Vers Gjirokastër, inscrite depuis 2005 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. par Geneviève

Lundi 4 mai

 Ce matin, nous nous levons à 7 h comme d’habitude. Cela nous permet de faire une petite promenade jusqu’à la plage publique de la ville. Les hôtels ont occupé presque tout le littoral et les constructions se multiplient sans trop tenir compte des premiers occupants ! Beaucoup ne voient plus la mer mais seulement les murs des bâtiments qui se sont construits devant eux.


Nous quittons la côte pour traverser des montagnes et des vallées. La terre est fertile, nous voyons beaucoup de troupeaux de moutons et de chèvres.

Après les lacets, nous trouvons une route plus large qui nous permet de pénétrer dans la vallée de Drino pour remonter vers le nord.

Nous apercevons un lac et suivons des montagnes couvertes de neige à leur sommet. Les cultures sont importantes : prés, céréales, vigne, vergers, serres.
Bientôt Gjirokastër est devant nous.

Le château sur la colline domine la ville à ses pieds. Nous visitons le château après avoir traversé le bazar et grimpé jusque là-haut.

En 1811 Ali Pacha reconstruisit la forteresse. Le bâtiment ressemble à un immense navire de 500 m de long et 100 m de large. Nous traversons la grande galerie d’artillerie menant à d’anciennes prisons sur le toit du musée. Construite en 1932 pour emprisonner les opposants au roi Zog, elle fut utilisée par les Italiens et les Allemands pendant la guerre tout comme par le dictateur Enver Hoxa jusqu’en 1968

La terrasse offre une vue panoramique sur la ville aux toits d’argent.

Un festival est organisé tous les 5 ans. Irma nous a appris la technique du chant choral : Un chanteur est accompagné par un chœur qui chante sur une seule note. Nous l’avons soutenue de nos voix pendant qu’elle chantait et avec beaucoup d’entraînement nous pourrons peut-être participer au prochain festival !

Un petit tekke bektachi se trouve dans cette cour.
Nous redescendons de la forteresse et traversons le souk pour déjeuner à l’ombre des arbres. Nous visitons le bazar et nous trouvons de quoi faire plaisir aux amis.

Nous continuons en suivant la vallée du Drino jusqu’aux abords de Telepana puis nous changeons de rive pour rejoindre l’autre vallée. Nous passons le vieux pont à pied. Plus loin, nous rejoignons la rivière Vjorë, la dernière rivière sauvage d’Albanie. Un petit village au nord met de l’eau en bouteille. Nous longeons les gorges de Kelcyre.

Nous arrivons à notre étape du jour : Permet. C’est la ville des roses. Notre hôtel se trouve sur la place centrale. Irma nous conduit à un gros rocher qui s’était détaché de la montagne pour s’arrêter au bord de la rivière. Pour nous dégourdir les jambes, elle nous invite à la suivre jusqu’au sommet (une centaine de marches quand même) De là-haut, nous avons une vue sur la ville. Puis nous visitons un jardin public et ses nombreux rosiers fleuris. Nous allons ensuite au restaurant Antigona et regagnons notre hôtel.