Sécurité routière : un rappel nécessaire !par Elyane

Sécurité routière : Seniors et mobilités

Le 31 mars dernier nous étions 25 personnes à nous replonger dans le casse-tête de la sécurité routière. Nous qui avons tous, presque… ou plus de 50 années de conduite routière, bien conscients que les conditions de  circulation ont bien évolué, un petit rappel des bons usages n’est pas inutile. Avec l’âge, des changements surviennent : sensoriel, physique, physiologique et cognitif, mais aussi des changements sociaux (départ à la retraite) et affectifs, il est très utile de  remettre nos habitudes  en question, de  garder confiance afin de pouvoir continuer à conduire le plus longtemps possible. Ce temps nous a été proposé par 4 personnes bénévoles de l’Association Départementale de la Sécurité Routière, issues de la gendarmerie, de la police, des services des routes et expertise pour les assurances

L’équipe des bénévoles

Évolution de la règlementation qui a amené à la réduction des décès de la circulation

  • En 1972/73 on dénombre 18 000 décès au cours d’accidents de la circulation. Soit l’équivalent de la population d’une ville comme Mazamet qui, symboliquement, a réalisé en 1972 et 1973, l’opération « ville morte » :18 000 personnes allongées sur la route à midi ! Saisissant !

Suite à ce constat inacceptable, les pouvoirs publics ont été amenés à prendre des mesures importantes :

-le port obligatoire de la ceinture, la réduction de la vitesse sur route et en ville (50 puis 30), la pose de radars (2 000)

– mais aussi des mesures pénales : le permis à points, les amendes pour excès de vitesse, non-port de la ceinture de sécurité les contrôles d’alcoolémie. Malgré la « grogne » toutes ces mesures ont changé l’état d’esprit  et  une prise de conscience qui a été radicale : 3 300 tués en 2025.

  • Des nouveautés sur la route :

La multiplication des giratoires sur les routes au lieu et place des feux de circulation et des croisements classiques.

Les chaussidous ou partage de la chaussée (voitures et cyclistes et piétons) en ville et en campagne.

Des nouveaux panneaux qui indiquent les « espaces ouverts » à tous deux-roues, voitures, piétons.

Une matinée très intéressante et ouverte à beaucoup de questions.

L’après-midi nous avons travaillé en ateliers sur différents thèmes

Alcool : prise de conscience sur les quantités : l’alcool déforme la vision et les réflexes. En expérimentant les lunettes « déformantes » nous en avons fait l’expérience !

Carrefour giratoire : nous ne sommes pas prioritaires en entrant dans un giratoire ! Adapter sa vitesse, rester sur la voie de droite, bien signaler ses changements de trajectoire par le clignotant mais… celui-ci ne nous donne pas priorité ! Les  giratoires « hollandais » sont  associés aux « chaussidous » et en ville, donnent priorité aux cyclistes et  aux piétons. Ils exigent une attention particulière.

hygiène de vie

Dans cet atelier, on a démontré que la quantité d’alcool que nous pouvons absorber lors d’un repas ou d’une réunion conviviale peut sembler minime mais… : sachant qu’à 0,5 g/l dans le sang (mesure tolérée) le risque d’accident mortel est déjà multiplié par 2, à 0,8 g/l il est de 10 ! Et lorsqu’elle est associée  à la prise de médicaments, les niveaux de risque sont multipliés.

-Temps de réaction

Un constat d’abord : le champ de vision diminue avec la vitesse : à 40km/h il est à 100% à 70km/h 70% à 100km/h 45%.

  • Le temps de réaction doit être normalement d’1 seconde pendant laquelle il faut « percevoir, analyser, décider et agir. Les facteurs aléatoires sont la fatigue, la visibilité, la météo… Très instructif lorsqu’on se retrouve en condition par un simulateur !!!  Ce temps évolue selon l’âge, l’état de fatigue, l’acuité visuelle et auditive  des facteurs où les seniors sont particulièrement sensibles ! A nous d’adapter notre conduite à ces facteurs !

 Ce n’était pas bien sûr un stage de remise à niveau, mais une journée bien instructive, pour nous qui tenons à garder le droit de conduire le plus longtemps mais qui avons aussi le devoir de protéger  la vie des autres !

Journée de réflexion à Sainte Anne d’Auray, par Elyane

10 mars : conférence : « Les Femmes dans la Bible »

Nous étions une vingtaine d’adhérents à participer à une réflexion sur ce thème proposée par Elisabeth Serpolay .

Les femmes de Sara à Marie.

Longtemps reléguées à l’arrière-plan, en les mettant en lumière, c’est une autre lecture de la Bible que nous a proposée Elisabeth Serpolay , plus attentive à leur présence souvent discrète mais toujours essentielle, parleuse du divin, prophétesse. Rôles difficiles dans une société patriarcale.

 Voici les portraits de quelques femmes qui ont joué un rôle important dans la création d’Israël.

  • Sarah est la princesse belle mais stérile. Elle attendra longtemps avant de mettre un enfant au monde. Elle essaie de contourner sa stérilité en proposant à Abraham d’avoir un enfant avec sa servante Agar : ce sera Ismaël. Mais plus tard elle aura un enfant avec Abraham : Isaac. Et c’est son fils qui portera la descendance. Avec Sarah, on découvre la force dans les épreuves. C’est la première matriarche. Elle est un modèle de foi, de confiance en Dieu.
  •  Rebecca : une rencontre autour du puits. Alors qu’elle était en train de puiser l’eau, un homme lui a demandé une gorgée d’eau. Elle lui a donné à boire et a proposé de puiser de l’eau pour ses chameaux. Cet homme était le serviteur d’Abraham et il était chargé par son maître de trouver une épouse pour Isaac. Quand il voit que Rebecca était travailleuse et hospitalière, il comprend que c’est elle qu’il doit choisir pour Isaac. Rebecca fait confiance à Dieu et  accepte de partir avec lui et devient la femme d’Isaac. Bien que stérile au début, elle finit par avoir deux fils jumeaux : Esaü et Jacob. Esaü est l’aîné, mais elle préfère  Jacob. C’est lui qui se présente devant son père et obtient sa bénédiction.
  • Jacob part en Mésopotamie. Il rencontre aussi Rachel devant un puits. Il en tombe amoureux. Mais c’est Léa  sa sœur aînée qui est mise dans le lit de Jacob. Léa donne des fils à Jacob et Rachel est stérile et devient la servante de Léa. Jacob aimait plus Rachel que Léa et celle-ci devient jalouse. Elle recherche l’aide de Dieu qui lui permet d’avoir sept enfants : 6 fils et une fille. En tout, 12 enfants naissent de  ces unions et représentent les 12 tribus d’Israël.  Rachel meurt en mettant au monde Benjamin. Rachel a contribué à la descendance et devient la mère d’Israël. (La Genèse)
  • D’autres agissent avec audace, comme Deborah, prophétesse et juge en Israël. C’est une femme de grande sagesse, habitée par le souffle de Dieu. Elle prie beaucoup. Elle pousse Baraq à combattre malgré sa peur. Celui-ci reconnaît sa force et son courage et lui dit : « Si tu viens avec moi, j’irai, mais si tu ne viens pas, je n’irai pas » !!!

Longtemps éclipsées par des siècles de lectures centrées sur les figures masculines, nous avons découvert à travers les propos d’Elisabeth Serpolay, des portraits de femmes fortes, portées par leur foi, des exemples de courage et de fidélité : des figures inspirantes, trop souvent oubliées… Depuis l’Exode jusqu’au début du Nouveau Testament, d’autres femmes ont marqué la Bible : Ruth, Noémie, Miriam, Rahab, Esther… Ces femmes qui ont aussi inspiré les arts : peinture et musique.

Notre journée  s’est poursuivie  par un repas très convivial à l’Aubergine. Elle s’est terminée par une célébration proposée par le Père Francis Loisel curé de la paroisse Saint Gildas à Auray.