrait et nous sommes prêts pour un voyage thermal en Albanie !

Nous continuons notre voyage vers le frontière grecque au sud.
Les frontières de l’Albanie ont été fixées par les grandes puissance en 1913 à la fin de la Guerre des Balkans. L’Albanie ne garda que deux régions (Shkodër et Ioánnina) tandis que les autres parties furent attribuées à la Serbie, au Monténégro et à la Grèce.

Nous longeons la montagne et certains sommets sont couverts de neige. L’un ressemble à une dent creuse !

Nous nous arrêtons prendre des photos dans un méandre au pied de la montagne. La Vjosa prend sa source dans les monts du Pinde de Grèce, elle mesure 191 km et se jette dans l’Adriatique au nord de Vlorë.

Arrêt à Lescovik. Sur la place deux chênes énormes abritent les vendeurs de produits locaux : des fruits confits et des fruits frais fort appétissants. Le café abrite une brasserie. Une fontaine coule au pied d’un chêne et une belle grappe de raisin agrémente le mur d’un immeuble. L’atmosphère du village est très sereine.


Nous repartons vers Ersekë bordée au sud par les montagnes de Gramoz qui culmine à 2523 m avec le çukapecit .

Nous nous arrêtons devant un monument funéraire rappelant le massacre de Borovë le 6 juillet 1943.

Beaucoup d’habitants d’Ersekë travaillent en Grèce.

La vallée est fertile et plus large, il y a des cultures, des arbres fruitiers et de nombreux panneaux solaires. Dans la plaine nous voyons des canaux d’irrigation, des cultures potagères et fruitières, des céréales …

A l’arrivée à Korçë notre chauffeur nous montre sa dextérité au volant : il a emprunté une rue trop étroite et doit reculer avec maestria !

Nous entrons dans l’enceinte de la Brasserie. Nous déjeunons sous les arbres.

Nous visitons ensuite la brasserie : beaucoup de bières servies tout au long de notre voyage sont produites à Korçë.

Nous partons visiter Korçë. C’est la ville la plus francophone de l’Albanie. Elle fut proclamée République autonome française en décembre 1916. L’année suivante, le lycée français fut ouvert. Enver Hoxha y fut étudiant puis professeur.
C’est aussi à Korçë que fut créée la première école albanaise.
Nous parcourons les rues anciennes, la place autrefois couverte de souks, un ancien caravansérail, la tour panoramique, la rue des Marguerites où nombre d’entre nous dégusteront de délicieuses glaces !

Nous visitons la cathédrale et partons vers le Lac d’Ohrid. Le ciel est couvert mais il fait bon.
Nous entrons dans le pays des lacs.

Il est 18 h quand nous arrivons à notre hôtel à Pogradec.

Nos fenêtres donnent sur le lac et la Macédoine.


Irma nous donne rendez-vous au bord du lac pou l’apéro. Nous goûtons un breuvage très fort, une eau de vie de raisin blanc : heureusement les doses sont réduites et a prévu des gâteaux salés ! C’est une sorte de raki titrant à 50°.


Nous prenons notre repas au restaurant de l’hôtel.

Vers Gjirokastër, inscrite depuis 2005 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. par Geneviève

Lundi 4 mai

 Ce matin, nous nous levons à 7 h comme d’habitude. Cela nous permet de faire une petite promenade jusqu’à la plage publique de la ville. Les hôtels ont occupé presque tout le littoral et les constructions se multiplient sans trop tenir compte des premiers occupants ! Beaucoup ne voient plus la mer mais seulement les murs des bâtiments qui se sont construits devant eux.


Nous quittons la côte pour traverser des montagnes et des vallées. La terre est fertile, nous voyons beaucoup de troupeaux de moutons et de chèvres.

Après les lacets, nous trouvons une route plus large qui nous permet de pénétrer dans la vallée de Drino pour remonter vers le nord.

Nous apercevons un lac et suivons des montagnes couvertes de neige à leur sommet. Les cultures sont importantes : prés, céréales, vigne, vergers, serres.
Bientôt Gjirokastër est devant nous.

Le château sur la colline domine la ville à ses pieds. Nous visitons le château après avoir traversé le bazar et grimpé jusque là-haut.

En 1811 Ali Pacha reconstruisit la forteresse. Le bâtiment ressemble à un immense navire de 500 m de long et 100 m de large. Nous traversons la grande galerie d’artillerie menant à d’anciennes prisons sur le toit du musée. Construite en 1932 pour emprisonner les opposants au roi Zog, elle fut utilisée par les Italiens et les Allemands pendant la guerre tout comme par le dictateur Enver Hoxa jusqu’en 1968

La terrasse offre une vue panoramique sur la ville aux toits d’argent.

Un festival est organisé tous les 5 ans. Irma nous a appris la technique du chant choral : Un chanteur est accompagné par un chœur qui chante sur une seule note. Nous l’avons soutenue de nos voix pendant qu’elle chantait et avec beaucoup d’entraînement nous pourrons peut-être participer au prochain festival !

Un petit tekke bektachi se trouve dans cette cour.
Nous redescendons de la forteresse et traversons le souk pour déjeuner à l’ombre des arbres. Nous visitons le bazar et nous trouvons de quoi faire plaisir aux amis.

Nous continuons en suivant la vallée du Drino jusqu’aux abords de Telepana puis nous changeons de rive pour rejoindre l’autre vallée. Nous passons le vieux pont à pied. Plus loin, nous rejoignons la rivière Vjorë, la dernière rivière sauvage d’Albanie. Un petit village au nord met de l’eau en bouteille. Nous longeons les gorges de Kelcyre.

Nous arrivons à notre étape du jour : Permet. C’est la ville des roses. Notre hôtel se trouve sur la place centrale. Irma nous conduit à un gros rocher qui s’était détaché de la montagne pour s’arrêter au bord de la rivière. Pour nous dégourdir les jambes, elle nous invite à la suivre jusqu’au sommet (une centaine de marches quand même) De là-haut, nous avons une vue sur la ville. Puis nous visitons un jardin public et ses nombreux rosiers fleuris. Nous allons ensuite au restaurant Antigona et regagnons notre hôtel.

Vers Butrint, par Geneviève

Dimanche 3 mai

Le soleil brille et nous poursuivons notre voyage le long de la riviera albanaise.

Irma nous montre une île, base navale communiste jusqu’en 1990, rachetée par la famille Trump ! Même en vacances on ne peut pas l’oublier !

Plus loin, sur une pointe, elle nous désigne la villa du dictateur Enver Hoxha.
Puis nous observons la péninsule de Karaburun et l’île de Sazan qui font partie du parc national marin. Nous voyons des élevages de poissons, bars, dorades, thons, calamars.

Puis, c’est le Canal d’Otrante qui relie l’Adriatique à la Mer Ionienne.
Ensuite, nous nous éloignons de la côte et prenons de la hauteur en montant le Col de Llogara. La route traverse une forêt de conifères et de chênes. Elle monte en lacets, de nombreux sentiers de randonnée sont accessibles : c’est le terrain de jeux favori d’Irma. On y trouve de nombreuses plantes médicinales et des « pins drapeaux » aux cimes tordues par les vents forts.

Nous faisons une halte au balcon du Llogara et admirons la mer et ses teintes turquoises. Nous redescendons vers la mer et observons, sidérés, les travaux d’aménagement d’un nouveau complexe de villégiature de luxe. Pauvres albanais ! Bientôt tout sera bétonné et privatisé et ils n’auront plus accès aux plages.

Nous continuons et traversons de jolis villages de montagne : Dhermi, village orthodoxe qui compte plus de 30 églises, Vuno dont l’étroite rue pavée est la seule à posséder des feux tricolores : dans certains endroits, il est impossible de se croiser ! Himarë, petite station balnéaire.

Le genêt d’Espagne est fleuri et illumine le paysage.

Le château d’Ali Pacha construit en 1804 par des ingénieurs français est situé sur un promontoire.

La baie abrite une zone militaire ainsi qu’un tunnel destiné aux sous-marins. Il fut utilisé par les Allemands puis par les communistes.
Après la baie de Porto Palermo nous voici à Borsh, l’une des plus longues plages de la Riviera.


Voici Saranda, face à l’île grecque de Corfou. Le climat y est doux (plus de 300 jours de soleil). Après le déjeuner, nous quittons la ville pour rejoindre le parc national de Butrint. Les eaux du lac et du canal de Vivari entourent la péninsule où se trouvent les ruines de l’ancienne cité.

Alma, une guide locale, prend la direction de la visite. Nous voyons d’abord une tour vénitienne du XVIe siècle et des bains romains. Un sentier nous mène à la ville antique. Dans l’enceinte de l’agora se trouvent les bâtiments du sanctuaire d’Asclépios, dieu de la médecine : le trésor, le temple, le théâtre. Le chemin mène ensuite au forum romain. Nous remarquons un baptistère du VIe siècle et sa mosaïque et nous arrivons à la grande basilique aux murs préservés. Nous longeons le lac et arrivons à la porte des Lions. Un petit musée présente quelques objets trouvés sur le site.

Nous logeons à l’hôtel Vola de Saranda pour le dîner et la nuit.

Saranda

De Tirana à Vlora, par Geneviève

Samedi 2 mai

Ce matin, sous le soleil et un petit vent frais nous prenons la direction de Durrës sur la côte adriatique.

C’est la deuxième ville du pays et le port le plus important. Elle fut fondée par les colons grecs de Corfou au 7ème siècle avant J.C. Elle subit les influences romaines puis les Goths s’y installèrent. Elle revint sous domination byzantine. Elle subit plusieurs grands séismes : 345, 522, 1273, 1926 notamment.

Nous visitons le plus grand monument de Durrës : l’amphithéâtre datant du 2ème siècle après J.C. Il pouvait accueillir 20 000 personnes. Au fil des siècles l’amphithéâtre fut dégradé par les séismes et des constructions apparurent sur son site. Il a été redécouvert en 1966 par des archéologues. Seule une partie de l’édifice a été dégagée. Nos empruntons des souterrains et posons pour une photo souvenir sur les gradins !

Nous reprenons notre visite de la ville et voyons les fortifications de la ville, les remparts, une tour vénitienne.


Attirés par l’Adriatique nous allons jusqu’à la mer. Tout près une jetée s’avance dans la mer et nous fait penser à Brighton en Angleterre.

Nous quittons Durrës par le sud.

Vingt minutes plus tard un appel perturbe Irma : « Êtes-vous tous là ? Comptez les voyageurs ! »

Hélas, il n’y en a que 31 ! . Nous avons oublié Anne-Marie et Jean ! Ils doivent prendre un taxi et nous rejoindre au restaurant !

La plaine de Mysege

Le groupe reformé nous continuons notre périple. Nous visitons le monastère d’Ardenica au sommet d’une colline qui domine la plaine de Mysege. Le monastère de la nativité de la Vierge fut fondé au XIIIème siècle. L’église centrale fut érigée en 1743 sur l’emplacement d’un ancien temple. Selon la légende, le mariage de Sanderbeg avec Donita Kastrioti eut lieu dans la chapelle de la Ste Trinité datant du Xème siècle en 1451 ce qui permit au monastère d’éviter sa destruction par les communistes en 1967 par respect pour leur héros.

Dans le jardin nous voyons de nombreux citronniers et orangers couverts de fruits ! Nous en avons l’eau à la bouche !

Puis nous visitons les ruines de la ville d’Apollonia situées sur une colline.

La prospérité d’Apollonia reposait sur sa connexion avec le fleuve Vjosa et sa proximité avec les routes commerciales. Notamment la Via Egnatia qui reliait la côte adriatique à Constantinople.

Nous visitons le monastère entouré de murs. Il a été construit avec les pierres des ruines de la ville antique. Nous admirons l’église de la Dormition de la Vierge. Du XIIIème siècle enforme de croix latine avec un dôme reposant sur un tambour élevé. Le portique est orné de colonnades.

Ensuite nous parcourons le site antique et observons les vestiges du Bouleutérion et son fronton soutenu par 6 colonnes, l’odéon, le portique aux 17 niches, les citernes et à flanc de colline les ruines de l’amphithéâtre ouvert sur la plaine et la mer.

Nous terminons notre visite par la partie haute du monastère qui abrite un musée archéologique.

Notre chauffeur nous conduit à Vlora, la plus célèbre station balnéaire de la côte centrale, lieu de la proclamation de l’indépendance du pays en 1912 et première capitale du pays. Notre hôtel se trouve près de la plage mais les travaux et l’obscurité nous forcent à renoncer à notre promenade au bord de la mer.

Tirana, la capitale de l’Albanie : par Geneviève

Notre guide Irma

TIRANA

Irma, notre guide, et Giovanni, notre chauffeur, nous conduisent à notre hôtel avant de nous faire visiter Tirana.
Sur la place Skanderbeg, le centre culturel et historique de la capitale, un immeuble attire notre attention : ses balcons représentent le buste de Gjergj Kastrioti. Aussi connu sous le surnom Skanderbeg, Kastrioti était un leader militaire qui s’est révolté contre l’Empire ottoman au 15e siècle.

La place est un peu froide, malgré des symboles comme le dallage réalisé avec des pierres provenant de toute l’Albanie

Tout autour, des gratte-ciels énormes, plus extravagants les uns que les autres, sortant de l’imagination exubérante d’architectes audacieux La place est entourée de la mosquée Ethen Bey, la tour de l’horloge, le palais de la culture, le musée de l’horloge,

Nous parcourons rues et ruelles et découvrons le Bunker’Art 2. C’est l’un des 170 000 bunkers qui recouvraient le pays à l’époque de la dictature communiste. Il est aménagé sous le ministère de l’intérieur et comporte de nombreux tunnels qui relient les salles. C’est maintenant un mémorial pour les victimes de la dictature communiste.

Nous marchons sur un boulevard bordé de parcs arborés où les familles se promènent.
Nous allons voir la maison du dictateur et apercevons la statue de Lénine dans un jardin.

Plus loin, des statues colorées semblent admirer le paysage.

Nous arrivons près de la Pyramide :   Les plus téméraires ont pris d’assaut la Piramida haute de 21 m. avec là-haut une vue sur la ville et les collines qui entourent Tirana. Celle-ci était prévue pour servir de mausolée pour Enver Hoxla… mais sa destinée fût tout autre.

Nous longeons ensuite le stade ceint d’immeubles et de murs décorés de faïence rouges, noires ou grises.

Puis nous arrivons sur la place Mère Thérésa. Albanaise, née à Skopje. Mère Thérésa est vénérée en Albanie et de nombreux lieux portent son nom : aéroport, places, rues …

Notre chauffeur nous mène dans un restaurant situé sur un ancien terrain militaire : le Ceren kazerna . Le décor est militaire, casques servant de cendriers, d’abat-jour, fusils en bois, serveurs en polos kaki

. La nourriture est bonne et copieuse et le vin ou jus de fruit délicieux !

Albanie, du 1er au 8 mai 2026, par Elyane.

Voyage au pays des aigles

Tout au long de notre voyage, Irma , notre guide aura à cœur de nous faire connaître l’histoire mouvementée de son pays : une suite d’invasions, des dictatures sanglantes puis une démocratie encore hésitante.

Le petit pays (28 748km2) fait de montagnes difficiles d’accès et d’une côte très convoitée. La population ,3 000 000 habitants, est concentrée dans la capitale Tirana (1 000 000hab.) et sur les bords de l’Adriatique et de la mer Ionienne. Marqué par la dictature sanglante d’Enver Hoxla qui a isolé son peuple et fermé les frontières pendant 46 années, le pays après ces années de soumission et de misère peine à trouver un équilibre démocratique et économique. L’agriculture est la première ressource du pays (oliviers, vignobles, vergers, élevages ovins), talonnée par le tourisme et l’énergie. C’est un pays pauvre où sévissent le chômage et la corruption.  L’émigration continue, ce qui reste un problème pour l’avenir de l’Albanie.

Quelques repères historiques pour mieux comprendre l’Albanie 

  • Antiquité : l’Illyrie antique (nom initial du pays) a tenté de résister aux Grecs et aux Romains. Mais ceux-ci ont imposé leurs présences successives jusqu’à la division de l’Empire romain.
  • Empire Byzantin : l’Albanie devient une partie de cet immense empire avec une installation de Slaves aux 6ème et 7ème siècles. Les Vénitiens leur succéderont.
  • Empire Ottoman (1444-1880) : 400 années de domination malgré la résistance menée par les troupes du héros national Skanderbeg. L’Empire ottoman résistera aux tentatives de domination russe, autrichienne. C’est le traité de Berlin qui instaure une nouvelle répartition des territoires en 1878.
  • Indépendance en 1912 à la suite des guerres des Balkans. Mais le pays reste vulnérable aux influences étrangères.
  • Règne du roi  Zag 1 et seconde guerre mondiale le pays devient une monarchie mais est envahi par l’Italie Fasciste
  • Régime communiste d’Enver Hoxla (1944-1992). Après la guerre il instaure un régime communiste terriblement répressif et isole le pays. Il crée une véritable paranoïa contre un « ennemi invisible » en construisant des « bunkers » sur tout le pays (175 000).et plaçant des barbelés partout.
  • Vers la démocratie : après l’effondrement du communisme, l’Albanie entame une difficile transition vers la démocratie. Mais en 1997, le pays est plongé dans le chaos. Depuis 2000, l’Albanie a résolu de grands défis économiques et politiques. La République Parlementaire (140 députés élus) est fragile. Elle est membre de l’OTAN depuis 2009, et aspire à intégrer l’Union Européenne.

La religion en Albanie.

Une chose est certaine elles ne sont pas sources de conflits. Les principales religions (l’Islam et le Catholicisme, l’Orthodoxie) majoritaires,  vivent en harmonie et se reconnaissent plus pour des raisons identitaires que spirituelles.

L’Égypte aujourd’hui

 L’Égypte aujourd’hui

L’Égypte moderne est très différente de l’Égypte pharaonique, mais elle reste un pays central en Afrique et au Moyen-Orient, riche en histoire et en culture.



🏙 Situation géographique

  • Située en Afrique du Nord, avec un petit territoire en Asie (le Sinaï).
  • Bordée par la Méditerranée au nord et la Mer Rouge à l’est.
  • Le Nil traverse tout le pays du sud au nord, restant vital pour l’agriculture et l’économie.
  • La capitale est Le Caire, la plus grande ville d’Afrique et du monde arabe.


👥 Population

  • Environ 110 millions d’habitants (2026).
  • Population jeune : plus de la moitié a moins de 25 ans.
  • Langue officielle : arabe égyptien.
  • Religion principale : islam, avec une minorité chrétienne copte.


🏛 Politique

  • République depuis 1953, après la chute de la monarchie.
  • Le président est le chef de l’État et du gouvernement.
  • L’Égypte a une influence politique importante dans le monde arabe et en Afrique.


🌾 Économie

  • L’économie repose sur plusieurs secteurs :
    • Agriculture : riz, blé, coton.
    • Tourisme : pyramides, temples, croisières sur le Nil.
    • Industrie : textile, construction, énergie.
    • Canal de Suez : voie maritime stratégique entre la Méditerranée et la mer Rouge, très rentable pour le pays.


🏺 Culture et patrimoine

  • L’Égypte moderne est fière de son passé pharaonique.
  • Sites célèbres : Pyramides de Gizeh, Vallée des Rois, temples de Karnak.
  • Festivals, musique traditionnelle et arts modernes coexistent.


🌍 Position internationale

  • Membre de la Ligue arabe et de l’Union africaine.
  • Partenaire économique et militaire important pour de nombreux pays.


💡 En résumé : L’Égypte d’aujourd’hui est un pays moderne, densément peuplé, avec une économie diversifiée, une culture vivante et un patrimoine historique mondialement reconnu, tout en restant étroitement lié à son fleuve sacré, le Nil.

Les Hiéroglyphes

🏺 Les hiéroglyphes égyptiens

 Les hiéroglyphes égyptiens : une écriture sacrée et artistique

Les hiéroglyphes sont le système d’écriture de l’Égypte antique. Le mot vient du grec hieros (sacré) et glyphein (graver) : cela signifie « gravures sacrées ».

Ils étaient utilisés par les anciens Égyptiens dès environ -3200 av. J.-C. et pendant plus de 3 000 ans !

📜 Comment fonctionnent les hiéroglyphes ?

Contrairement à notre alphabet, les hiéroglyphes mélangent plusieurs types de signes :

1️ Les phonogrammes (sons)

Certains signes représentent des sons, comme nos lettres.

  • Un signe peut représenter 1 son (comme une lettre)
  • Ou 2 à 3 sons

👉 Par exemple, un dessin de hibou représente souvent le son “m”.


2️ Les idéogrammes (mots)

Certains signes représentent directement un objet ou une idée.

  • Un soleil ☀ peut signifier « soleil »
  • Un homme assis peut signifier « homme »

3️ Les déterminatifs (aide à la compréhension)

Ce sont des signes placés à la fin d’un mot pour préciser le sens.
Ils ne se prononcent pas, mais indiquent la catégorie :

  • Un petit bonhomme = mot lié à un humain
  • Un rouleau de papyrus = mot abstrait

↔️ Dans quel sens on lit ?

On peut lire :

  • De gauche à droite
  • De droite à gauche
  • De haut en bas

👉 Astuce : on lit vers le visage des personnages ou animaux.
S’ils regardent à droite, on lit de droite vers la gauche.


🔓 Comment les a-t-on déchiffrés ?

Pendant longtemps, personne ne comprenait les hiéroglyphes.
C’est grâce à la Pierre de Rosette****, découverte en 1799, que l’on a pu les déchiffrer.

Elle contenait le même texte en :

  • Hiéroglyphes
  • Écriture démotique
  • Grec ancien

En 1822, le savant français Jean-François Champollion réussit à comprendre le système.


👑 À quoi servaient-ils ?

Les hiéroglyphes étaient utilisés pour :

  • Les textes religieux
  • Les tombes des pharaons
  • Les monuments
  • Les temples
  • Les documents officiels

Ils étaient considérés comme sacrés et liés aux dieux.


🎨 Pourquoi ils sont si beaux ?

Les hiéroglyphes sont aussi de l’art :

  • Chaque signe est un petit dessin détaillé
  • Ils étaient soigneusement alignés
  • Ils devaient être harmonieux visuellement

L’écriture faisait partie de la décoration des temples et des tombeaux.

Le Nil

Le Nil et son rôle dans la vie égyptienne

Le Nil est le fleuve le plus important de l’Égypte antique. Sans lui, la civilisation égyptienne n’aurait pas pu se développer au milieu du désert. Les Égyptiens disaient d’ailleurs que “l’Égypte est un don du Nil”.


🌾 1. Un rôle essentiel pour l’agriculture

Chaque année, le Nil débordait entre juin et septembre : c’est la crue.

  • L’eau recouvrait les terres.
  • Elle déposait une boue noire très fertile appelée limon.
  • Après la décrue, les paysans pouvaient semer.

Grâce à ces crues régulières, les récoltes de blé et d’orge étaient abondantes. Cela permettait :

  • de nourrir la population,
  • de stocker des réserves,
  • de payer les impôts en nature.

Quand la crue était trop faible → famine.


Quand elle était trop forte → destructions.


🚢 2. Une voie de transport et de commerce

Le Nil servait d’autoroute naturelle :

  • Transport des blocs de pierre pour construire les pyramides.
  • Déplacements rapides entre le nord et le sud du pays.
  • Échanges commerciaux avec d’autres régions d’Afrique.

Les bateaux étaient essentiels pour la vie économique.


🏛 3. Un rôle politique

Le Nil permettait d’unifier le pays :

  • Il reliait la Haute et la Basse-Égypte.
  • Il facilitait le contrôle du territoire par le pharaon.
  • Il permettait de collecter les impôts et de transporter les ressources.

Sans le fleuve, l’Égypte aurait été divisée par le désert.


🙏 4. Un rôle religieux

Le Nil était considéré comme un don des dieux. Les Égyptiens associaient la crue au dieu Hâpy, dieu des inondations et de la fertilité.

Le cycle annuel du fleuve symbolisait aussi :

  • la mort,
  • la renaissance,
  • la vie éternelle.

Beaucoup de temples et de villes étaient construits près du fleuve

Conférence de Gabriel Le Corno, vendredi 13 février 2026


Le 4 novembre 2025, les Egyptiens ont fêté, avec une immense fierté, l’inauguration de leur magnifique Grand Musée Egyptien du Caire qui rend un hommage somptueux à une civilisation fascinante qui a duré presque 3000 ans …
Pendant un temps, le peuple égyptien a un peu oublié ses malheurs : la pauvreté, les épidémies, la sous-nutrition pour beaucoup d’entre eux, l’insécurité, la dictature …
Par ailleurs, le destin de l’Egypte se heurte à 2 défis majeurs :
Et surtout le défi de l’eau ! Hérodote disait, il y a 2500 ans « L’Egypte est un don du Nil ». Certes … mais qu’en sera-t-il demain ?
La croissance démographique d’un pays de 115 millions d’habitants entassés dans l’étroite Vallée du Nil

📜 L’Égypte de l’Ancien Empire (vers 2700 – 2200 av. J.-C.)

L’Ancien Empire est une grande période de l’histoire de l’Égypte antique. On l’appelle souvent “l’âge des pyramides”, car c’est à cette époque que les plus célèbres pyramides ont été construites.

👑 Un pouvoir royal très fort

Le pays est dirigé par un pharaon, considéré comme un dieu vivant. Il possède tous les pouvoirs : politique, militaire et religieux.
Parmi les pharaons importants :

  • Djoser : fait construire la première pyramide à degrés.
  • Khéops : fait bâtir la grande pyramide de Gizeh.

🏗 Les grandes constructions

Les pyramides sont des tombeaux géants construits pour assurer la vie éternelle du pharaon.
La plus célèbre est la Grande Pyramide de Gizeh, située sur le site de Pyramides de Gizeh.

Ces monuments montrent :

  • une organisation très efficace,
  • des ouvriers spécialisés,
  • de grandes connaissances en mathématiques et en architecture.

Contrairement à une idée reçue, elles ne furent pas construites par des esclaves, mais par des ouvriers et paysans mobilisés pendant les périodes où les champs étaient inondés par le Nil

🌾 Une société organisée

La société est très hiérarchisée :

  • le pharaon au sommet,
  • les nobles et prêtres,
  • les scribes,
  • les artisans,
  • les paysans.

L’agriculture est essentielle. Le fleuve Nil permet de cultiver grâce à ses crues régulières.

⚖ La fin de l’Ancien Empire

Vers 2200 av. J.-C., le pouvoir du pharaon s’affaiblit. Des problèmes économiques, des famines et des luttes entre gouverneurs locaux provoquent une période de troubles appelée la Première Période Intermédiaire.


Première Période intermédiaire (vers 2181–2055 av. J.-C.)
Contexte

Elle suit l’effondrement de l’Ancien Empire, l’époque des grandes pyramides comme celles de Khéops.

⚠️ Caractéristiques

  • Effondrement du pouvoir central à Memphis
  • Montée en puissance des gouverneurs locaux (nomarques)
  • Rivalités entre Héracléopolis et Thèbes
  • Difficultés économiques et famines liées à de faibles crues du Nil

🔄 Fin de la période

Le roi thébain Montouhotep II réunifie le pays et inaugure le Moyen Empire.


🏺 Le Moyen Empire (vers 2050 – 1650 av. J.-C.)

Le Moyen Empire est une période de renouveau après les troubles de la Première Période Intermédiaire. Il correspond principalement aux XIe et XIIe dynasties. C’est une époque de stabilité retrouvée, de réformes politiques et de grand développement culturel.


👑 Le retour de l’unité

Vers 2050 av. J.-C., le pharaon Montouhotep II réunifie l’Égypte et met fin aux divisions du pays.

Le pouvoir royal est restauré, mais les pharaons du Moyen Empire gouvernent de manière plus organisée et plus administrative que ceux de l’Ancien Empire.

La capitale est installée près du Fayoum, sous les rois de la XIIe dynastie comme Amenemhat Ier.


🏛 Une monarchie plus organisée

Les pharaons renforcent l’administration :

  • Les gouverneurs locaux (nomarques) sont mieux contrôlés.
  • L’État surveille davantage les richesses.
  • L’armée devient plus structurée.

L’Égypte mène aussi des expéditions militaires vers la Nubie (au sud) et le Proche-Orient pour protéger ses frontières et sécuriser le commerce.


🌾 Développement économique

Le Moyen Empire est marqué par :

  • L’aménagement du Fayoum pour développer l’agriculture.
  • Le creusement de canaux d’irrigation.
  • L’exploitation de mines (or, cuivre, pierres précieuses).
  • Le commerce avec l’Afrique et le Levant.

L’économie devient plus diversifiée et organisée.


📚 Un grand essor culturel

Le Moyen Empire est considéré comme un âge d’or de la littérature égyptienne.

On voit apparaître :

  • des récits comme L’Histoire de Sinouhé,
  • des textes religieux plus accessibles,
  • une réflexion plus humaine sur la vie et la mort.

La croyance en l’au-delà évolue : l’accès à la vie éternelle n’est plus réservé uniquement au pharaon, mais s’étend aux élites.


La fin du Moyen Empire

Vers 1650 av. J.-C., le pouvoir central s’affaiblit progressivement. Des peuples venus d’Asie, appelés les Hyksôs, s’installent dans le delta du Nil.

Cela marque le début de la Deuxième Période Intermédiaire.

Deuxième Période intermédiaire (vers 1650–1550 av. J.-C.)

Contexte

Elle suit le déclin du Moyen Empire.

⚠️ Caractéristiques

  • Installation des Hyksôs, peuple d’origine asiatique
  • Capitale hyksôs à Avaris (delta du Nil)
  • Introduction de nouvelles technologies :
    • Cheval
    • Char de guerre
    • Armes en bronze améliorées

Les Égyptiens contrôlent encore le sud depuis Thèbes.

🔄 Fin de la période

Le pharaon Ahmôsis Ier chasse les Hyksôs et fonde le Nouvel Empire, période d’expansion militaire.


🏺 Le Nouvel Empire (vers 1550 – 1070 av. J.-C.)

Le Nouvel Empire est souvent considéré comme l’apogée de la puissance de l’Égypte antique. Après avoir chassé les Hyksôs, l’Égypte devient une grande puissance militaire et étend son territoire.

Il correspond aux XVIIIe, XIXe et XXe dynasties.


👑 Des pharaons conquérants

Le Nouvel Empire commence avec Ahmôsis Ier, qui chasse les Hyksôs et réunifie le pays.

Plusieurs grands pharaons marquent cette période :

  • Hatchepsout : développe le commerce et fait construire de grands temples.
  • Thoutmôsis III : grand conquérant, il étend l’empire jusqu’en Syrie.
  • Akhenaton : tente d’imposer le culte unique du dieu Aton.
  • Toutânkhamon : célèbre pour la découverte intacte de sa tombe.
  • Ramsès II : grand bâtisseur et chef militaire.

Une grande puissance militaire

L’Égypte devient un véritable empire :

  • Conquêtes en Nubie (au sud).
  • Contrôle d’une partie du Proche-Orient.
  • Armée organisée avec chars de guerre.

La célèbre bataille de Qadesh oppose Ramsès II aux Hittites.

🏛 De grands monuments

Les pharaons du Nouvel Empire construisent :

  • Le temple de Karnak
  • Le temple d’Abou Simbel
  • Les tombes creusées dans la Vallée des Rois

Contrairement à l’Ancien Empire, on ne construit plus de grandes pyramides. Les pharaons sont enterrés dans des tombes cachées pour éviter les pillages.


🙏 Religion et changements

La religion reste polythéiste, dominée par le dieu Amon.
Cependant, Akhenaton tente une réforme religieuse en imposant le culte unique d’Aton. Après sa mort, le polythéisme traditionnel est rétabli.


La fin du Nouvel Empire

À partir de 1200 av. J.-C., l’Égypte s’affaiblit :

  • Difficultés économiques
  • Invasions des « Peuples de la mer »
  • Luttes internes

Vers 1070 av. J.-C., le pouvoir central s’effondre : commence alors la Troisième Période

Troisième Période intermédiaire (vers 1070–664 av. J.-C.)

Contexte

Elle commence après la fin du Nouvel Empire (époque de Ramsès II).

⚠️ Caractéristiques

  • Division entre le nord (Tanis) et le sud (Thèbes)
  • Influence croissante des prêtres d’Amon
  • Dynasties d’origine libyenne
  • Conquête par les rois nubiens de la XXVe dynastie

Un pharaon important de cette période est Taharqa.

🔄 Fin de la période

Elle s’achève avec l’invasion assyrienne, avant la Basse Époque.


🏺 Comment se termine l’Égypte pharaonique ?

L’Égypte pharaonique ne disparaît pas d’un coup. Elle s’affaiblit progressivement, puis passe sous domination étrangère.


1️⃣ Les dernières dynasties égyptiennes

Après le Nouvel Empire (vers 1070 av. J.-C.), l’Égypte entre dans une longue période d’instabilité :

  • Divisions internes
  • Pouvoir partagé entre plusieurs rois
  • Invasions étrangères (Libyens, Nubiens, Assyriens)

Malgré quelques périodes de renouveau, le pays n’a plus la puissance d’autrefois.


🏛 2️ La conquête perse (525 av. J.-C.)

En 525 av. J.-C., l’Égypte est conquise par le roi perse Cambyse II.

Elle devient une province de l’Empire perse.
Les pharaons égyptiens disparaissent temporairement, remplacés par des souverains étrangers.


👑 3️ L’arrivée d’Alexandre le Grand (332 av. J.-C.)

En 332 av. J.-C., Alexandre le Grand conquiert l’Égypte sans grande résistance.

Il est proclamé pharaon et fonde la ville d’Alexandrie.

Après sa mort, l’un de ses généraux fonde la dynastie des Ptolémées, d’origine grecque.


👸 4️ La fin avec Cléopâtre (30 av. J.-C.)

La dernière souveraine d’Égypte est Cléopâtre VII.

Après sa défaite face à Rome, elle se suicide en 30 av. J.-C.

L’Égypte devient alors une province de l’Empire romain sous Auguste.

C’est la fin définitive de l’Égypte Pharaonique